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Neuro-pathologie

Sommaire

1 - Pathologie musculaire

2 - Pathologie du Nerf Périphérique

3 - Examen électromyographique et étude de la conduction nerveuse

4 - Sclérose en plaques et principaux diagnostics différentiels

Références


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 3 - Examen électromyographique et étude de la conduction nerveuse

 

3.1 - Sémiologie électrophysiologique élémentaire

3.1.5 - Examen électromyographique proprement dit (EMG)

 

Le principe est d’enregistrer à l’aiguille une petite région d’un muscle et d’analyser les activités électriques qui s’y produisent spontanément (au repos) ou au cours d’une contraction volontaire. Leurs anomalies permettent de détecter, d’analyser et de différencier les atteintes myogènes et les atteintes neurogènes.

3.1.5.1 EMG de repos

Au repos, on n’enregistre normalement aucune activité électrique en provenance des fibres musculaires.

  • L’enregistrement de potentiels de fibrillation ou de potentiels lents de dénervation est anormale. Ce sont des potentiels d’action générés spontanément par les fibres musculaires. Ils traduisent une hyperexcitabilité des fibres musculaires,
    • le plus souvent secondaire à une dénervation, avec un délai d’apparition de 2 à 3 semaines après la lésion nerveuse,
    • parfois liée à un processus myogène rapidement évolutif (polymyosite notamment).
  • Les salves myotoniques sont des bouffées de potentiels, croissantes-décroissantes en fréquence et en amplitude, qui témoignent d’un trouble de l’excitabilité de la membrane des fibres musculaires, lié le plus souvent à une dysfonction des canaux ioniques membranaires.

3.1.5.2 EMG de contraction volontaire

On demande au sujet d’effectuer une contraction volontaire maximale du muscle enregistré, et on évalue le nombre et les caractéristiques (amplitude, durée, forme) des potentiels d’unité motrice (PUM) qui apparaissent sur le tracé enregistré.

  • Une réduction du nombre de PUM (tracé pauvre) traduit une réduction du nombre de fibres nerveuses fonctionnelles (signe d’atteinte neurogène).
  • Un recrutement de PUM excessif pour la force développée (tracé trop riche) témoigne d’une certaine inefficacité mécanique des fibres musculaires activées, ce qui renvoie vers une atteinte myogène.
  • Une augmentation de taille des PUM (voire la présence de potentiels géants) indique une augmentation du nombre de fibres musculaires fonctionnelles par unité motrice, ce qui est un signe de réinnervation collatérale (et un signe indirect d’atteinte neurogène).
  • A l’inverse, une réduction de taille des PUM s’observe dans les atteintes myogènes, avec réduction du nombre de fibres musculaires fonctionnelles par unité motrice.

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3.1 - Sémiologie électrophysiologique élémentaire
3.2 - Principaux syndromes électrophysiologiques d’atteinte des nerfs et des muscles
3.1.1 - Étude de la conduction motrice
3.1.2 - Étude de la conduction proximale
3.1.3 - Étude de la conduction sensitive
3.1.4 - Étude de la transmission neuromusculaire
3.1.5 - Examen électromyographique proprement dit (EMG)
3.1.5.1 - EMG de repos
3.1.5.2 - EMG de contraction volontaire