Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Endocrinologie

Table des matières

1 - Exploration de la glande thyroïde

2 - Les goitres (240)

3 - Nodules thyroïdiens : les cancers (240)

4 - Nodules thyroïdiens : conduite à tenir (240)

5 - Les hyperthyroïdies (245)

6 - Les hypothyroïdies (247)

7 - Hypercalcémies (318)

8 - Exploration des glandes surrénales

9 - Insuffisance surrénale (254)

10 - HTA d’origine endocrinienne : démarche diagnostique, causes (129)

11 - HTA d’origine endocrinienne : syndrome de Cushing (129)

12 - Néoplasies endocriniennes multiples (240, 318, 129, 205)

13 - Aménorrhées : aspects endocriniens (295)

14 - Hirsutismes (295)

15 - La ménopause (55)

16 - Hypogonadisme masculin, impuissance d’origine endocrinienne (338)

17 - Exploration de l’ante hypophyse

18 - Adénomes hypophysaires : diagnostic, complications (219)

19 - Adénomes hypophysaires : acromégalie (219)

20 - Adénomes hypophysaires : adénomes à prolactine (219)

21 - Insuffisance ante hypophysaire (219)

22 - Epidémiologie, clinique et traitement des diabètes (232)

23 - Complications chroniques du diabète sucré (232)

24 - Complications métaboliques aiguës du diabète sucré (232)

25 - Trouble de conscience chez un diabétique : conduite à tenir

26 - Surveillance d’un diabétique (232)

Glossaire


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 18 - Adénomes hypophysaires : diagnostic, complications (219)

 

18.3 - Complications

 

18.3.1 Insuffisance hypophysaire

Elle peut être :

  • fonctionnelle : l’hypersecrétion de certaines hormones pouvant en freiner d’autres. Par exemple : insuffisance gonadotrope des hypersecrétions de PRL et de cortisol freinant le GnRH, hypersecrétion de cortisol freinant la TRH.
  • due à un envahissement direct des cellules hypophysaires saines par la tumeur
  • due à une compression ou à un envahissement de la tige pituitaire gênant les communications entre l’hypothalamus et l’hypophyse.

Toutes les lignées hypophysaires peuvent être atteintes, de manière isolée ou associée. L’atteinte la plus précoce et la plus fréquente est celle de la fonction gonadotrope.

Il n’y a généralement pas de diabète insipide, même si la post hypophyse est atteinte, la secrétion d’ADH se faisant au niveau hypothalamique.

Toute insuffisance hypophysaire impose une imagerie de l’hypophyse.

18.3.2 Envahissement des structures avoisinantes : signes tumoraux

Ils sont l’apanage des macroadénomes, mais des microadénomes très mal situés (proches du sinus caverneux), peuvent exceptionnellement être envahissants.

  • Les céphalées, typiquement frontales et rétro-orbitaires, peuvent se rencontrer en cas de microadénome, mais se voient surtout en cas de macroadénome invasif.
  • Vers le haut, l’envahissement ou la compression du chiasma optique se traduit par une hémianopsie temporale ou bitemporale. L’examen de l’acuité visuelle et du champ visuel au GOLDMAN est indispensable devant tout macroadénome++++ , des amputations minimes pouvant ne pas avoir de traduction clinique.
  • Latéralement, l’envahissement du sinus caverneux est le plus souvent asymptomatique et seulement dépisté à l’imagerie, mas les adénomes très invasifs peuvent entraîner une paralysie oculomotrice (diplopie) par atteinte des nerfs moteurs de l’œil passant dans la paroi externe du sinus (III, IV), voire atteindre des stuctures nerveuses intra caverneuses plus loin situées (paralysies du V1, V2, VI). Un envahissement du sinus caverneux rend impossible l’éxérèse neurochirurgicale complète de la tumeur.
  • Vers le bas, la tumeur peut éroder le plancher de la selle turcique et faire irruption dans le sinus sphénoïdal, créant ainsi une brèche entre les fosses nasales, le contenu intra sellaire et le liquide céphalorachidien. Cette brèche est obturée par la tumeur, mais après son ablation elle peut être à l’origine d’une rhinorrhée de liquide céphalorachidien avec risque d’infection et de méningite.
  • Plus à distance, d’énormes tumeurs hypophysaires peuvent envahir les lobes frontaux, temporaux ou plus en arrière obstruer les citernes prépédonculaires et prépontiques et crééer une hypertension intra cranienne.

18.3.3 L’apoplexie hypophysaire

Elle est due à la nécrose hémorragique brutale de l’adénome, ou à un saignement aigu intra adénomateux.

Elle peut être révélatrice ou compliquer un adénome connu.

Elle se traduit par des céphalées violentes, des troubles visuels à type de diplopie par compression du sinus caverneux ou d’amputation du champ visuel par compression du chiasma, voire des signes d’hypertension intra cranienne.

L’IRM, si elle est faite dans les 48 heures, montre un hypersignal en T1 et T2, caractéristique du saignement. L’apoplexie hypophysaire est une urgence neurochirurgicale.

     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
18.1 - Introduction
18.2 - Diagnostic
18.3 - Complications
18.3.1 - Insuffisance hypophysaire
18.3.2 - Envahissement des structures avoisinantes : signes tumoraux
18.3.3 - L’apoplexie hypophysaire