Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Histologie : les tissus

Sites à visiter

Table des Matières

Avant-Propos

1 - Méthodes de l'Histologie. Concept de tissu

2 - Les relations intercellulaires

3 - Les épithéliums

4 - Les tissus conjonctifs. Les tissus adipeux

5 - Les tissus squelettiques

6 - Les populations cellulaires « libres »

7 - Système nerveux et neurones

8 - Les systèmes nerveux central et périphérique

9 - Les tissus musculaires


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 9 - Les tissus musculaires

 

9.5 - Le tissu musculaire lisse

 

9.5.6 Il existe en effet de multiples variétés différentes de cellules musculaires lisses

9.5.6.1 Les CML viscérales

Elles correspondent dans l’ensemble au type de description pris ci-dessus. Il existe toutefois des différences considérables selon les localisations.

9.5.6.2 Les CML vasculaires

Entrant dans la constitution des parois vasculaires (artères, artérioles, veines et veinules), elles sont sensiblement différentes de celles des viscères. Les techniques immuno-histochimiques et histo-enzymologiques permettent de mettre en évidence des différences dans la nature des protéines cytosquelettiques et enzymatiques des CML viscérales et des CML vasculaires. Les péricytes, qui, dans certains capillaires, entourent les cellules endothéliales en étant logés dans un dédoublement de la MB, ont des caractères qui les rapprochent beaucoup des CML ; en particulier, ils sont immunoréactifs avec les anticorps anti-actine musculaire lisse et sont susceptibles de se contracter.

9.5.6.3 Les cellules myoépithéliales

Ce sont des CML de forme allongée ou étoilée qui se moulent sur les acinus de certaines glandes exocrines comme les glandes sudoripares, lacrymales, salivaires, mammaires, bronchiques. Leur contraction entraîne l’expulsion du produit de sécrétion hors des acinus glandulaires.




9.5.6.4 Les cellules myoépithélioïdes

Les cellules myoépithélioïdes sont des CML ayant subi une différenciation particulière les rapprochant de cellules épithéliales glandulaires : elles contiennent à la fois du matériel contractile myofilamentaire et des vésicules de sécrétion. Dans l’appareil juxta-glomérulaire du rein, les cellules myoépithélioïdes de la paroi artérielle sécrétent la rénine.


9.5.6.5 Les myofibroblastes

Présents dans de nombreux organes (comme par exemple dans le testicule, autour des tubes séminifères), les myofibroblastes ont - comme leur nom l’indique - une morphologie intermédiaire à celle des CML et des fibroblastes. Ils contiennent des filaments d’actine et de myosine, des filaments intermédiaires de vimentine et de desmine. Ils jouent un rôle important dans les processus de cicatrisation et de réparation tissulaires.

9.5.7 Les CML sont innervées par le système nerveux végétatif, et sont l’objet de régulations auto/paracrines

La contraction de la CML ne s’exerce pas sous le contrôle de la volonté. Elle peut être spontanée ou dépendre du système nerveux végétatif, d’une stimulation hormonale (à titre d’exemple, les hormones dites post-hypophysaires, la vasopressine et surtout l’ocytocine entraînent une contraction des CML) et/ou de modifications locales survenant à l’intérieur du muscle lisse lui-même et en particulier de l’étirement. Les molécules agissant par voie paracrine (en particulier celles synthétisées par les cellules endothéliales des vaisseaux) sont nombreuses, les unes à action vasoconstrictive, les autres à action vasodilatatrice. Les terminaisons nerveuses qui innervent les CML sont des terminaisons nerveuses libres ; il n’existe pas de synapse identifiable.

Le degré de contraction des CML de la paroi des vaisseaux est responsable du tonus musculaire lisse des petites artères et artérioles. La vasoconstriction due à leur contraction entraîne une réduction du calibre des vaisseaux et donc une augmentation des résistances périphériques au courant sanguin ce qui conduit à une élévation de la pression artérielle.

La bronchoconstriction due à la contraction des CML de la paroi des voies aériennes entraîne une réduction du calibre des petites bronches et joue un rôle de premier plan dans l’asthme. Le parasympathique, par la voie du nerf pneumogastrique, libère de l’acétylcholine qui, en se liant à ses récepteurs situés dans la membrane des CML, entraîne un effet bronchoconstricteur, dont l’antagoniste est l’atropine. A l’inverse, les fibres sympathiques post-ganglionnaires libèrent à leurs terminaisons de la noradrénaline qui en agissant sur les récepteurs béta-2 des CML entraîne une bronchodilatation.

Outre les fibres nerveuses cholinergiques et noradrénergiques, il existe également pour innerver les CML des fibres peptidergiques multiples et variées. Ces fibres peptidergiques sont particulièrement importantes dans le système nerveux entérique qui innerve les CML du tube digestif.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
9.1 - Caractéristiques générales
9.2 - Les tissus musculaires striés
9.3 - Le tissu musculaire strié squelettique
9.4 - Le tissu musculaire strié cardiaque
9.5 - Le tissu musculaire lisse
9.5.1 - Les protéines contractiles ne sont pas organisées aussi rigoureusement que dans le muscle strié
9.5.2 - La présence de jonctions communicantes permet la diffusion de l’excitation entre les CML
9.5.3 - Entre les jonctions communicantes, le sarcolemme des CML est divisé en 2 domaines distincts
9.5.4 - Les CML sécrètent les molécules de leur MB et de la MEC environnante
9.5.5 - Les CML sont isolées ou groupées en tuniques ou en muscles individualisés
9.5.6 - Il existe en effet de multiples variétés différentes de cellules musculaires lisses
9.5.7 - Les CML sont innervées par le système nerveux végétatif, et sont l’objet de régulations auto/paracrines
9.5.6.1 - Les CML viscérales
9.5.6.2 - Les CML vasculaires
9.5.6.3 - Les cellules myoépithéliales
9.5.6.4 - Les cellules myoépithélioïdes
9.5.6.5 - Les myofibroblastes