2.2 - Le cœur
2.2.3 La paroi cardiaque est constituée de trois tuniques : l’endocarde, le myocarde et l’épicarde
2.2.3.1 L’endocarde
L’endocarde tapisse les cavités cardiaques, les valves et les cordages. Il comporte un endothélium (épithélium pavimenteux simple) en continuité avec celui des gros vaisseaux caves, pulmonaires et aortique ; il est associé par l’intermédiaire de sa lame basale à une couche sous-endothéliale de tissu fibro-élastique auquel se mêlent des cellules musculaires lisses. Au niveau des cordages et des valves, il est au contact d’un tissu conjonctif dense, tandis qu’au niveau des cavités il est séparé du myocarde par une couche sous-endocardique de tissu conjonctif lâche bien vascularisé renfermant des fibres nerveuses, des vaisseaux sanguins de petit calibre et dans les ventricules les ramifications du tissu cardionecteur du réseau de Purkinje.
2.2.3.2 Le myocarde
Le myocarde constitue le substratum fondamental de la paroi cardiaque. Il est plus épais où les pressions s’exercent le plus (ventricules plus qu’oreillettes (atriums) et ventricule gauche davantage que ventricule droit). Le myocarde est organisé sous forme de travées myocardiques ; entre ces travées, l’environnement conjonctif est riche en capillaires sanguins et en fibres nerveuses sensitives (cf section 2.2.2.1). 2.2.3.3 L’épicarde
L’épicarde tapisse l’extérieur du cœur et est en fait le feuillet viscéral de la séreuse péricardique qui se réfléchit ensuite au niveau des gros troncs artériels pour se continuer par le feuillet pariétal (médiastinal) du péricarde. Il est donc constitué d’un mésothélium (épithélium pavimenteux simple) reposant par l’intermédiaire de sa lame basale sur une couche sous-mésothéliale conjonctive comportant en particulier des fibres élastiques. L’épicarde reste séparé du myocarde par une couche sous-épicardique où l’on observe une épaisse couche de tissu adipeux, des nerfs et les vaisseaux coronaires (artères et veines coronaires et leurs branches). Le système de séreuse (cavité péricardique avec ses deux feuillets pariétal et viscéral) permet le glissement du cœur et autorise ses variations volumétriques sans entrave ni compression environnante.
2.2.4 La vascularisation coronaire est particulière
La vascularisation myocardique est de type terminal (cf ci-après) et donc spécifiquement organisée : les artères coronaires et leurs divisions cheminent au niveau de l’épicarde et adressent vers le myocarde des branches « perforantes » à disposition perpendiculaire. Celles-ci, reprenant une orientation longitudinale (c’est à dire dans le sens des contingents musculaires) se distribuent en un réseau d’artères myocardiques terminales qui s’ouvrent sur les réseaux capillaires du muscle cardiaque. Ce type de vascularisation terminale est très efficace mais présente un risque anoxique en cas de sténose ou d’occlusion.
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