|
Table des matières 1 - Exploration de la glande thyroïde 2 - Les goitres (240) 3 - Nodules thyroïdiens : les cancers (240) 4 - Nodules thyroïdiens : conduite à tenir (240) 5 - Les hyperthyroïdies (245) 6 - Les hypothyroïdies (247) 7 - Hypercalcémies (318) 8 - Exploration des glandes surrénales 9 - Insuffisance surrénale (254) 10 - HTA d’origine endocrinienne : démarche diagnostique, causes (129) 11 - HTA d’origine endocrinienne : syndrome de Cushing (129) 12 - Néoplasies endocriniennes multiples (240, 318, 129, 205) 13 - Aménorrhées : aspects endocriniens (295) 14 - Hirsutismes (295) 15 - La ménopause (55) 16 - Hypogonadisme masculin, impuissance d’origine endocrinienne (338) 17 - Exploration de l’ante hypophyse 18 - Adénomes hypophysaires : diagnostic, complications (219) 19 - Adénomes hypophysaires : acromégalie (219) 20 - Adénomes hypophysaires : adénomes à prolactine (219) 21 - Insuffisance ante hypophysaire (219) 22 - Epidémiologie, clinique et traitement des diabètes (232) 23 - Complications chroniques du diabète sucré (232) 24 - Complications métaboliques aiguës du diabète sucré (232) 25 - Trouble de conscience chez un diabétique : conduite à tenir 26 - Surveillance d’un diabétique (232) Glossaire
Tous droits de reproduction réservés aux auteurs
traduction HTML V2.7 V. Morice
|
 |
Chapitre 18 - Adénomes hypophysaires : diagnostic, complications (219) | | |
Auteur : F. Duron 1999 18.1 Introduction
Les adénomes hypophysaires se développent à partir des cellules de l’ante hypophyse. Les adénomes occultes sont fréquents, puisque les séries autopsiques les retrouvent chez 11 à 23 % de la population générale. Les adénomes ayant une expression clinique sont beaucoup plus rares, et leur prévalence est estimée à 0.02 %. Leur physiopathologie est incomplètement connue : il s’agit de tumeurs monoclonales dans la majorité des cas, ce qui suppose une mutation conduisant à l’expansion clonale d’un seul type cellulaire, mais le rôle initiateur de facteurs extra hypophysaires (hypothalamiques ?) ne peut être écarté. Il s’agit de tumeurs bénignes dans la quasi totalité des cas, secrétant ou non des hormones, mais dont le potentiel invasif local est parfois important. Selon la classification de Hardy, on distingue schématiquement : - les microadénomes, mesurant moins de 10 mm, enclos dans la selle turcique
- les macroadénomes plus volumineux, pouvant s’étendre dans la citerne opto chiasmatique et refouler le chiasma, le sinus caverneux, le sinus sphénoïdal, voire encore plus loin vers le 3ème ventricule et les structures cérébrales.
|
|
| IRM hypophysaire normale |
| coupe sagittale sans gadolinium |
coupe coronale avec gadolinium |
|
|
| Microadénome (prolactinome) |
Coupe coronale sans gadolinium Microadénome gauche 9 mm Déviation de la tige vers la droite Bombement du diaphragme sellaire à gauche |
Coupe coronale avec gadolinium Rehaussement normal du parenchyme sain Absence de prise de contraste de l’adénome |
|
|
| Macroadénome invasif (somatotrope) |
coupe coronale sans gadolinium soulèvement du chiasma invasion du sinus caverneux droit invasion du sinus sphénoïdal |
coupe sagittale sans gadolinium la tige pituitaire n’est plus visible invagination dans le sinus sphénoïdal |
|
|
| Goldman gauche |
Goldman droit |
|
| |
| |