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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 5 - Recommandations de l’ANAES : suivi du patient diabétique de type 2 à l’exclusion du suivi des complications

 

 

5.5 Dépistage des complications oculaires

  • Un bilan ophtalmologique, effectué par un ophtalmologiste, doit être pratiqué dès le diagnostic puis une fois par an chez le diabétique de type 2 non compliqué.
  • Le bilan ophtalmologique annuel comprend la mesure de l’acuité visuelle après correction optique, la mesure de la pression intra-oculaire, l’examen du cristallin et un examen du fond d’œil après dilatation pupillaire réalisé au biomicroscope.
  • L’angiographie en fluorescence n’est pas un examen de dépistage et n’a pas d’indication dans le suivi du diabète de type 2 tant que l’examen biomicroscopique du fond d’œil ne montre pas de complications.

5.6 Dépistage des complications rénales

L’insuffisance rénale est une complication grave du diabète de type 2 : il s’agit le plus souvent d’une néphropathie diabétique (atteinte glomérulaire) mais il peut aussi s’agir d’une néphropathie d’un autre type ou d’une pathologie rénovasculaire. Le suivi du diabétique de type 2 aura donc comme objectif le dépistage et la prévention d’une atteinte rénale chez le diabétique.

Un bon contrôle glycémique et tensionnel prévient le risque de survenue d’une néphropathie diabétique (grade B)

  • Il convient de mesurer une fois par an la créatininémie à jeun. Il est recommandé de calculer à partir de la créatininémie la clairance de la créatine par la formule de Cockcroft :

    Image graphique11.trsp.gif

    K = 1,25 pour l’homme et 1 pour la femme.
    Si la créatine est exprimée en mg/l, il faut en multiplier le chiffre par 8,8 pour l’obtenir en μmol/l.
  • Des explorations complémentaires, à commencer par la mesure de la clairance de la créatine endogène, doivent être envisagées impérativement dans les cas suivants (accord professionnel) : présence d’une albuminurie, d’une hématurie ou d’une infection urinaire ; créatininémie > 105 μmol/l (11,8 mg/l) chez la femme et > 135 μmol/l (15,2 mg/l) chez l’homme ; clairance calculée (Cockcroft) ≤ 60 ml/min.
  • La présence d’une microalbuminurie chez un diabétique de type 2 est un marqueur de gravité générale (notamment vis-à-vis du risque cardio-vasculaire) de la maladie, plus qu’un marqueur spécifiquement néphrologique. Elle incitera à renforcer la prise en charge dans tous les domaines. La présence d’une microalbuminurie est aussi un facteur prédictif du risque de développer une protéinurie mais n’est pas un facteur prédictif direct validé du risque de développer une insuffisance rénale chronique chez le diabétique de type 2.
  • Il convient de pratiquer une fois par an chez le diabétique de type 2, la recherche d’une protéinurie par la bandelette urinaire standard. Ce test a aussi pour but de rechercher une hématurie et/ou une infection urinaire qui demandent des explorations spécifiques et qui peuvent fausser l’interprétation de l’albuminurie.
  • Il convient de mesurer une fois par an la microalbuminurie, si le test par la bandelette urinaire standard est négatif. Cette mesure de la microalbuminurie peut se faire sur un échantillon urinaire au hasard (exprimé en rapport de concentration albumine / créatine) ou sur les urines de la nuit et/ou des 24 h. Le résultat sera considéré comme pathologique s’il est confirmé à 2 reprises (un dépistage, deux confirmations).
  • Une microalbuminurie et/ou une protéinurie confirmées devront être quantifiées sur les urines des 24 heures.
  • Un examen cytobactériologique des urines systématique annuel n’est pas recommandé.

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5.1 - Diagnostic
5.2 - Education du patient
5.3 - Suivi glycémique
5.4 - Suivi des facteurs de risque vasculaire
5.5 - Dépistage des complications oculaires
5.6 - Dépistage des complications rénales
5.7 - Dépistage des complications neurologiques et prévention de la plaie du pied
5.8 - Dépistage des complications cardio-vasculaires
5.9 - Divers
5.10 - Rythme des consultations
5.11 - Force des recommandations