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Hématologie

Sommaire

1 - Agranulocytose médicamenteuse : conduite à tenir

2 - Dysmyélopoïèse

3 - Leucémie aiguë

4 - Leucémies lymphoïdes chroniques

5 - Lymphomes malins

6 - Maladie de Vaquez

7 - Myélome multiple des os

8 - Anémie par carence martiale

9 - Orientation diagnostique devant une adénopathie superficielle

10 - Orientation diagnostique devant une anémie

11 - Orientation diagnostique devant une éosinophilie

12 - Hémogramme : indications et interprétation

13 - Orientation diagnostique devant un purpura chez l’enfant et l’adulte

14 - Orientation diagnostique devant une splénomégalie

15 - Orientation diagnostique devant un syndrome mononucléosique

16 - Orientation diagnostique devant une thrombopénie

17 - Prescription et surveillance d’un traitement antithrombotique

18 - Accidents des anticoagulants

19 - Orientation diagnostique devant un trouble de l’hémostase et de la coagulation

20 - Transfusion sanguine et produits dérivés du sang : indications, complications. Hémovigilance

21 - Exposition accidentelle au sang (conduite à tenir)


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 20 - Transfusion sanguine et produits dérivés du sang : indications, complications. Hémovigilance

 

 

20.10 Enoncer les conditions d’un don du sang standard et les motifs d’exclusion

Le don du sang standard est autorisé dans le cadre d’un entretien avec un médecin de l’Etablissement de transfusion sanguine ayant reçu une formation spécifique validée, cet entretien a deux objectifs : s’assurer de la bonne tolérance, par le donneur, d’un prélèvement de 400 à 500 mL ; s’assurer auprès du donneur que le sang offert peut servir à la préparation de produits sanguins sans risque pour le malade receveur.

C’est au cours de l’entretien médical que le médecin qualifié assure la sélection des donneurs.

Les conditions réglementaires suivantes doivent être remplies par le donneur :

  • être âgé de 18 à 65 ans,
  • être en bonne santé,
  • peser au moins 50 kg,
  • ne pas avoir reçu l’un des traitements suivants : transfusion sanguine, greffe de tissu ou d’organe, hormone de croissance, intervention chirurgicale (le délai après une intervention chirurgicale, une anesthésie générale peut varier entre un et six mois en fonction de la nature de l’intervention),
  • ne pas avoir dans sa famille une personne atteinte de la maladie de Creutzfeldt-Jakob,
  • ne pas avoir subi dans les six derniers mois un examen endoscopique (coloscopie, cœlioscopie, etc), ne pas avoir séjourné, depuis moins de quatre mois, dans un pays où sévit le paludisme,
  • ne pas avoir séjourné plus d’un an en Grande-Bretagne entre 1980 et 1996 (tous séjours cumulés),
  • ne pas présenter de signe d’infection au moment du don ou dans les six jours qui le précèdent.

Les médicaments sont rarement une contre–indication au don : c’est le plus souvent la pathologie pour laquelle ils sont prescrits qui n’autorise pas le don.

De plus, certaines situations peuvent augmenter le risque d’exposition aux maladies virales : la notion de multipartenariat sexuel, de relations homosexuelles masculines, de consommation (même restée unique) de drogue, la notion d’activité sexuelle en zone d’endémie, la notion d’un partenaire concerné par une ou plusieurs des situations précédentes. Enfin, toute relation sexuelle avec un nouveau partenaire ou un partenaire occasionnel justifie un délai minimum de quatre mois avant de pouvoir donner du sang.

Toute séropositivité (VIH, VHB, VHC) du donneur ou du partenaire sexuel est naturellement une cause d’exclusion du don de sang.

20.11 Connaître les gestes qui s’imposent après toute transfusion

20.11.1 Sortie du malade

  • Information orale et écrite du malade.
  • Document écrit spécifiant les produits sanguins reçus.
  • Prescription post-transfusionnelle : tests immuno-hématologie et sérologiques quatre mois après la transfusion : RAI, anticorps anti-VIH, anti-VHC, taux d’ALAT et éventuellement anticorps anti-HBc et antigène HBs. En cas de séroconversion, le médecin ayant en charge le patient doit alerter sans délai le correspondant d’hémovigilance de l’établissement de soins afin que soit établie une FIT et initier l’enquête transfusionnelle.

Mise à jour des dossiers transfusionnels et d’hémovigilance en fonction des résultats biologiques pré et post-transfusionnels (inmmuno-hématologiques, sérologies, examens réalisés en cas d’incident transfusionnel).

20.11.2 Suivi post-transfusionnel

  • Faire un contrôle de la NFS après transfusion de CGR ou de Plaquettes pour vérifier l’efficacité transfusionnelle
  • Surveillance d’un accident différé (hémolytique ou infectieux).
  • Recherche d’une allo-immunisation (RAI).
  • Surveillance d’une iatrogénie à long terme : hémochromatose, maladie infectieuse transmissible.

Pour chaque accident ou incident, signaler l’événement au correspondant d’hémovigilance de l’établissement de soins, qui remplira une FIT, même si l’imputabilité est incertaine.

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20.1 - Produits sanguins labiles et médicaments dérivés du sang utilisés en thérapeutique
20.2 - Indications des transfusions de produits sanguins labiles
20.3 - Gestes avant la mise en Å???
20.4 - Aspects médicaux légaux du donneur au receveur
20.5 - Les analyses en immuno-hématologie érythrocytaires en vue d’une transfusion de produits sanguins labiles
20.6 - Les gestes devant une transfusion mal tolérée
20.7 - Principaux accidents immunologiques de la transfusion sanguine
20.8 - Accidents non immunologiques de la transfusion sanguine
20.9 - Principales maladies transmissibles par la transfusion
20.10 - Conditions dâ???â???
20.11 - Les gestes après une transfusion
20.12 - Les groupes sanguins erythrocytaires utiles Ã???ître
20.11.1 - Sortie du malade
20.11.2 - Suivi post-transfusionnel