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Sémiologie : neurologie

Table des matières

Objectifs de l’enseignement de sémiologie neurologique

1 - Plan de l’examen neurologique

2 - Sémiologie analytique

3 - Les grands syndromes

4 - Sémiologie cognitive

5 - Les syndromes encéphaliques


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traduction HTML V2.7
V. Morice


Chapitre 3 - Les grands syndromes

 

3.5 - Sémiologie sphinctérienne

3.5.6 - Classification simplifiée des troubles vésico-sphinctériens (à retenir)

 

3.5.6.1 En cas d’affection neuro-logique par lésion du système nerveux périphérique

La dysurie est la règle ; l’incontinence urinaire associée peut la masquer. L’examen périnéal objective une paralysie hypotonique aréflexique avec hypo- ou anesthésie en selle. A la cystométrie le détrusor est hypoactif et hypoesthésique ; à la sphinctérométrie les pressions uréthrales sont le plus souvent basses ; à la débimétrie la courbe est polyphasique, caractéristique d’une miction effectuée par poussées abdominales. Les explorations électrophysiologiques objectivent des altérations de type neurogène périphérique.

3.5.6.2 En cas d’affection neurologique par lésion médullaire

Dysurie et incontinence par mictions impérieuses ou réflexes sont la règle. L’examen neurologique du périnée objective un trouble de la commande avec hypertonie et hyperréflexie, les troubles sensitifs sont variables. La particularité essentielle est l’existence d’une dyssynergie vésico-sphinctérienne à l’examen couplé cystométrie-électromyographie du sphincter strié. A la cystométrie le détrusor est hyperactif dans 70 à 80 % des cas. Les cas d’hypoactivité peuvent relever de distension excessive (détrusor claqué), de destruction du centre de Budge, d’inhibition persistante du fait d’une hypertonie sympathique. A l’électrophysiologie les potentiels évoqués somesthésiques et moteurs sont toujours perturbés.

3.5.6.3 En cas d’affection neurologique par lésion encéphalique

L’incontinence urinaire par impériosité est présente dans 70 à 80 % des cas, la dysurie ou la rétention dans 20 à 30 % des cas. L’examen neurologique du périnée objective surtout un trouble de la commande sans anomalie du tonus, des réflexes ou des sensibilités, en règle. La cystométrie objective une hyperactivité du détrusor avec une capacité vésicale fonctionnelle souvent normale, une sensation de besoin d’uriner moins perturbée que dans les affections médullaires. La synergie vésico-sphinctérienne est toujours conservée. A l’exploration électrophysiologique les potentiels évoqués sensitifs et moteurs sont perturbés.

3.5.6.4 Les troubles anorectaux

Ils ont un substratum anatomophysiologique superposable à celui de la fonction vésico-sphinctérienne. L’incontinence proctoanale est rare. Elle doit faire rechercher un fécalome recto-sigmoïdien. La constipation avec dyschésie recto-anale est la règle.

3.5.6.5 Les troubles génito-sexuels

Les troubles génito-sexuels sont diversement associés aux troubles sphinctériens. Leur physiopathologie est complexe : neurologique, vasculaire, hormonale, psychologique. Les troubles majeurs sont l’impuissance chez l’homme, la frigidité chez la femme.

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3.1 - Syndromes moteurs périphériques
3.2 - Syndrome moteur central
3.3 - Troubles de l’équilibre
3.4 - Syndromes sensitifs
3.5 - Sémiologie sphinctérienne
3.6 - Nerfs crâniens
3.5.1 - Introduction
3.5.2 - Rappel anatomophysiologique
3.5.3 - Continence-miction (à retenir)
3.5.4 - Bilan clinique (à retenir)
3.5.5 - Explorations complémentaires
3.5.6 - Classification simplifiée des troubles vésico-sphinctériens (à retenir)
3.5.6.1 - En cas d’affection neuro-logique par lésion du système nerveux périphérique
3.5.6.2 - En cas d’affection neurologique par lésion médullaire
3.5.6.3 - En cas d’affection neurologique par lésion encéphalique
3.5.6.4 - Les troubles anorectaux
3.5.6.5 - Les troubles génito-sexuels