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Histologie : organes, systèmes et appareils

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Table des matières

Avant-Propos

1 - L’appareil digestif

2 - Cardio-Vasculaire

3 - L’appareil hypothalamo-hypophysaire

4 - Les glandes endocrines périphériques

5 - La peau et les phanères

6 - Le sein

7 - Les organes des sens

8 - L’appareil urinaire

Références bibliographiques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 2 - Cardio-Vasculaire

 

2.2 - Le cœur

2.2.2 - L’histologie fonctionnelle cardiaque s’ouvre sur 3 pôles de « structures-fonctions »

 

2.2.2.2 La fonction de conduction cardiaque est liée au cellules cardionectrices du « tissu cardionecteur »

Le tissu cardionecteur est organisé en « nœuds » (masses de tissu « nodal ») et en « faisceaux » (colonnettes de tissu cardionecteur).

Le nœud auriculaire, responsable du rythme sinusal (« pacemaker » modulé par le SNA), est relié au nœud auriculo-ventriculaire (atrio-ventriculaire) par 3 fins faisceaux de connexion internodale. La conduction de l’influx aux deux oreillettes (atriums) peut aussi se faire de proche en proche par les cardiomyocytes contractiles, mais reste « bloquée » par le tissu conjonctif de l’anneau fibreux de cœur. Le passage de l’influx des oreillettes (atriums) vers les ventricules ne peut donc se faire que par la perforation anatomique de l’anneau fibreux ; c’est la raison d’être du tronc du faisceau de His, qui, issu du nœud auriculo-ventriculaire (atrio-ventriculaire), joue ce rôle. Il se divise ensuite rapidement en deux branches principales puis se ramifie vers la pointe du cœur dans l’ensemble des parois ventriculaires puis en réseau de Purkinje ; la contraction cardiaque se fera ainsi d’abord à partir de la pointe du cœur rendant efficace la vidange ventriculaire vers les orifices valvulaires.


Les cellules cardionectrices sont des cardiomyocytes communs modifiés qui constituent le système de conduction rapide du myocarde (système cardionecteur). Ces cellules sont spécialisées dans l’initiation de l’excitation (qui est myogénique) au pace-maker et dans la conduction de l’excitation.

On distingue deux variétés principales de cellules cardionectrices ;

  • Les cellules nodales sont situées dans le nœud sino-auriculaire, le nœud auriculo-ventriculaire et le tronc du faisceau de His. Nettement plus petites que les cardiomyocytes contractiles, elles sont pauvres en myofibrilles et riches en glycogène. Leur aspect fusiforme et leur disposition enchevêtrée au sein d’un tissu conjonctif abondant et dense peuvent les rendre difficiles à différencier des fibroblastes qui les entourent, mais à un examen attentif on découvre leur discrète striation transversale.
    L’initiation de chaque battement naît dans les cellules nodales du nœud sino-auriculaire qui est ainsi le chef d’orchestre ou « pace-maker » de l’excitation cardiaque. Cette particularité unique est due à leurs propriétés membranaires (canaux Ca++ « lents », absence de canaux Na+) responsables d’un potentiel « entraîneur » assurant l’automaticité excitatrice transmissible à l’ensemble des cellules myocardiques. Les autres localisations nodales (nœud auriculo-ventriculaire et tronc du faisceau de His) possèdent des propriétés du même type mais beaucoup moins efficaces et sans action physiologique à l’état normal.
    Le système nerveux autonome régule l’action du pace-maker sino-auriculaire ; le système sympathique accélère la fréquence cardiaque tandis que le système parasympathique le ralenti. Il existe également d’autres actions sur la contractilité auriculaire et ventriculaire ainsi que sur la vitesse de conduction au nœud atrio-ventriculaire.
  • Les cellules de Purkinje sont situées dans les branches du faisceau de His et dans le réseau de Purkinje. Ce sont des cellules beaucoup plus volumineuses que les cardiomyocytes contractiles. Leur cytoplasme est abondant, clair, riche en glycogène et en mitochondries, pauvre en myofibrilles. La conduction de l’onde de dépolarisation se fait à une vitesse 4 à 5 fois plus élevée que dans les cardiomyocytes contractiles banals.




2.2.2.3 La fonction endocrine cardiaque est liée aux cellules myoendocrines

Pauvres en myofibrilles, ces cardiomyocytes communs modifiés ont aussi et surtout une fonction endocrine. Ils contiennent de nombreux grains de sécrétion sphériques, denses en microscopie électronique et disposés de part et d’autre du noyau.

Ces vésicules contiennent les peptides natriurétiques de types A et B (ANP et BNP)

  • Le peptide natriurétique de type A (premier polypeptide décelé) est sécrété par les cellules myoendocrines atriales en réponse à une dilatation auriculaire (atriale).
  • Le peptide natriurétique de type B est sécrété par les cellules myoendocrines ventriculaires en réponse à l’élévation de pression en fin de diastole et à l’augmentation de volume. Le BNP est maintenant couramment dosé lors de l’évaluation et la surveillance de l’insuffisance cardiaque et fait l’objet de découvertes par ses relations avec le tissu adipeux.
Du fait de ses implications cliniques, cette fonction endocrine cardiaque est en évolution de recherche active…



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2.1 - Objectifs pédagogiques
2.2 - Le cœur
2.3 - Les vaisseaux
2.4 - Dessins pour la séance d’enseignement dirigé
2.2.1 - L’organisation histologique de l’organe cœur
2.2.2 - L’histologie fonctionnelle cardiaque s’ouvre sur 3 pôles de « structures-fonctions »
2.2.3 - Les trois tuniques cardiaques
2.2.4 - La vascularisation coronaire est particulière
2.2.2.1 - La fonction de contraction cardiaque est liée aux cardiomyocytes contractiles (ou « communs »)
2.2.2.2 - La fonction de conduction cardiaque est liée au cellules cardionectrices du « tissu cardionecteur »
2.2.2.3 - La fonction endocrine cardiaque est liée aux cellules myoendocrines