|
Auteurs : J.M. André et J. Poirier 6.1 Organisation histologique
Le sein comporte d’avant en arrière le tégument, le tissu conjonctif sous-cutané, le corps mammaire, renfermant la glande mammaire puis un tissu conjonctif lâche permettant au corps mammaire discoïde de glisser en arrière sur le plan musculaire du grand pectoral.
6.2 Le mamelon et l’aréole
Le tégument mammaire comporte en son centre le mamelon entouré par l’aréole. La peau de l’aréole et du mamelon est fine et possède de longues papilles dermiques. Elle devient pigmentée pendant la grossesse. Le tissu conjonctif sous-cutané sous-jacent contient de nombreuses fibres élastiques et des faisceaux de cellules musculaires lisses circulaires et radiaires dont l’architecture permet l’érection du mamelon. Les glandes de Montgomery (d’un type voisin des glandes sudoripares) siègent dans l’aréole. Le long du bord périphérique de l’aréole existent par ailleurs de grosses glandes sudoripares et des glandes sébacées (qui en général ne sont pas associées à un follicule pileux). L’innervation sensitive de la peau de l’aréole et du mamelon est richement développée (zone érogène). Le mamelon contient les canaux terminaux des lobes mammaires appelés canaux lactifères. Comme la glande mammaire, le mamelon et l’aréole subissent de sensibles variations morphologiques selon les étapes de la vie génitale.
Chez l’embryon, deux crêtes mammaires se développent ; elles correspondent à deux épaississements ectodermiques situés sur la paroi ventrale entre le creux axillaire et la zone inguinale qui régressent après avoir donné naissance à 5 à 7 nodules épithéliaux ; seuls deux nodules persisteront ultérieurement. Dans certains cas, on peut observer des glandes ou plus souvent des mamelons ou ébauches de mamelons surnuméraires, alors placés sur la crête épithéliale.
|