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2.3 - Les systèmes de jonction
2.3.1 - Les jonctions cellule-cellule sont de quatre types différents : zonula occludens, zonula adhaerens, desmosomes et jonctions communicantes
2.3.1.3 Les desmosomes sont des jonctions d’ancrage reliées aux filaments intermédiaires du cytosquelette intra-cytoplasmique
Ce sont des structures en forme de disque d’environ 0,1 à 0,5 μm de diamètre et 100 nm d’épaisseur. Les desmosomes assurent les liaisons intercellulaires par des molécules transmembranaires de la superfamille des cadhérines (desmogléines et desmocollines). Ces molécules sont en relation avec la plaque desmosomale qui contient en particulier de la plakoglobine et des desmoplakines. Les desmosomes sont présents non seulement dans les cellules épithéliales (reliés aux filaments intermédiaires de cytokératine), mais également dans certains autres types cellulaires, comme, par exemple, les cellules myocardiques (où ils sont reliés aux filaments intermédiaires de desmine).
2.3.1.4 Les jonctions communicantes permettent une communication directe entre les cytoplasmes des cellules adjacentes
Les jonctions communicantes (ou nexus ou gap-junctions) existent dans la plupart des tissus de l’organisme (épithéliums, ostéocytes, cellules myocardiques, cellules musculaires lisses, système nerveux, etc). Au niveau des jonctions communicantes, les cellules adjacentes sont unies entre elles par des petits canaux intercellulaires tubulaires. Chaque canal intercellulaire est formé de l’aboutement de 2 hémi-canaux (ou connexons), chacun faisant partie de la membrane de chacune des 2 cellules adjacentes. Chaque connexon est fait de 6 sous-unités protéiques (ou connexines), visualisables en ME après cryofracture, sous la forme d’aggrégats de particules intra-membranaires. Les connexines sont une famille multigénique dont plusieurs dizaines de membres ont été identifiés et clonés. Les connexons d’un même canal intercellulaire peuvent être constitués des mêmes connexines ou de connexines différentes.
Les jonctions communicantes permettent des passages directs d’électrolytes et petites molécules (jusqu’à 1500 daltons) : seconds messagers (comme le Ca++ ou l’AMP cyclique), métabolites (d’une cellule à ses voisines, permettant par exemple un couplage électrique). Ce passage peut être visualisé par la micro-injection intra-cellulaire de traceurs fluorescents (comme le Jaune Lucifer) dont on peut suivre la diffusion dans les cellules voisines. L’ouverture des canaux intercellulaires est contrôlée par divers facteurs, en particulier le pH et la concentration de Ca++ et d’AMP cyclique. |