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Sémiologie : neurologie

Table des matières

Objectifs de l’enseignement de sémiologie neurologique

1 - Plan de l’examen neurologique

2 - Sémiologie analytique

3 - Les grands syndromes

4 - Sémiologie cognitive

5 - Les syndromes encéphaliques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 5 - Les syndromes encéphaliques

 

5.4 - Syndrome méningé

 

5.4.1 Introduction : ce qu’il faut comprendre

Il résulte de processus pathologiques qui intéressent globalement les leptoméninges.

5.4.2 Sémiologie : ce qu’il faut retenir

Le syndrome méningé comprend un certain nombre de symptômes et signes dominés par :

  • la céphalée. Elle est constante et peut être isolée. Permanente avec des paroxysmes provoqués par la lumière, les mouvements de la tête, le bruit. Elle est violente, diffuse, souvent pulsatile, décrite comme des sensations d’éclatement, d’étau, elle irradie vers le cou et le rachis ; elle s’accompagne parfois de rachialgies.
    Une photophobie, une intolérance au bruit, une hyperesthésie diffuse rendent encore cette céphalée si particulière et pénible.
  • les vomissements sont inconstants, sans nausée préalable, survenant aux changements de position, faciles, sans effort.
  • d’autres troubles végétatifs peuvent survenir, surtout dans les formes graves : troubles du rythme cardiaque (bradycardie), du rythme respiratoire (bradypnée, pauses), une élévation tensionnelle. La constipation est classique mais tardive.
  • d’autres symptômes peuvent survenir, selon les étiologies, certains sont des signes de gravité : troubles de la conscience (obnubilation, états confusionnels, plus rarement coma), convulsions plus rares chez l’adulte.

Les signes d’examen

  • La raideur de la nuque est le signe méningé le plus précoce et le plus constant. Elle se recherche par la flexion passive de la tête sur le thorax. Le mouvement est limité par la contracture très douloureuse des muscles cervicaux postérieurs. Les mouvements latéraux sont moins douloureux et possibles.
  • Le signe de Kernig se recherche en pliant les cuisses sur le bassin, jambes étendues : une douleur s’oppose à cette extension et oblige le patient à fléchir les cuisses et les jambes. On peut aussi chercher cette contracture en faisant asseoir le patient sur son lit : on observe une flexion des jambes et cuisses sur le bassin.
  • Le signe de Brudzinski apparait lors des tentatives d’anteflexion de la tête, on observe une flexion involontaire des membres inférieurs.
  • Les réflexes tendineux et cutanés sont variablement perturbés. On peut ainsi observer un signe de Babinski, des réflexes tendineux vifs.
  • D’autres signes neurologiques peuvent apparaitre en fonction de l’étiologie
    • dans les méningites infectieuses virales ou bactériennes, le syndrome méningé est accompagné d’un syndrome fébrile. L’analyse du LCR permet de différencier les méningites à liquide clair (le plus souvent virales) des méningites purulentes (bactériennes).
    • dans l’hémorragie méningée, le syndrome méningé est d’installation brutale, la céphalée est violente et les troubles de la conscience habituels.

Conduite à tenir

La reconnaissance de ce syndrome est capitale, elle doit conduire à la ponction lombaire et ainsi au diagnostic et au traitement.

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5.1 - Syndromes topographiques hémisphériques
5.2 - Syndromes vasculaires cérébraux
5.3 - Syndrome d’hypertension intra-crânienne (HIC)
5.4 - Syndrome méningé
5.5 - Comas
5.6 - Ponction lombaire et prise de pression
5.7 - Epilepsie
5.8 - Electroencéphalographie
5.4.1 - Introduction : ce qu’il faut comprendre
5.4.2 - Sémiologie : ce qu’il faut retenir