8.2 - Le système nerveux périphérique
8.2.2 Les ganglions nerveux
8.2.2.1 Les axones des fibres nerveuses périphériques sont issus d’un corps cellulaire neuronal
Les corps cellulaires neuronaux d’où partent les axones des fibres nerveuses périphériques sont regroupés soit dans les noyaux des nerfs moteurs situés dans la substance grise du névraxe (moelle épinière et tronc cérébral), soit dans des ganglions nerveux. Un ganglion nerveux est constitué par un amas de corps cellulaires neuronaux entourés par des cellules capsulaires, avec les neurites (dendrites et axones) qui en naissent, qui s’y terminent ou qui le traversent. Il comprend un stroma conjonctif en continuité avec l’enveloppe fibreuse du ganglion. Il existe deux grands types de ganglions. 8.2.2.2 Les ganglions sensitifs spinaux et crâniens
Les ganglions nerveux sensitifs spinaux (ou rachidiens) et leurs équivalents situés sur le trajet des nerfs crâniens sensitifs contiennent le corps cellulaire des neurones sensitifs pseudo-unipolaires (neurones en T). Les corps cellulaires neuronaux, volumineux, sphériques, sont centrés par un gros noyau clair nucléolé et sont entourés par des cellules capsulaires (ou cellules satellites). Aucune synapse ne s’y fait. Le stroma conjonctivo-vasculaire est en continuité avec l’enveloppe conjonctive fibreuse du ganglion.
8.2.2.3 Les ganglions sympathiques et parasympathiques
Ces ganglions, qui appartiennent au système nerveux végétatif, contiennent le corps cellulaire des neurones végétatifs (sympathiques ou parasympathiques) dits post-ganglionnaires. De nombreuses synapses s’y effectuent.
8.2.3 Les terminaisons nerveuses
8.2.3.1 Les terminaisons nerveuses afférentes
Ce sont des récepteurs capables de transformer une stimulation mécanique, chimique ou thermique en un message afférent. L’élément fondamental de leur structure est la terminaison du prolongement périphérique d’une cellule nerveuse en T du ganglion rachidien ou crânien. Les unes sont des terminaisons nerveuses libres (comme on en voit entre les kératinocytes de la peau ou entre les cellules de l’épithélium antérieur de la cornée), qui sont des récepteurs de la douleur. Les autres sont des terminaisons nerveuses entourées d’une structure plus ou moins complexe formant un récepteur, encapsulé ou non. 8.2.3.2 Les terminaisons nerveuses efférentes
La variété la mieux connue est la jonction neuromusculaire (cf. chapitre 9). Les terminaisons efférentes au niveau des cellules musculaires lisses et des glandes se présentent comme des terminaisons nerveuses libres. |