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Minimum vital

Table des matières

Avertissement aux lecteurs

1 - Anesthésie

2 - Cardiologie

3 - Dermatologie

4 - Diabétologie

5 - Douleur

6 - Endocrinologie

7 - Gériatrie

8 - Gynécologie

9 - Hématologie

10 - Hépato-gastro-entérologie (chirurgie)

11 - Hépato-gastro-entérologie (médecine)

12 - Maladies infectieuses et tropicales

13 - Maladies parasitaires et fongiques

14 - Néphrologie

15 - Neurologie

16 - Obstétrique

17 - Ophtalmologie

18 - Orthopédie

19 - ORL et chirurgie de la face et du cou

20 - Pédiatrie

21 - Pharmacologie

22 - Pneumologie

23 - Psychiatrie

24 - Réanimation

25 - Rhumatologie

26 - Urologie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 4 - Diabétologie

 

 

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

Monsieur GRIMALDI André
Diabétologie
Bâtiment Larochefoucault-Liancourt
LA PITIE
Tél. 01 42 17 80 60
Fax 01 42 17 80 71
Monsieur TIMSIT
Hôpital Necker

4.1 Définition

La définition du diabète repose sur le niveau glycémique à partir duquel existe un risque de microangiopathie, en particulier de rétinopathie : soit une glycémie à jeun à deux reprises supérieure ou égale à 7 mmol/l (1,26 g/l), soit une glycémie à la 2ème heure de l’HGPO à 2 reprises supérieure ou égale à 11 mmol/l) (2 g/l). En présence de symptomes cliniques évocateurs de diabète (syndrome polyuropolydipsique, amaigrissement) une seule glycémie supérieure ou égale à 11 mmol/l (2 g/l) suffit à porter le diagnostic, quelles que soient les conditions de prélèvement.

4.2 Diabète Insulino-Dépendant

  1. La prise en charge au long cours d’un diabétique insulino-dépendant doit toujours être organisée en collaboration avec un diabétologue.
  2. Il ne faut jamais arrêter les injections d’insuline chez un diabétique insulino-dépendant, même à jeun. En conséquence, chez un diabétique insulino-dépendant devant rester à jeun de façon prolongée, il faut maintenir les injections d’insuline en installant une perfusion de sérum Glucosé dont le débit sera réglé en fonction des glycémies capillaires.
  3. En cas d’hyperglycémie pré-prandiale supérieure ou égale à 3 g/l chez un diabétique insulino-dépendant, en particulier s’il existe des symptômes anormaux type nausées, douleurs abdominales, crampes musculaires et/ou en cas d’affection intercurrente, il faut toujours rechercher une cétonurie.
  4. En cas de déséquilibre du diabète avec glycémie élevée et présence de cétonurie, un diabétique insulino-dépendant doit faire des suppléments d’insuline rapide (5 à 10 U toutes les 3 à 4 heures) avec surveillance rapprochée de la glycémie capillaire et de la cétonurie. Parallèlement, il doit pouvoir contacter à tout moment son médecin traitant ou un service de Diabétologie. Si les symptômes et la cétonurie ne disparaissent pas après 2 ou 3 injections, il doit être hospitalisé.
  5. Un diabétique insulino-dépendant qui présente une intolérance alimentaire absolue (vomissements répétés), doit obligatoirement être hospitalisé pour être perfusé.
  6. La présence d’une cétonurie ne signifie pas acidocétose. Une croix de corps cétoniques dans les urines peut être secondaire à un jeûne ou à une hypoglycémie. L’acidocétose diabétique s’accompagne d’une baisse de la réserve alcaline au dessous de 20 mEq et d’une baisse de pH au dessous de 7,20. Elle se manifeste cliniquement par une polypnée.
  7. Le traitement de l’acidocétose diabétique impose une hospitalisation. Il peut commencer si le tableau clinique est typique dès les prélèvements faits, sans en attendre les résultats. Les premiers gestes consistent en une perfusion de sérum physiologique et une insulinothérapie intraveineuse à la seringue électrique ou en bolus IV à raison de 10 U/heure chez l’adulte. Il nécessitera toujours l’administration de potassium à un débit réglé selon les résultats du ionogramme et de la créatininémie. La recherche d’une cause déclenchante (en particulier infectieuse) devra être systématique.
  8. Un traitement insulinique intra-veineux par seringue électrique impose un contrôle horaire de la glycémie.
  9. Le traitement en ville du coma hypoglycémique d’un diabétique insulino-dépendant repose sur l’injection intra-musculaire ou à défaut sous-cutanée de 1 ampoule à 1 mg de Glucagon éventuellement renouvelable. Le diabétique doit donc avoir du Glucagon à disposition dans ses lieux de vie, une personne de son entourage doit être informée et formée à l’injection. Il n’y a aucun risque à injecter, même à tort, du Glucagon à un diabétique insulino-dépendant inconscient.
  10. Tout diabétique insulino-dépendant doit avoir en permanence sur lui ou à portée de main 3 morceaux de sucre ou l’équivalent glucidique, à prendre immédiatement en cas de malaise.

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4.1 - Définition
4.2 - Diabète Insulino-Dépendant
4.3 - Diabète Non Insulino-Dépendant
4.4 - Complications
4.5 - Grossesse
4.6 - Santé publique