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3.1 Examens complémentaires dans le bilan d’une épilepsie
- EEG
- Utile à titre diagnostique, topographique, étiologique et thérapeutique.
- EEG standard
- Il montre au 1er examen des figures épileptiques dans la moitié des cas. Ce pourcentage peut nettement s’améliorer en répétant les EEG voire en demandant des épreuves d’activation (EEG de sieste, après privation de sommeil, ambulatoire de 24 heures). Il est particulièrement utile pour le diagnostic des états de mal non-convulsifs.
- EEG video
- C’est l’étape principale de l’investigation préchirurgicale des patients épileptiques. Il peut être également fait à visée diagnostique « médicale ».
- IRM/TDM
- Une imagerie cérébrale est demandée systématiquement pour les épilepsies partielles. Des coupes et des techniques d’acquisition spéciales sont parfois utiles pour mettre en évidence des lésions particulièrement épileptogènes comme la sclérose de l’hippocampe, les dysplasies, les cavernomes...
- Autres examens
- Peuvent être utile en fonction des situations (bilan étiologique d’une maladie causale (mithochondriopathie
), d’un état de mal).
3.2 Etiologie des épilepsies
Il existe pour certaines épilepsies une prédisposition génétique (épilepsies idiopathiques). Elles surviennent surtout pendant la petite enfance, l’enfance, l’adolescence et le début de l’âge adulte. Toutes les lésions cérébrales sont susceptibles d’entraîner des crises d’épilepsie mais à des degrés divers. Elles varient en fonction de l’âge. Les plus fréquentes sont : Les accidents périnataux (anoxie, infection, traumatisme, hématome) sont fortement pourvoyeurs de crises d’épilepsies. Les troubles métaboliques/respiratoires (hypoglycémie, hypocalcémie
) peuvent par eux-mêmes engendrer des crises mais aussi des lésions cérébrales à l’origine d’une véritable épilepsie chronique. Les phacomatoses et troubles innés du métabisme s’expriment préférentiellement dans la petite enfance. Les lésions de type malformations vasculaires (cavernomes, MAV), malformations corticales (dysplasies
), sclérose de l’hippocampe se révèlent préférentiellement dans l’enfance et l’adolescence. Les séquelles post-traumatiques sont plus fréquentes à l’adolescence et au début de l’âge adulte. Les lésions tumorales, vasculaires et dégénératives (comme dans les démences) augmentent avec l’âge. Ne pas oublier l’alcoolisme chronique. |