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Histologie : organes, systèmes et appareils

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Table des matières

Avant-Propos

1 - L’appareil digestif

2 - Cardio-Vasculaire

3 - L’appareil hypothalamo-hypophysaire

4 - Les glandes endocrines périphériques

5 - La peau et les phanères

6 - Le sein

7 - Les organes des sens

8 - L’appareil urinaire

Références bibliographiques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - L’appareil digestif

 

1.2 - Le tube digestif

1.2.3 - L’estomac [2]

 

  • Les cellules principales sont petites, polyédriques et prédominent au milieu et au fond des glandes. Elles sont à sécrétions protéiques : elles produisent le pepsinogène (précurseur inactivé d’une enzyme protéolytique : la pepsine).

  • Les cellules bordantes, (aussi appelées cellules pariétales ou oxyntiques), sont volumineuses, à noyau central et repoussées en périphérie du tube. En microscopie électronique elles présentent un réseau de canalicules internes débouchant dans la lumière du tube et pourvues de microvillosités ; leur cytoplasme contient de très nombreuses mitochondries ainsi que d’abondantes vésicules et tubulovésicules claires proches des canalicules. Les cellules bordantes sécrètent de l’acide chlorhydrique, provenant d’ions Cl- et H+ au niveau de la membrane des canalicules intracellulaires. Cette production est rendue possible grâce à une anhydrase carbonique intracytoplasmique, un transporteur membranaire H+K+ATPase à la face apicale et un mécanisme d’échange HCO3-, Cl- au niveau de la membrane basolatérale. Lorsque la sécrétion acide est stimulée, la cellule pariétale se modifie avec apparition de microvillosités apicales et augmentation de la surface apicale d’un facteur 6 à 10. Elles sont aussi responsables de la conversion du pepsinogène en pepsine dans le « suc gastrique ». Elles sécrètent également (chez l’Homme) le « facteur intrinsèque » : glycoprotéine captant la vitamine B12 dans la lumière gastrique pour être ensuite absorbée au niveau de l’iléon. Les bicarbonates produits sont relargués dans la MEC environnante et récupérés par les capillaires péritubulaires ; ils participent à établir un milieu à pH basique dans la partie superficielle de la muqueuse.



  • Les cellules à mucus (« cellules du collet ») sont largement prédominantes vers le milieu et surtout le sommet des glandes.


  • Les cellules neuroendocrines gastriques (cellules « G ») appartiennent à l’ensemble des cellules neuroendocrines de tube digestif. Sous la stimulation du système parasympathique et des peptides gastriques, elles sécrètent dans le secteur vasculaire sanguin une hormone : la gastrine, qui aura pour effet de stimuler la production d’HCl par les cellules bordantes.


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1.1 - La cavité buccale et pharyngienne
1.2 - Le tube digestif
1.3 - Le pancréas
1.4 - Le foie et les voies biliaires
1.2.1 - Organisation générale du tube digestif
1.2.2 - L’œsophage
1.2.3 - L’estomac
1.2.4 - L’intestin grêle
1.2.5 - Le côlon et le rectum
1.2.6 - Le canal anal
1.2.3.1 - Structure générale gastrique
1.2.3.2 - Variations structurales en fonction des régions gastriques
1.2.3.3 - La réparation de la muqueuse gastrique