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Gynécologie

Sommaire

1 - Examen gynécologique

2 - Sexualité

3 - Leucorrhées

4 - Salpingites

5 - Ulcérations génitales

6 - MST

7 - Contraception

8 - IVG

9 - Stérilité du couple

10 - Assistance Médicale à la Procréation

11 - Hémorragie génitale chez la femme

12 - Algies pelviennes

13 - Aménorrhées primaires

14 - Aménorrhée secondaire

15 - Ménopause

16 - Prolapsus I.U.E

17 - Tuméfaction pelvienne

18 - Fibrome

19 - Kyste Ovarien

20 - Dépistage des cancers

21 - Pathologie bénigne du col utérin

22 - Cancer du col

23 - Cancer de l’endomètre

24 - Cancer de l’ovaire

25 - Pathologie benigne du sein

26 - Prise en charge des victimes d’abus sexuel


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 6 - MST

 

6.5 - Comment diagnostiquer les principales MST ?

6.5.2 - Bactéries

 

6.5.2.2 Gonocoque

Le gonocoque ou Neisseria gonorrhoeae est un diplocoque à Gram négatif très fragile. Il est responsable d’urèthrite aiguë chez l’homme alors qu’il est souvent peu symptomatique chez la femme lors des infections génitales basses. Ce qui fait que le diagnostic est souvent évoqué chez une patiente dont le partenaire se plaint de brûlures urinaires.

Leur fréquence semble en diminution en France.

Diagnostic
Actuellement, les techniques d’amplification génique sur prélèvement d’endocol ou prélèvement uréthral permettent de faire le diagnostic d’infection à Gonocoque avec une sensibilité voisine de 95 % et une spécificité de 99 %. L’examen direct permet de trouver le diplocoque gram négatif mais le prélèvement doit être fait idéalement au laboratoire car la bactérie est fragile. La culture sur milieu spécifique, malgré sa faible sensibilité (60 %), reste utile si l’on a besoin d’un antibiogramme.
Signes cliniques
Chez l’homme
Urèthrite symptomatique, épididymite et prostatite sont les atteintes habituelles. Les signes rencontrés sont les brûlures urinaires, les dysuries, hématuries, des écoulements purulents au niveau du méat, douleurs éjaculatoires, douleurs scrotales et ténesme rectal.
Le toucher rectal note une prostate augmentée de volume et douloureuse. La palpation scrotale trouve un cordon épididymaire douloureux.
Chez la femme
Souvent asymptomatique (dans 40 à 60 % des cas) on doit l’évoquer et rechercher le gonocoque devant des leucorrhées jaunes, verdâtres, purulentes surtout si elles sont associées à une urèthrite ou une skénite. L’aspect au spéculum est celui d’une endocervicite purulente.
L’infection ascendante sera responsable d’une endomètrite et une salpingite qui est le plus souvent aiguë avec fièvre, douleurs pelviennes, leucorrhées purulentes. Le gonocoque représente encore 10 % des salpingites aiguës. L’évolution se fait vers le pyosalpinx ou l’abcès tubo-ovarien et vers la péri hépatite. Les séquelles seront des adhérences avec stérilité tubaire.
Chez le nouveau-né
On ne voit plus les conjonctivites purulentes néonatal à gonocoque depuis l’utilisation systématique d’instillation à la naissance d’un antibiotique en collyre.
Traitement
On assiste depuis quelques années à une augmentation des résistances du germe à la pénicilline et aux cyclines.
Le traitement de première intention utilise une céphalosporine de 3ème génération en traitement minute (Rocephine®, 500 mg IM) ou une fluoroquinolone (Oflocet®, 400 mg per os).

6.5.2.3 Syphilis

Le germe est le tréponème pallidum. C’est un germe fragile qui n’est pas toujours facile à mettre en évidence. Les sérologie posent des problèmes de faux positifs et de réactions croisées avec d’autres tréponèmes.

Diagnostic
La mise en évidence du tréponème au microscope à fond noir se fait à partir de sérosités du chancre primaire (grattage au vaccinostyle).
Les sérologies ne permettent pas de distinguer une syphilis d’une tréponématose non vénérienne (Pian, Bejel, Pinta) qui peut se rencontrer chez des patientes originaires d’Afrique.
Les tests de base sont le TPHA et le VDRL
VDRL (veneral disease research laboratory) est une réaction non spécifique utilisant le cardiolipide. C’est un bon marqueur d’efficacité thérapeutique ou de recontamination. Il existe des faux positifs (lèpre, LED, grossesse, toxicomanie)
TPHA (treponema pallidum hemagglutination assay) est une réaction spécifique.
Le FTA Abs (fluorescent treponemal antibody test-absorbed) se positive précocément, 5 à 8 jours après le chancre. Il détecte les IgM spécifiques. FTA et TPHA sont souvent longs à se négativer après traitement.
Le test de référence est le test de Nelson. Il est réservé aux diagnostics difficiles.
La sérologie syphilitique est obligatoirement prescrite lors de la déclaration de grossesse.
Signes cliniques
Image syphilis.jpg


Le diagnostic est le plus souvent évoqué devant une ulcération génitale ou une adénopathie inguinale récente.
L’ulcération est unique, superficielle, non douloureuse de 5 à 15 mm de diamètre, à fond propre, limite nette et à base indurée.
Les adénopathies sont fermes, indolores et souvent bilatérales.
Traitement
Le traitement de référence reste la pénicilline G qui est constamment efficace.
Pour une syphilis récente (primo-secondaire de moins d’un an), une dose unique de Benzathine benzylpenicilline G (Extencilline®) 2,4 Millions d’unités en IM.
Pour une syphilis tardive on fera trois injection d’extencilline® IM espacées d’une semaine chacune.
En cas d’allergie à la pénicilline on utilisera la doxycycline à la dose de 100 mg per os, 2 fois par jour pendant 2 semaines.

6.5.2.4 Gardnerella vaginalis

Cf cours sur les leucorrhées, chapitre 3.

6.5.2.5 Mycoplasmes

Cf cours sur les leucorrhées, chapitre 3.

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6.1 - Introduction
6.2 - Quelles sont les principales données épidémiologiques concernant les MST ?
6.3 - Quelles sont les principales conséquences des MST ?
6.4 - Dans quelles circonstances sommes nous amenés à évoquer le diagnostic de MST ?
6.5 - Comment diagnostiquer les principales MST ?
6.6 - Points essentiels
6.5.1 - Les virus
6.5.2 - Bactéries
6.5.3 - Mycologiques
6.5.4 - Parasitaires
6.5.2.1 - Chlamydia trachomatis
6.5.2.2 - Gonocoque
6.5.2.3 - Syphilis
6.5.2.4 - Gardnerella vaginalis
6.5.2.5 - Mycoplasmes