| |
Deux situations vont amener une patiente à « subir » un examen gynécologique : - La patiente présente une pathologie qui nécessite un examen gynécologique, il s’agit donc d’une consultation dans le cadre d’une démarche diagnostique, s’adressant à une patiente présentant une pathologie,
- La patiente ne présente pas de pathologie gynécologique, elle vient pour un examen gynécologique systématique, il s’agit alors d’une démarche de dépistage, s’adressant à une patiente ne présentant pas a priori, de pathologie.
Bien que le suivi gynécologique systématique des patientes soit recommandé, il n’est pas obligatoire dans notre pays (comme le suivi des grossesses par exemple), ainsi beaucoup de patientes ne consulteront leur gynécologue qu’en cas de problème. Quoi qu’il en soit, l’examen gynécologique obéit à des règles simples qui doivent être toujours appliquées. La première de ces règles est que l’examen ne doit pas être une corvée douloureuse pour la patiente. Il appartient donc au médecin de rendre cette consultation aussi peu traumatisante que possible pour la patiente et de s’adapter à la situation et à son psychisme. 1.1 La consultation gynécologique
1.1.1 L’interrogatoire
Il s’agit d’un temps capital et indispensable. Il doit dans un premier temps être l’occasion de « détendre l’atmosphère », de mettre la patiente en confiance pour qu’elle puisse se confier en toute quiétude à son médecin. L’interrogatoire a trois objectifs principaux : - Déterminer le ou les motifs de la consultation,
- Répertorier les antécédents personnels et familiaux de la patiente,
- Faire décrire la symptomatologie fonctionnelle de la patiente.
1.1.2 Le motif de la consultation
Parfois il s’agit d’une simple visite de surveillance dans le cadre d’un suivi gynécologique systématique, il n’y a donc pas de motif précis de consultation. Parfois il s’agit d’une pathologie précise qui amène la patiente à consulter. Ailleurs enfin, le motif est complexe, difficile à exprimer pour la patiente, c’est alors que l’expérience, le tact, l’intuition et la personnalité du gynécologue prennent toute leur importance. 1.1.3 Les antécédents
Il faut tout d’abord préciser le milieu socioéconomique, l’âge et le contexte familial de la patiente. - Les antécédents personnels
- Les antécédents gynécologiques
- Puberté : âge de survenue, troubles événtuels, traitements recus,
- Description des cycles : régularité, abondance des règles, syndrome prémenstruel,
- Contraception : nature, durée, tolérance,
- Pré-ménopause ou ménopause : date, modalité, traitements.
- Les antécédents obstétricaux
- Nombre de grossesses, gestité, parité, dates des accouchements,
- IVG, FCS ou GEU,
- Pathologie des grossesses, des accouchements et des suites de couche.
- Les antécédents médicaux
- La recherche doit être guidée par le motif de la consultation. Noter la prise de médicaments, l’existence d’allergies
- Les antécédents chirurgicaux
- Plus particulièrement les antécédents de chirurgie gynécologique et digestive.
- Les antécédents familiaux
- De maladies générales : diabète, HTA, hypercholestérolémie familiale, pathologie thrombo-embolique ou cardio-vasculaire,
- Pathologie tumorale : cancer du sein et cancer pelvien,
- Pathologies en rapport avec une maladie familiale génétique.
- Le conjoint
- Nombre de partenaires, changement de conjoint, pathologie du ou des conjoints.
Au terme de cet entretien, le gynécologue doit déjà savoir si la patiente appartient à un groupe à risque pour certaines pathologies ou si elle présente des contre-indications à certains traitements gynécologiques. - La symptomatologie fonctionnelle
- En dehors des situations où la patiente vient pour un bilan gynécologique systématique, une pathologie gynécologique l’aura amenée à consulter. Les motifs habituels de consultation en gynécologie sont :
- Les saignements anormaux
- hypoménorrhées ou hyper : règles < 3 jours ou > 8 jours,
- oligoménorrhées : règles trop peu abondantes,
- polyménorrhées : règles trop abondantes,
- hyperpolyménorrhées = ménorragies,
- pollakiménorrhées : cycles courts,
- spanioménorrhées : cycles longs,
- métrorragies : saignements anormaux d’origine utérine sans rapport avec les règles.
- Les aménorrhées : absence de règles
- l’aménorrhée primaire : la patiente n’a jamais eu de règles depuis la puberté,
- l’aménorrhée secondaire : la patiente, après une période plus ou moins longue de règles normales, ne présente plus de cycle.
- Les leucorrhées : écoulements non sanglants par l’orifice vaginal
- les leucorrhées physiologiques,
- les leucorrhées pathologiques.
- Les algies pelviennes
- Algies pelviennes aiguës,
- Algies pelviennes chroniques.
- La stérilité
- La pathologie mammaire
-
- Les troubles de la vie sexuelle
-
|