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Sémiologie : neurologie

Table des matières

Objectifs de l’enseignement de sémiologie neurologique

1 - Plan de l’examen neurologique

2 - Sémiologie analytique

3 - Les grands syndromes

4 - Sémiologie cognitive

5 - Les syndromes encéphaliques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 2 - Sémiologie analytique

 

2.1 - Motricité et Réflexes

 

2.1.1 Introduction

L’interrogatoire est un temps essentiel de l’examen neurologique, mais son orientation dépend étroitement du contexte. Il sera donc détaillé à chaque paragraphe en fonction du symptôme d’appel.

2.1.2 Examen musculaire

2.1.2.1 Inspection

  • amyotrophie : diminution du volume musculaire secondaire à une lésion du nerf périphérique, une lésion primitive de la fibre musculaire, ou encore à la non-utilisation d’un membre.
  • hypertrophie : augmentation du volume musculaire, par exemple hypertrophie des épaules et mollets dans certaines myopathies (dystrophies musculaires).
  • fasciculations : au repos, contractions involontaires et brèves des fibres musculaires, visibles sous la peau, sans déplacement ; localisées, généralement bénignes, elles sont observées dans des lésions nerveuses périphériques ; généralisées, elles sont plus souvent observées dans les maladies de la corne antérieure de la moelle.
  • myokymies : au repos, ce sont des contractions involontaires des fibres musculaires qui sont plus grossières, plus lentes et plus prolongées que les fasciculations. Habituellement bénignes (myokymies des paupières).
  • crampe : contraction involontaire, intense et douloureuse intéressant tout ou partie du muscle : crampe d’effort la plus fréquente ou encore ischémique, métabolique ou idiopathique. Peut accompagner les hypertonies (pyramidales ou extrapyramidales) et révéler certaines neuropathies.

2.1.2.2 Percussion

  • myotonie. Persistance d’une forte contraction musculaire après percussion du muscle. Elle se voit dans les maladies musculaires avec myotonie (maladie de Steinert et myotonie congénitale).

2.1.2.3 Palpation

douleur musculaire à la pression (polymyosite).

2.1.2.4 Recherche d’un déficit musculaire

Cotation : testing

0 = Aucune contraction.

1 = Contraction visible n’entraînant aucun mouvement.

2 = Contraction permettant le mouvement en l’absence de pesanteur.

3 = Contraction permettant le mouvement contre la pesanteur.

4 = Contraction permettant le mouvement contre la résistance.

5 = Force musculaire normale.

2.1.2.5 Ce qu’il faut retenir

Tonus :

  • hypotonie : résulte soit d’une lésion musculaire primitive, soit d’une atteinte du nerf périphérique, soit du contrôle central (syndrome cérébelleux).
  • hypertonie :
    • élastique, définie par l’augmentation progressive de la résistance à l’amplitude et à la vitesse de l’étirement ; à l’arrêt, revient à sa position initiale ou cède brusquement, comme une lame de canif (syndrome pyramidal).
    • plastique, définie par la résistance « en tuyau de plomb », homogène et continue, pendant tout le mouvement passif. Elle est maximale d’emblée. Le membre garde l’attitude lors du relâchement de l’étirement (syndrome extrapyramidal).

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2.1 - Motricité et Réflexes
2.2 - Sensibilité
2.3 - Coordination
2.1.1 - Introduction
2.1.2 - Examen musculaire
2.1.3 - Examen des réflexes
2.1.2.1 - Inspection
2.1.2.2 - Percussion
2.1.2.3 - Palpation
2.1.2.4 - Recherche d’un déficit musculaire
2.1.2.5 - Ce qu’il faut retenir