Site médecine Sorbonne
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Histologie : les tissus

Sites à visiter

Table des Matières

Avant-Propos

1 - Méthodes de l'Histologie. Concept de tissu

2 - Les relations intercellulaires

3 - Les épithéliums

4 - Les tissus conjonctifs. Les tissus adipeux

5 - Les tissus squelettiques

6 - Les populations cellulaires « libres »

7 - Système nerveux et neurones

8 - Les systèmes nerveux central et périphérique

9 - Les tissus musculaires


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 9 - Les tissus musculaires

 

9.4 - Le tissu musculaire strié cardiaque

9.4.3 - Il existe trois variétés principales de cardiomyocytes

 

9.4.3.1 Les cardiomyocytes contractiles

Qu’ils siègent dans les ventricules ou dans les oreillettes, les cardiomyocytes contractiles correspondent - à des nuances près - au type de description.

9.4.3.2 Les cellules myoendocrines

Pauvres en myofibrilles, ces cardiomyocytes ont également une fonction endocrine. Ils contiennent de nombreuses vésicules de sécrétion, denses aux électrons, contenant le précurseur d’une famille de polypeptides collectivement connus sous le nom de cardiodilatine ou Facteur Auriculaire Natriurétique, hormones impliquées dans la régulation du volume sanguin et la composition électrolytique du liquide extra-cellulaire. Elles entraînent une vasodilatation, une baisse de la pression artérielle et une diminution du volume sanguin, avec une considérable augmentation de la diurèse et de l’élimination urinaire de sodium.


9.4.3.3 Les cellules cardionectrices

Ce sont des cardiomyocytes modifiés qui constituent le système de conduction du myocarde (système cardionecteur). Ces cellules sont spécialisées dans l’initiation de l’excitation (qui est myogénique) et dans la conduction de l’excitation. On en distingue deux variétés principales.




Les cellules nodales
Elles sont situées dans le nœud sino-auriculaire, le nœud auriculo-ventriculaire et le tronc du faisceau de His. Nettement plus petites que les cardiomyocytes banals, elles sont pauvres en myofibrilles et riches en glycogène. Leur aspect fusiforme et leur disposition enchevêtrée au sein d’un tissu conjonctif abondant et dense peuvent les rendre difficiles à différencier des fibroblastes qui les entourent, mais à un examen attentif on découvre leur striation transversale. C’est là que naît l’initiation de chaque battement : le nœud sino-auriculaire est le pace-maker de l’excitation cardiaque.
Les cellules de Purkinje
Elles sont situées dans les branches du faisceau de His et dans le réseau de Purkinje. Ce sont des cellules beaucoup plus volumineuses que les cardiomyocytes banals. Leur cytoplasme est abondant, clair, riche en glycogène et en mitochondries, pauvre en myofibrilles. La conduction de l’onde de dépolarisation se fait à une vitesse 4 à 5 fois plus élevée que dans les cardiomyocytes banals.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
9.1 - Caractéristiques générales
9.2 - Les tissus musculaires striés
9.3 - Le tissu musculaire strié squelettique
9.4 - Le tissu musculaire strié cardiaque
9.5 - Le tissu musculaire lisse
9.4.1 - Le tissu musculaire strié cardiaque (ou tissu myocardique) se caractérise par son aptitude à se contracter rythmiquement et harmonieusement de façon spontanée
9.4.2 - Les cellules myocardiques diffèrent des cellules musculaires striées squelettiques par plusieurs points fondamentaux
9.4.3 - Il existe trois variétés principales de cardiomyocytes
9.4.3.1 - Les cardiomyocytes contractiles
9.4.3.2 - Les cellules myoendocrines
9.4.3.3 - Les cellules cardionectrices