Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Neuro-pathologie

Sommaire

1 - Pathologie musculaire

2 - Pathologie du Nerf Périphérique

3 - Examen électromyographique et étude de la conduction nerveuse

4 - Sclérose en plaques et principaux diagnostics différentiels

Références


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 2 - Pathologie du Nerf Périphérique

 

 

Texte de Nadine LE FORESTIER et Emmanuel FOURNIER

Revu par Pierre BOUCHE, Thierry MAISONNOBE, Vincent MEININGER et Jean Claude WILLER

Travail de :

  • Fédération de Neurologie MAZARIN
  • Laboratoire d’explorations fonctionnelles du Système Nerveux
  • Laboratoire de Physiologie

2.1 Rappels anatomiques

2.1.1 Macroscopie

Le système nerveux périphérique est constitué :

d’un système moteur efférent allant de la moelle à la fibre musculaire.
L’élément fondamental est l’unité motrice.
L’unité motrice comprend le motoneurone situé dans la corne antérieure de la moelle à tous les niveaux cervical, dorsal ou lombaire ou encore situés dans les noyaux moteurs des nerfs crâniens ; le corps cellulaire moteur donne un axone moteur qui sort de la moelle par la racine antérieure ou ventrale correspondante et va au sein d’un nerf moteur innerver des fibres musculaires dans un territoire constituant le myotome qui correspond à un segment médullaire. Le segment médullaire est décalé par rapport à la vertèbre correspondante celle-ci siégeant à un segment plus bas situé.
d’un système sensitif afférent allant des récepteurs périphériques spécifiques à la moelle.
Des fibres sensitives amyélinisées ou myélinisées partant des récepteurs spécifiques se regroupent en faisceaux qui à leur tour se regroupent pour former des nerfs sensitifs. Chaque axone sensitif a son corps cellulaire dans un ganglion rachidien postérieur qui envoie l’information sensitive vers la moelle via la racine postérieure ou dorsale. Chaque racine correspond à un territoire cutané en bande, horizontal ou dermatome. L’ensemble dermatome / myotome définit le métamère.Ainsi de la moelle à la périphérie partent une racine ventrale motrice et une racine dorsale sensitive qui en se regroupant forment un racine rachidienne. Il y a 31 paires de racines (8 paires cervicales, 12 paires dorsales, 5 lombaires, 5 sacrées et 1 coccygienne). Après être sortie de la moelle par le trou de conjugaison, cette racine se divise en une branche postérieure et une branche antérieure ; chaque branche se distribue dans le métamère correspondant à la peau et aux muscles postérieurs et antérieurs respectivement. Les branches antérieures des nerfs dorsaux au nombre de 12 ne s’anastomosent pas et forment les nerfs intercostaux. Les branches antérieures des nerfs cervicaux, lombaires, sacrés et coccygiens s’anastomosent entre elles et forment les plexus cervical, brachial, lombaire, honteux et coccygien. Des plexus vont naître des nerfs périphériques faits de fibres motrices et de fibres sensitives.
d’un système nerveux végétatif comportant des fibres afférentes et efférentes
ou système autonome (SNA) assurant l’innervation des viscères (cœur, vaisseau, viscères) et de certaines structures de la peau. Ce système complexe comporte des récepteurs viscéraux sensibles à leur mobilisation, leur distension. Les informations sont transmises au système nerveux central par des voies afférentes
  • viscérale (fibres nociceptives de type C partant des intestins, de la vessie, du pharynx, de l’œsophage, de la trachée) rentrant dans la constitution des nerfs sympathiques viscéraux,
  • et pariétale (fibres nociceptives partant des feuillets péritonéaux, de la plèvre, du péricarde et des organes rétropéritonéaux).

Le système efférent est constitué de 2 types de neurones dont l’interface dépend du système. Dans le système sympathique, le relais est à distance de l’organe à innerver et il se fait dans les ganglions rachidiens végétatifs paravertébraux, prévertébraux et préviscéraux ; dans le système parasympathique le relais se fait au voisinage de la paroi des viscères.

2.1.2 Microscopie

2.1.2.1 Les gaines des fibres nerveuses

Les fibres nerveuses sont myélinisées ce qui signifie que leur axone est engainé par la membrane plasmique des cellules de Schwann dont l’enroulement forme des lamelles qui constituent la gaine de myéline. Entre 2 cellules de Schawnn se situe un étranglement annulaire : le nœud de Ranvier. La conduction nerveuse se fait de manière saltatoire d’un nœud de Ranvier à un autre. Les fibres peuvent être amyélinisées et sont très nombreuses. Dans ce cas, les cellules de Schwann entourent ces axones sans donner d’enroulement myélinique. Ces fibres sont destinées en grande partie mais non exclusivement au système nerveux autonome.

2.1.2.2 Les gaines des troncs nerveux

Elles sont en nombre de 3.

Le périnèvre, formé de cellules conjonctives et de fibres collagènes, entoure les différents faisceaux de fibres nerveuses. Il envoie des prolongements qui s’insinuent entre les fibres nerveuses elles-mêmes et forment l’endonèvre. Le nerf périphérique est quant à lui entouré par l’épinèvre, également formée de cellules conjonctives et de fibres collagènes.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
2.1 - Rappels anatomiques
2.2 - Rappels de physiopathologie
2.3 - Stratégie du diagnostic clinique et moyens diagnostiques paracliniques
2.4 - Les syndromes et leurs étiologies
2.5 - Annexes : étiologies des polyneuropathies
2.1.1 - Macroscopie
2.1.2 - Microscopie
2.1.2.1 - Les gaines des fibres nerveuses
2.1.2.2 - Les gaines des troncs nerveux