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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 5 - Recommandations de l’ANAES : suivi du patient diabétique de type 2 à l’exclusion du suivi des complications

 

5.3 - Suivi glycémique

 

  • Un bon contrôle glycémique du diabète de type 2 est recommandé pour retarder, voire prévenir, la survenue et/ou ralentir la progression des complications dites microvasculaires (recommandation de grade A).
  • Un bon contrôle glycémique du diabète de type 2 est recommandé pour prévenir la survenue des complications cardio-vasculaires (recommandation de grade B).
  • Le suivi du contrôle glycémique du diabète de type 2 doit reposer sur le dosage de l’HbA1c effectué tous les 3 à 4 mois.
  • Pour un patient donné, le dosage de l’HbA1c doit être pratiqué dans le même laboratoire, pour permettre de comparer les résultats excessifs. Le compte rendu du laboratoire doit spécifier la technique utilisée, si cette technique a été certifiée par les sociétés internationales de standardisation, l’intervalle des valeurs normales et les coefficients de variation intra et interlaboratoire. La technique utilisée doit de préférence doser la seule HbA1c (valeur normale 4 - 6 %) et les coefficients de variation doivent être inférieurs à 5 %.
  • Les objectifs glycémiques se traduisent en objectifs de l’HbA1c. Ils doivent être individualisés en fonction de l’âge du patient, des comorbidités et du contexte psychosocial. Les critères suivants doivent être pris comme référence :
    • l’objectif optimal à atteindre est une valeur d’HbA1c ≤ 6,5 %
    • lorsque l’HbA1c est ≤ 6,5 %, il n’y a pas lieu de modifier le traitement (sauf effets secondaires, par exemple un risque d’accident hypoglycémique sous sulfamides ou insulinothérapie)
    • lorsque l’HbA1c se situe entre 6,6 % et 8 % sur deux contrôles successifs, une modification du traitement peut être envisagée en fonction de l’appréciation par le clinicien du rapport avantages / inconvénients du changement de traitement envisagé
    • lorsque la valeur de l’HbA1c est > 8 % sur deux contrôles successifs, une modification du traitement est recommandée (accord professionnel).
  • L’auto-surveillance glycémique ne doit pas être recommandée de principe pour le suivi du diabète de type 2 traité par le régime et/ou les hypoglycémiants oraux car son intérêt dans cette indication n’est pas actuellement démontré (grade B).
  • L’auto-surveillance glycémique est cependant utile, a priori à titre temporaire, pour les 3 indications suivantes (accord professionnel) :
    • sensibiliser le patient à l’intérêt de la diététique et d’un exercice physique régulier. Elle constitue souvent un outil précieux d’éducation
    • déterminer la posologie d’un sulfamide en début ou lors d’un changement de traitement oral (notamment pour prévenir les hypoglycémies asymptomatiques)
    • en cas de maladie intercurrente ou de prescription d’une médication diabétogène.
  • Une surveillance glycémique régulière est nécessaire chez le diabétique de type 2 traité par insuline (grade B).
  • La mesure de la glycémie au laboratoire n’est pas indispensable pour le suivi du diabète de type 2
    La mesure de la glycémie au laboratoire garde un intérêt dans les cas particuliers suivants (accord professionnel) :
    • pour contrôler la précision des mesures de glycémie capillaire chez un patient qui pratique l’auto-surveillance glycémique
    • en cas de changement du traitement, en particulier prescription de sulfamides, ou encore affection intercurrente ou prescription d’une médication diabétogène, chez un patient qui ne pratique pas l’autosurveillance glycémique. Il est alors utile d’avoir des résultats glycémiques sans attendre 3 mois la valeur de l’HbA1c
    • lorsque les techniques disponibles du dosage de l’hémoglobine glyquée ne répondent pas aux exigences de qualité définies plus haut. Il est sans doute alors préférable de disposer d’une mesure fiable de la glycémie.

Les mesures de la glycosurie et de la fructosamine ne sont pas recommandées pour le suivi du diabétique de type 2 (accord professionnel).

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5.1 - Diagnostic
5.2 - Education du patient
5.3 - Suivi glycémique
5.4 - Suivi des facteurs de risque vasculaire
5.5 - Dépistage des complications oculaires
5.6 - Dépistage des complications rénales
5.7 - Dépistage des complications neurologiques et prévention de la plaie du pied
5.8 - Dépistage des complications cardio-vasculaires
5.9 - Divers
5.10 - Rythme des consultations
5.11 - Force des recommandations