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Endocrinogie1 - Exploration de la glande thyroïde 3 - Nodules thyroïdiens : les cancers (240) 4 - Nodules thyroïdiens : conduite à tenir (240) 8 - Exploration des glandes surrénales 9 - Insuffisance surrénale (254) 10 - HTA d'origine endocrinienne : démarche diagnostique, causes (129) 11 - HTA d'origine endocrinienne : syndrome de Cushing (129) 12 - Néoplasies endocriniennes multiples (240, 318, 129, 205) 13 - Aménorrhées : aspects endocriniens (295) 16 - Hypogonadisme masculin, impuissance d'origine endocrinienne (338) 17 - Exploration de l'ante hypophyse 18 - Adénomes hypophysaires : diagnostic, complications (219) 19 - Adénomes hypophysaires : acromégalie (219) 20 - Adénomes hypophysaires : adénomes à prolactine (219) 21 - Insuffisance ante hypophysaire (219) 22 - Epidémiologie, clinique et traitement des diabètes (232) 23 - Complications chroniques du diabète sucré (232) 24 - Complications métaboliques aiguës du diabète sucré (232) 25 - Trouble de conscience chez un diabétique : conduite à tenir 26 - Surveillance d'un diabétique (232)
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traduction HTML V2.5
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Auteur : S. Christin-Maitre (thème transversal avec la gynécologie obstétrique) Les aménorrhées sont définies par l'absence de cycle menstruel chez la fille après l'âge de 16 ans avec ou sans développement pubertaire - aménorrhée primaire (AP) - ou par son interruption chez une femme préalablement réglée - aménorrhée secondaire (AS) -. La distinction classique entre AP et AS est artificielle puisque leurs étiologies se recouvrent. Elle souligne simplement que les premières relèvent surtout de causes chromosomiques et génétiques. L'absence de règles est physiologique pendant la grossesse, la lactation et la ménopause. En revanche, toute interruption du cycle menstruel, au-delà d'un mois, après arrêt d'une contraception orale est anormale et justifie une enquête étiologique. En pathologie, l'existence d'une aménorrhée témoigne d'une atteinte de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien ou d'une anomalie anatomique du tractus de reproduction. 13.1 Rappel physiologiqueL'existence de cycles menstruels réguliers témoigne du bon fonctionnement de la mécanique ovulatoire et de l'intégrité de l'organe cible utérin. Un cycle ovulatoire nécessite la parfaite intégrité anatomique, fonctionnelle et moléculaire de l'axe gonadotrope. 13.1.1 Au niveau hypothalamiqueLa physiologie de l'axe gonadotrope nécessite la présence de neurones à GnRH (Gonadotropin Releasing Hormone) fonctionnels ayant migré pendant la vie embryonnaire de la placode olfactive vers le noyau arqué. Ils ont une activité pulsatile qui ne peut cependant, survenir que chez un sujet ayant des apports nutritionnels suffisants. La GnRH, formée de 10 acides aminés est libérée dans le sang porte hypothalamo-hypophysaire. 13.1.2 Au niveau hypophysaireLa GnRH se lie sur les récepteurs membranaires des cellules gonadotropes. La présence de GnRH est nécessaire non seulement à la sécrétion mais aussi à la biosynthèse de la sous-unité a et des sous-unités ß des gonadotrophines, qui forment la LH (Luteinizing hormone) et la FSH (Follicle Stimulating Hormone). 13.1.3 Au niveau ovarienLe stock de follicules ovariens est présent dès la vie embryonnaire. La structure du follicule ovarien est formé de plusieurs couches. Il existe une couche externe appelée la thèque et une couche interne formée par les cellules de la granulosa. Les cellules de la granulosa entourent l'ovocyte. Lors du cycle, la LH se lie à son récepteur situé sur la membrane des cellules de la thèque et la FSH se lie à son récepteur situé sur les cellules de la granulosa. L'ovulation est la conséquence du pic de LH. La stéroïdogenèse ovarienne nécessite une mécanique hautement coordonnée. Le cycle ovarien débute par le premier jour des règles. La première partie du cycle est appelée phase folliculaire, la deuxième partie survenant après l'ovulation s'appelle la phase lutéale. Il dure en moyenne de 28 à 32 jours. En phase folliculaire la biosynthèse de 17 ß-estradiol (E2) est prédominante. Elle est responsable de la prolifération endométriale. Dans les cellules de la thèque interne, sous l'effet de LH se forme l'androstènedione. Dans les cellules de la granulosa sous l'effet de FSH, les androgènes sont transformés en estradiol, c'est l'aromatisation des androgènes. Après l'ovulation, la stéroïdogénèse ovarienne est déviée vers la production de progestérone. 13.1.4 Au niveau utérinLa desquamation cyclique de l'endomètre nécessite l'intégrité anatomique de l'utérus, formé à partir des dérivés des canaux de Muller. Elle n'est possible que si une prolifération suffisante de cette muqueuse est obtenue en phase folliculaire sous l'effet de l'E2. De même la transformation en endomètre sécrétoire apte à la nidation ne se produit qu'en présence de progestérone. Finalement, c'est la chute conjointe des concentrations d'E2 et de progestérone, en l'absence de grossesse qui provoque les modifications vasculaires qui seront à l'origine de la nécrose endométriale et donc des règles. 13.2 Conduite diagnostique13.2.1 Aménorrhée primaire
13.2.2 Aménorrhée secondaireUne grossesse doit toujours être éliminée, même si l'aménorrhée date de plusieurs mois. En effet, la patiente a pu présenter un cycle ovulatoire après quelques mois d'anovulation. Les aménorrhées secondaires sont le plus souvent le résultat d'une pathologie acquise. Cependant, une anomalie génétique est toujours possible.
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