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Table des matières 1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie 2 - Physiopathologie du diabète de type 1 3 - Physiopathologie du diabète de type 2 4 - Diabète et grossesse 5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES) 6 - Complications du diabète (type 1 et 2) 7 - Acidose lactique 8 - Acidocétose diabétique 9 - Coma hyper-osmolaire 10 - Rétinopathie diabétique 11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group 12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study 13 - Traitement du diabète de type I 14 - Traitement du diabète de type 2 15 - Hypoglycémie
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 8 - Acidocétose diabétique : physiopathologie, étiologie, diagnostic, traitement | | |
8.5 - Traitement
8.5.5 - Complications secondaires
Grâce à un tel traitement, on peut éviter les complications secondaires que sont l’hypoglycémie, la déplétion potassique, la surcharge hydrosodée avec risque d’œdème aigu pulmonaire, les complications thrombo-emboliques. Quant aux infections nosocomiales et opportunistes, en particulier la mucormycose, elles sont favorisées par l’immuno-dépression et les manœuvres de réanimation. Enfin, l’œdème cérébral est une complication grave mais rarissime.
| Protocole de traitement de l’acidocétose diabétique sévère |
- Insulinothérapie
- à la pompe intra-veineuse
- ou en bolus horaire intra-veineux (10 unités/heure)
Lors de la disparition de la cétose, on passe à :- 3-4 unités/heure à la pompe
- ou bien aux injections sous cutanées toutes les 3 heures, en fonction de la glycémie capillaire (après avoir fait une dernière injection intra-veineuse de 10 unités en même temps que l’injection sous cutanée pour éviter tout hiatus insulinémique).
- Réhydratation hydro-électrolytique
- 1 litre en une heure
- 1 litre en 2 heures
- 1 litre en 3 heures
- 1 litre toutes les 4 heures
On commence par :- 500 cc ou 1 litre de bicarbonate iso-osmotique à 14 ‰ en cas d’acidocétose sévère (pH ≤ 7)
- puis 1 à 2 litres de sérum physiologique à 9 ‰
- puis du glucosé isotonique avec 4 g de NaCl et 4 g de KCl par litre
Le potassium est en général apporté à partir du 3ème litre, après contrôle du ionogramme sanguin et de l’ECG, et en surveillant la diurèse. La dose de potassium est adaptée en fonction des ionogrammes sanguins toutes les 4 heures. On ne doit pas en général, dépasser 2 KCl en une heure. - Si besoin, antibiothérapie après hémocultures et prélèvements locaux
La posologie des antibiotiques doit être adaptée en tenant compte de l’insuffisance rénale fonctionnelle habituelle. - Si besoin, héparinothérapie à doses préventives
La surveillance du coma acidocétosique repose sur :- toutes les heures : conscience, fréquence respiratoire, pouls, tension artérielle, diurèse, éventuellement température, cétonurie, glycémie capillaire
- toutes les 4 heures : ionogramme sanguin, glycémie, réserve alcaline, ECG.
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