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Histologie : les tissus

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Table des Matières

Avant-Propos

1 - Méthodes de l'Histologie. Concept de tissu

2 - Les relations intercellulaires

3 - Les épithéliums

4 - Les tissus conjonctifs. Les tissus adipeux

5 - Les tissus squelettiques

6 - Les populations cellulaires « libres »

7 - Système nerveux et neurones

8 - Les systèmes nerveux central et périphérique

9 - Les tissus musculaires


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - Matériel et méthodes de l’histologie médicale. Le concept de tissu

 

1.1 - Matériel et méthodes de l’histologie médicale

1.1.2 - Les techniques de MO et de ME sont utilisées en routine pour visualiser les structures

 

Pour rendre visible ce que l’on veut observer, il est nécessaire de mettre en œuvre des techniques diverses (préparation des échantillons) que l’on applique au matériel. Pour l’observation en MO ou en ME, les coupes examinées sont le fruit de procédures techniques qui requièrent plusieurs étapes successives : fixation, inclusion, coupe, coloration, montage.

1.1.2.1 Pour la MO : fixation au formol, inclusion en paraffine, colorations standard (hématéine-éosine ou trichrome)

  • La fixation a pour but la conservation des structures et le durcissement des pièces. Elle doit se faire immédiatement après le prélèvement, par immersion du matériel dans un grand volume de liquide fixateur. Les liquides fixateurs les plus utilisés sont le formol ou le liquide de Bouin (mélange de formol et d’acide picrique). La durée de la fixation varie selon le volume des prélèvements (de quelques heures pour un petit fragment biopsique à plusieurs semaines pour un cerveau humain entier).
  • L’inclusion a pour but de permettre la réalisation de coupes fines et régulières. Le milieu d’inclusion le plus utilisé est la paraffine. Comme la paraffine est hydrophobe, le prélèvement doit d’abord subir une déshydratation (par immersion dans des bains d’alcool de degré croissant puis dans des bains de toluène) avant d’être coulé dans un moule contenant de la paraffine fondue par chauffage et devenue liquide, qui infiltre alors toute la pièce. Après refroidissement, on se trouve en présence d’un bloc de paraffine, dur, à l’intérieur duquel la pièce prélevée est incluse. Dans certains cas, on utilise d’autres milieux d’inclusion (celloïdine, résines plastiques, etc.).
  • Les coupes du bloc de paraffine sont faites avec un microtome permettant de réaliser des tranches de section (coupes) de 2 à 5 μm d’épaisseur. Les coupes sont recueillies sur des lames de verre.

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  • Les colorations réalisées sur lames, accentuent les contrastes pour mieux reconnaître les différents éléments de la préparation. Comme les colorants sont en solution aqueuse, les coupes doivent d’abord subir une réhydratation. Celle-ci est effectuée après déparaffinage des coupes (par la chaleur et des bains de toluène) en immergeant les lames dans des bains d’alcool de degré décroissant puis dans l’eau distillée.
    Les colorations de routine utilisent un (hématéine) ou deux colorants différents : l’Hématéine-Eosine (H.E.) associe l’hématéine qui colore les noyaux en violet et l’éosine les cytoplasmes en rose.


    les colorations trichromiques usuelles sont l’Hématéine-Eosine-Safran (H.E.S.) par ajout de safran colorant en jaune les fibres de collagène, et le trichrome de Masson (TM) qui associe un colorant nucléaire (hématoxyline), un colorant cytoplasmique et un colorant bleu ou vert colorant les fibres de collagène.


    De nombreuses colorations spéciales (dites signalétiques) permettent de visualiser différentes structures ou composants des tissus (par exemple, les fibres de réticuline par des colorations argentiques ou les fibres élastiques par l’orcéine).


  • Le montage. Après avoir subi une déshydratation (par bains d’alcool de degré croissant puis bains de toluène), les coupes colorées sont montées entre lame et lamelle avec une résine synthétique dont l’indice de réfraction est voisin de celui du verre. On dispose alors d’une « préparation microscopique » (simplement appelée « lame » dans le langage courant) prête à être observée au MO.

1.1.2.2 Pour la ME : fixation à la glutaraldéhyde, post-fixation à l’acide osmique, inclusion en épon, contraste par l’acétate d’uranyle et le citrate de plomb

La technique dite « standard » de ME est analogue dans ses principes à celle de MO, mais les modalités précises diffèrent.

  • La fixation se fait habituellement dans de la glutaraldéhyde tamponnée et est suivie d’une post-fixation à l’acide osmique.
  • L’inclusion se fait dans une résine synthétique type Epon ou Araldite, après que les fragments ont été déshydratés dans les alcools et dans l’oxyde de propylène.
  • Les coupes ultrafines des blocs sont réalisées grâce à un ultramicrotome qui permet d’obtenir des coupes ultrafines d’environ 80 nm d’épaisseur. Les coupes sont recueillies sur des grilles de cuivre. Avec le même ultramicrotome, on peut faire des coupes semi-fines, observables en MO et permettant de guider le choix des zones à étudier en ME.
  • Le contraste des coupes s’effectue habituellement avec de l’acétate d’uranyle (contrastant les nucléoprotéines : noyau, nucléole, ribosomes) et des sels de plomb comme le citrate de plomb (contrastant les membranes).



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1.1 - Matériel et méthodes de l’histologie médicale
1.2 - Le concept de tissu
1.1.1 - Le choix du matériel et les modalités de prélèvement
1.1.2 - Les techniques de MO et de ME sont utilisées en routine pour visualiser les structures
1.1.3 - Les techniques spéciales de détection in situ
1.1.4 - La production des images est liée à la mise en œuvre de moyens optiques, le plus souvent en rapport avec un microscope
1.1.5 - L’interprétation des images vise à leur donner du sens
1.1.2.1 - Pour la MO : fixation au formol, inclusion en paraffine, colorations standard (hématéine-éosine ou trichrome)
1.1.2.2 - Pour la ME : fixation à la glutaraldéhyde, post-fixation à l’acide osmique, inclusion en épon, contraste par l’acétate d’uranyle et le citrate de plomb