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Histologie : organes, systèmes et appareils

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Table des matières

Avant-Propos

1 - L’appareil digestif

2 - Cardio-Vasculaire

3 - L’appareil hypothalamo-hypophysaire

4 - Les glandes endocrines périphériques

5 - La peau et les phanères

6 - Le sein

7 - Les organes des sens

8 - L’appareil urinaire

Références bibliographiques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - L’appareil digestif

 

1.2 - Le tube digestif

1.2.4 - L’intestin grêle

 

Cette partie du tube digestif a un diamètre de 45 cm pour une longueur de 6 m ; ses différentes parties anatomiques sont le duodénum (« douze » travers de doigt = 0,25 m), le jéjunum (2,5 m), et l’iléon (3,5 m). L’intestin grêle joue le rôle majeur de la fonction d’absorption. Elle présente plusieurs dispositifs de niveaux d’amplification de surface :

  • anatomique = les anses intestinales et les valvules conniventes
  • histologique = les villosités intestinales et les microvillosités entérocytaires.


A cet étage du tube digestif, on observera des caractéristiques histologiques spécifiques notables au niveau de 2 des 5 tuniques constitutives du tube : la muqueuse et la sous-muqueuse (au niveau du duodénum seulement).



La muqueuse
peut être décrite en deux étages : un étage des villosités et un étage des glandes (ou cryptes) de Lieberkühn.


L’étage des villosités
comporte les villosités intestinales, expansions de la muqueuse vers la lumière, avec un axe villositaire tapissé par l’épithélium de surface.
L’épithélium de revêtement intestinal est un épithélium prismatique simple constitué de plusieurs types cellulaires. On y rencontre 4 types cellulaires : des entérocytes, des cellules caliciformes, des cellules neuroendocrines et au niveau de l’iléon, appartenant au système immunologique, des cellules « M ».




  • Les entérocytes sont les cellules les plus nombreuses et sont responsables de la fonction d’absorption intestinale. En MO, on observe au pôle apical de ces cellules prismatiques un plateau strié qui correspond en ME à des microvillosités rectilignes de même calibre (0,1 μm), de même longueur (1 à 2 μm), disposées parallèlement de façon très ordonnée. A la face externe de leur membrane plasmique, le feutrage du glycocalyx (ou cell coat ou revêtement cellulaire) est bien visible en ME.
    La microvillosité du plateau strié des entérocytes est formée par un axe enraciné dans un plateau terminal (terminal web). L’axe est formé par des microfilaments d’actine regroupés en faisceaux. D’autres molécules sont associées à ces faisceaux. La villine se lie aux microfilaments et permet leur fasciculation. De plus, la villine assure la nucléation du filament d’actine. Ces propriétés dépendent de la présence d’ions calcium. La fimbrine peut se lier à l’actine et favorise la fasciculation des microfilaments en présence d’ions magnésium.
    Le plateau terminal contient un réseau dense de molécules de spectrine qui assure la stabilité et la rigidité de la région ; il renferme également deux autres protéines : la T-protéine (similaire à la titine) et la N-protéine (similaire à la nébuline).
    Ce dispositif augmente considérablement la surface membranaire du pôle apical de la cellule et, de ce fait, joue un rôle considérable dans les phénomènes d’absorption. De très nombreuses enzymes hydrolytiques (peptidases, aminopeptidases, disaccharidases, phosphatases alcalines, etc.) sont présentes au niveau du plateau strié des entérocytes, soit dans la membrane plasmique même des microvillosités (et il s’agit alors d’enzymes synthétisées par la cellule), soit dans les mailles du glycocalyx qui les revêt (c’est le cas des enzymes provenant du chyme et surtout du suc pancréatique, qui sont donc adsorbées à la surface de l’entérocyte). Ces diverses enzymes assurent les dernières étapes de l’hydrolyse des protides et des glucides alimentaires et livrent ainsi aux « transporteurs » de la membrane plasmique les acides aminés et le glucose qu’ils ont pour rôle de faire pénétrer à l’intérieur des entérocytes qui les déverseront dans les capillaires sanguins.



    Les triglycérides (qui constituent plus de 98 % des graisses alimentaires) sont hydrolysés dans la lumière intestinale par la lipase pancréatique en acides gras libres et monoglycérides. Ceux-ci se conjuguent aux sels biliaires pour former une solution micellaire. Les micelles contenant les acides gras libres et les monoglycérides diffusent passivement à travers la membrane plasmique des microvillosités de l’entérocyte, pénètrent dans la cellule et sont incorporées dans le réticulum endoplasmique à l’intérieur duquel elles resynthétisent des triglycérides apparaissant sous forme de gouttelettes de graisse. Celles-ci sont déversées par le réticulum lisse dans les espaces intercellulaires d’où ils gagnent, sous forme de chylomicrons, les capillaires lymphatiques des villosités intestinales.
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1.1 - La cavité buccale et pharyngienne
1.2 - Le tube digestif
1.3 - Le pancréas
1.4 - Le foie et les voies biliaires
1.2.1 - Organisation générale du tube digestif
1.2.2 - L’œsophage
1.2.3 - L’estomac
1.2.4 - L’intestin grêle
1.2.5 - Le côlon et le rectum
1.2.6 - Le canal anal