1.2 - Le tube digestif
1.2.1 - Organisation générale du tube digestif
1.2.1.3 - L’innervation du tube digestif
Les fonctions sensitives, motrices et sécrétoires du tube digestif sont contrôlée par un dispositif nerveux installé dans sa paroi. Le système nerveux entérique est organisé en un réseau ou plexus ganglionné où les ganglions contiennent les corps cellulaires des neurones entériques et les cellules de la glie. Les mailles de ce réseau représentent les axones des neurones qui réalisent un circuit complexe des projections locales. Elles reçoivent des afférences du système nerveux central modulant ses effets par des projections sympathiques et parasympathiques mais reste suffisamment autonome pour agir seul de façon coordonnée. On décrit schématiquement deux niveaux pour ce système : le plexus sous-muqueux de Meissner et le plexus myentérique d’Auerbach localisé entre les deux couches de la musculeuse. Ces deux systèmes fonctionnent de manière tout à fait coordonnée.
On peut en simplifiant distinguer plusieurs classes de cellules : - Les neurones à neurotransmetteurs multiples :
- Les neurones moteurs, soit excitateurs ou inhibiteurs et agissant sur la musculeuse circulaire ou sur la longitudinale.
- Les sécrétovasomotoneurones agissant sur les artérioles et modulant l’activité glandulaire pariétale du tube.
- Les neurones sensoriels (IPAN) répondant aux mécano et chémorécepteurs de la muqueuse
- Les interneurones modulateurs ascendants et descendants.
- Les cellules de Cajal, d’origine mésodermique de la splanchnopleure jouent un rôle de contrôle du rythme péristaltique en imposant aux léiomyocytes des trains d’ondes aborales (opposé à la bouche).
- Les cellules de la glie entérique.
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