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Gynécologie

Sommaire

1 - Examen gynécologique

2 - Sexualité

3 - Leucorrhées

4 - Salpingites

5 - Ulcérations génitales

6 - MST

7 - Contraception

8 - IVG

9 - Stérilité du couple

10 - Assistance Médicale à la Procréation

11 - Hémorragie génitale chez la femme

12 - Algies pelviennes

13 - Aménorrhées primaires

14 - Aménorrhée secondaire

15 - Ménopause

16 - Prolapsus I.U.E

17 - Tuméfaction pelvienne

18 - Fibrome

19 - Kyste Ovarien

20 - Dépistage des cancers

21 - Pathologie bénigne du col utérin

22 - Cancer du col

23 - Cancer de l’endomètre

24 - Cancer de l’ovaire

25 - Pathologie benigne du sein

26 - Prise en charge des victimes d’abus sexuel


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 12 - Algies pelviennes

 

 

Objectifs :

  • Devant des algies pelviennes chez la femme, justifier les principales hypothèses diagnostiques et argumenter les examens complémentaires pertinents.

12.1 Introduction

Les algies pelviennes aigues et chroniques, qu’elles soient permanentes ou répétées à intervalles plus ou moins réguliers, sont une des causes les plus courantes de consultation en gynécologie. Elles sont difficiles à interpréter et à traiter : la douleur pelvienne peut révéler de très nombreuses affections de la sphère génitale, mais aussi des systèmes digestif, urinaire ou ostéo-articulaire. En outre, les pelvialgies de la femme constituent fréquemment l’expression de conflits psychologiques somatisés dans cette zone pelvi-génitale. On distingue les douleurs chroniques faisant craindre une salpingite chronique, une endométriose,… des douleurs aigues faisant craindre une GEU, une torsion d’annexe, une salpingite aigue, une appendicite voire une pyélonéphrite.

Le rôle du médecin, particulièrement difficile, comporte l’évaluation de ce qui est organique dans ce syndrome douloureux.

Il est indispensable, pour mener à bien l’exploration d’une douleur pelvienne, d’utiliser à bon escient les ressources des examens cliniques et des explorations complémentaires adaptées à chaque cas ; mais l’élément essentiel est l’interrogatoire notamment dans les douleurs chroniques.

12.2 Quels sont les éléments d’orientation diagnostique tirés de l’examen clinique ?

12.2.1 Interrogatoire

Il permet d’identifier les deux principaux éléments d’orientation :

  • l’intensité de la douleur :
    • douleur aiguë, douleur chronique.
  • la périodicité de la douleur par rapport aux règles :
    • syndrome prémenstruel, dysménorrhée, syndrome intermenstruel.

Les autres caractéristiques des douleurs seront précisées :

  • allure évolutive, position antalgique, efficacité de certaines classes d’antalgiques,
  • siège, irradiations,
  • type : tiraillement, déchirures (torsion d’annexe), coup de poing, pesanteur,
  • facteurs déclenchants : efforts, rapports sexuels (dyspareunie profonde), après un accouchement (syndrome de Masters-Allen), un curetage (synéchies, endométrite), une intervention chirurgicale (adhérences),
  • signes d’accompagnement :
    • urinaires : dysurie, brûlures mictionnelles,
    • digestifs,
    • dyspareunie : superficielle ou profonde,
    • infectieux,
    • troubles du cycle menstruel,
    • troubles sexuels,
    • contexte de conflit social, familial, professionnel, …

12.2.2 Les antécédents

  • familiaux : pathologie digestive, cancers familiaux, histoire gynécologique,
  • personnels :
    • médicaux : hépatiques, urinaires, digestives, médicaments, toxicomanie,
    • chirurgicaux : appendicectomie, …
    • gynécologiques : MST, salpingite, herpès génital, infertilité, … (contrôle régulier des FCV)
    • obstétricaux : FCS, GEU, complications gravidiques et obstétricales, …

12.2.3 Examen clinique

Il comporte :

  • l’examen général :
    • âge,
    • Syndrome fébrile,
    • Contexte psychique,
    • Abdomen :
      • douleur, défense, contracture ?
      • de l’hypochondre droit +/− signe de Murphy (=> foie, vésicule, péri-hépatite), cadre colique (colite spasmodique), FID (appendicite), …
    • Fosses lombaires : douleur à la pression ou à l’ébranlement des fosses lombaires, recherche d’un contact lombaire,
    • Ostéo-articulaire : douleur au niveau de la symphyse pubienne, colonne vertébrale, signe de Lassegue, …
  • L’examen gynécologique : donne assez peu de renseignement dans les douleurs chroniques plus performant dans les douleurs aigues.
    • Inspection (+/− examen) des glandes de Bartholin et de Skène
    • Speculum : col, glaire cervicale,vagin (tumeur, inflammation, infection), (FCV)
    • TV :
      • taille, position, douleur au niveau de l’utérus, hypermobilité (déchirue des ligaments de l’utérus),
      • au niveau des annexes (culs de sac latéraux du vagin), présence d’un masse, d’un empâtement, d’une douleur,
      • au niveau du cul de sac de Douglas, présence d’un masse, d’un empâtement, d’une douleur, d’un nodule(endométriose).
    • +/- TR : renseignements proches du TV (intérêt en cas de suspicion d’endométriose, de cancers et chez la jeune fille).

Les examens réalisés assez facilement sont :

  • NFS, VS,
  • B HCG,
  • Echographie pelvienne.

D’autres examens seront réalisés en fonction du contexte et des éléments d’orientation tirés de l’examen clinque (interrogatoire).

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12.1 - Introduction
12.2 - Quels sont les éléments d’orientation diagnostique tirés de l’examen clinique ?
12.3 - Quels sont les principaux tableaux cliniques de douleurs pelviennes chroniques cycliques ?
12.4 - Quels sont les principaux tableaux cliniques de douleurs pelviennes chroniques non cycliques ?
12.5 - Quels sont les principales causes de douleurs pelviennes aigues ?
12.6 - Tableau des étiologies des algies pelviennes aigues
12.7 - Stratégie diagnostique
12.8 - Points essentiels
12.2.1 - Interrogatoire
12.2.2 - Les antécédents
12.2.3 - Examen clinique