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Gynécologie

Sommaire

1 - Examen gynécologique

2 - Sexualité

3 - Leucorrhées

4 - Salpingites

5 - Ulcérations génitales

6 - MST

7 - Contraception

8 - IVG

9 - Stérilité du couple

10 - Assistance Médicale à la Procréation

11 - Hémorragie génitale chez la femme

12 - Algies pelviennes

13 - Aménorrhées primaires

14 - Aménorrhée secondaire

15 - Ménopause

16 - Prolapsus I.U.E

17 - Tuméfaction pelvienne

18 - Fibrome

19 - Kyste Ovarien

20 - Dépistage des cancers

21 - Pathologie bénigne du col utérin

22 - Cancer du col

23 - Cancer de l’endomètre

24 - Cancer de l’ovaire

25 - Pathologie benigne du sein

26 - Prise en charge des victimes d’abus sexuel


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - Examen gynécologique

 

1.3 - Les examens complémentaires en gynécologie

 

Les examens complémentaires en gynécologie (comme dans les autres spécialités) ne doivent être demandés qu’après avoir fait un examen clinique soigneux. Il est en effet essentiel de prévoir un plan d’exploration en fonction des données de la clinique afin d’éviter de demander des examens complémentaires inutiles, coûteux, parfois pénibles pour la patiente, voire réellement dangereux.

1.3.1 La courbe ménothermique

1.3.1.1 Technique

Cette courbe trace le relevé de la température rectale prise tous les matins au réveil, à la même heure, avec le même thermomètre. Elle est inscrite sur un papier où la patiente devra porter, outre la température du matin :

  • les règles
  • les douleurs pelviennes,
  • les saignements intermenstruels,
  • les thérapeutiques prises,
  • les dates des rapports sexuels

Image menotherme.gif
Figure 1 Aspect normal de la courbe ménothermique

1.3.1.2 Résultats

La courbe ménothermique normale comporte deux plateaux (Figure 1 : Aspect normal de la courbe ménothermique) :

  • Un plateau au-dessous de 37? correspondant à la phase post-menstruelle et se poursuivant pendant toute la phase folliculinique (température oscillant autour de 36?6),
  • Après l’ovulation, la courbe thermique remonte au-dessus de 37? et atteint en 2 à 4 jours 37? 0,2. Ce plateau hyperthermique qui traduit l’influence de la progestérone sécrétée par le corps jaune va se maintenir 10 à 11 jours. La veille des règles, la température s’abaisse brusquement traduisant la fin de la sécrétion progestative du corps jaune.

Principaux renseignements fournis par la courbe thermique

Pour qu’une courbe soit interprétable, il faut qu’elle soit construite avec soin et couvre plusieurs cycles menstruels. La courbe thermique renseigne sur le fonctionnement de l’ovaire, et plus précisément sur trois points :

  • l’ovulation,
  • la durée du corps jaune,
  • la grossesse.

L’ovulation
La courbe thermique ne fournit qu’une probabilité d’ovulation en montrant l’existence vraisemblable d’un corps jaune. La certitude de l’ovulation ne peut être fournie que par la survenue d’une grossesse ou l’examen cœlioscopique en période ovulatoire. On peut ainsi dépister des cycles anovulatoires et des ovulations tardives dans le cycle.
La durée du corps jaune
Elle est jugée sur la durée du plateau hyperthermique. Normalement, la phase progestative du cycle varie peu dans sa durée, de 14 jours plus ou moins 2 jours. Mais on peut observer des plateaux progestatifs courts évoquant une insuffisance du corps jaune, voire un corps jaune abortif.
La grossesse
  • Un plateau progestatif de 21 jours permet d’affirmer avec certitude une grossesse au tout début, renseignements particulièrement précieux chez une femme suivie pour stérilité ou ayant des antécédents de grossesse ectopique,
  • A l’inverse, lors d’un retard de règles, on peut affirmer l’absence de grossesse lorsqu’il n’y a pas de plateau hyperthermique. De même, au cours d’une grossesse menacée dans les premières semaines, la chute de la température au-dessous de 37? signifie la mort de l’œuf.

Il est à noter que dans près de 20 % des cas, la courbe thermique est difficile voire impossible à interpréter en raison d’une montée thermique en plusieurs paliers ou d’une désarticulation complète.

1.3.1.3 Indications

La courbe ménothermique est utile en cas de bilan d’infertilité. Elle permet de déterminer la qualité des ovulations de la patiente.

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1.1 - La consultation gynécologique
1.2 - L’examen clinique
1.3 - Les examens complémentaires en gynécologie
1.4 - Les examens complémentaires en sénologie
1.3.1 - La courbe ménothermique
1.3.2 - Les examens cytohistologiques
1.3.1.1 - Technique
1.3.1.2 - Résultats
1.3.1.3 - Indications