Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Histologie : organes, systèmes et appareils

Sites à visiter

Table des matières

Avant-Propos

1 - L’appareil digestif

2 - Cardio-Vasculaire

3 - L’appareil hypothalamo-hypophysaire

4 - Les glandes endocrines périphériques

5 - La peau et les phanères

6 - Le sein

7 - Les organes des sens

8 - L’appareil urinaire

Références bibliographiques


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 8 - L’appareil urinaire

 

8.2 - Les voies urinaires

8.2.1 - Le segment urinaire haut (sus-vésical) : les calices, le bassinet et les uretères

 

Il est constitué de 3 couches : muqueuse, musculeuse et adventice.

La muqueuse est globalement identique dans ses localisations et comporte un épithélium pseudostratifié polymorphe (ou dit de transition) reposant sur un chorion.

L’épithélium est un urothélium à deux capacités fonctionnelles majeures qui autorise des changements de forme et qui constitue une barrière à la réabsorption de l’urine

On distingue 3 couches de cellules superposées toutes en contact avec la lame basale :

  • une couche basale de cellules prismatiques,
  • une zone intermédiaire faite d’un nombre variable de couches de cellules en fonction du degré de remplissage de la lumière,
  • une couche superficielle ou luminale faite de cellules en ombrelle, caractérisées par la présence de zonula occludens ainsi que par l’existence de plaques spécialisées de membrane asymétrique.


L’urothélium élabore en effet un produit de différenciation très particulier, représenté par la membrane plasmique asymétrique qui constitue le pôle apical de ses cellules les plus superficielles ainsi que celle des vésicules fusiformes. Cette membrane asymétrique doit son nom au fait que l’épaisseur de son feuillet externe est proche du double de celle de son feuillet interne. Son feuillet externe est composé de particules protéiques de 12 nm de diamètre. Les principales protéines de ce feuillet externe sont les uroplakines I (Ia et Ib), II et III. La topologie probable de ces uroplakines montre qu’elles ont de 1 à 4 domaines transmembranaires et que leur domaine extra-cellulaire est beaucoup plus important que leur domaine cytoplasmique qui est très réduit. Des études morphologiques et physiologiques suggèrent que cette membrane asymétrique soit impliquée dans l’étirement et la stabilisation de la surface cellulaire, probablement grâce à des interactions avec le cytosquelette sous-jacent. Ce dispositif permet ainsi d’éviter la rupture de la membrane pendant la phase de remplissage de la vessie.


Le chorion est fait de tissu conjonctif riche en fibres élastiques et en fibres nerveuses amyéliniques ainsi qu’en vaisseaux sanguins et lymphatiques. Il est en revanche dépourvu de glandes. Au niveau des uretères, il forme des replis longitudinaux offrant un aspect festonné de la lumière en coupe transversale.

La musculeuse est formée par des faisceaux de cellules musculaires lisses séparées par des travées conjonctives. Ces faisceaux ont une disposition variable selon le niveau anatomique : au niveau des calices, du bassinet et des 2/3 supérieurs de l’uretère, la musculeuse comporte 2 couches : longitudinale interne et circulaire externe et 3 couches, longitudinales interne et externe et circulaire moyenne, dans le 1/3 inférieur de l’uretère.

L’adventice est composée d’un tissu conjonctif contenant des vaisseaux, des nerfs et du tissu adipeux






     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
8.1 - Le rein
8.2 - Les voies urinaires
8.2.1 - Le segment urinaire haut (sus-vésical) : les calices, le bassinet et les uretères
8.2.2 - Le segment vésical
8.2.3 - Le segment sous- vésical : l’urètre