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Histologie : organes, systèmes et appareils

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Table des matières

Avant-Propos

1 - L’appareil digestif

2 - Cardio-Vasculaire

3 - L’appareil hypothalamo-hypophysaire

4 - Les glandes endocrines périphériques

5 - La peau et les phanères

6 - Le sein

7 - Les organes des sens

8 - L’appareil urinaire

Références bibliographiques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - L’appareil digestif

 

1.2 - Le tube digestif

1.2.3 - L’estomac [3]

 

L’estomac pylorique
ou antre pylorique est caractérisé par la présence de glandes pyloriques dans le chorion.
La transition entre les deux parties de l’estomac, fundique et pylorique, se fait par affrontement des muqueuses.


Les glandes pyloriques sont tubuleuses, contournées, à large lumière s’ouvrant sur des cryptes profondes et parfois ramifiées ; les cellules constitutives sont essentiellement des cellules à mucus mais on y trouve aussi en grand nombre des cellules neuroendocrines sécrétrices de gastrine ; par contre, très rarement chez l’Homme des cellules principales.





Le pylore
est la zone de transition vers le duodénum (« pylé » : la porte). Elle comporte un passage direct de l’épithélium gastrique avec l’épithélium intestinal. Les cellules de défense y sont nombreuses. La musculeuse est renforcée au niveau de la couche circulaire interne formant le sphincter pylorique.


1.2.3.3 La réparation de la muqueuse gastrique

De nombreux travaux in vivo et in vitro ont démontré que la muqueuse gastrique d’animaux adultes en bonne santé possédait une remarquable capacité à restaurer rapidement la continuité épithéliale, souvent en moins de 24 heures, après une agression mineure ou modérée. Cette réparation s’effectue par migration et prolifération cellulaires.

La migration de cellules épithéliales
depuis les berges de la plaie débute dans les minutes qui suivent la lésion et est essentielle pour protéger le chorion sous-jacent de la digestion par les acides et protéases de la lumière ; de nombreux facteurs de croissance stimulent cette migration cellulaire, et notamment FGF2, EGF, TNF-alpha et le peptide intestinal humain en feuille de trèfle (human Intestinal Trefoil Factor ou hITF). Les 3 principaux membres de la famille des peptides en feuille de trèfle (pS2, hITF et SP, spasmolytic peptide), essentiellement sécrétés par les cellules sécrétrices de mucus du tube digestif, sont impliqués dans la réparation de la muqueuse intestinale et gastrique ; hITF a récemment été également détecté dans le système hypothalamo-hypophysaire. Les souris ITF-/-, dont le gène ITF a été invalidé, ont une capacité de reconstitution de l’épithélium digestif (après agression) très perturbée ; mais si on leur administre de l’ITF par voie rectale, ces souris retrouvent une capacité quasi-normale de réparation. A l’inverse, chez les souris transgéniques surexprimant le pS2 humain, le jéjunum résiste mieux que chez les souris-témoins aux dommages provoqués par l’indométacine ; ce fait illustre bien l’effet protecteur de la muqueuse de pS2.
La prolifération cellulaire par mitoses
est plus lente et atteint son maximum 16 à 18 heures après la survenue de la lésion.

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1.1 - La cavité buccale et pharyngienne
1.2 - Le tube digestif
1.3 - Le pancréas
1.4 - Le foie et les voies biliaires
1.2.1 - Organisation générale du tube digestif
1.2.2 - L’œsophage
1.2.3 - L’estomac
1.2.4 - L’intestin grêle
1.2.5 - Le côlon et le rectum
1.2.6 - Le canal anal
1.2.3.1 - Structure générale gastrique
1.2.3.2 - Variations structurales en fonction des régions gastriques
1.2.3.3 - La réparation de la muqueuse gastrique