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Table des matières 1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie 2 - Physiopathologie
du diabète de type 1 3 - Physiopathologie du diabète de type 2 4 - Diabète et grossesse 5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES) 6 - Complications du diabète (type 1 et 2) 7 - Acidose lactique 8 - Acidocétose diabétique 9 - Coma hyper-osmolaire 10 - Rétinopathie diabétique 11 - Etude du D.C.C.T :
Diabetes Control and Complications Trial Research Group 12 - Etude de l'U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective
Diabetes Study 13 - Traitement du diabète de type I 14 - Traitement
du diabète de type 2 15 - Hypoglycémie
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traduction HTML V2.3 V. Morice
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Chapitre 3 - Physiopathologie du diabète de type 2
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Question
d'internat n° 331 Le diabète non insulino-dépendant ou diabète
de type 2 résulte de la conjonction de plusieurs gènes de susceptibilité,
dont l'expression dépend de facteurs d'environnement, au premier rang desquelles,
la consommation excessive de graisses saturées et de sucres rapides, et la
sédentarité. L'insulino-déficience responsable de l'hyperglycémie
du diabète de type 2 est précédée par 10 ou 20 ans,
d'hypersécrétion insulinique (hyperinsulinisme) secondaire à
une insulino-résistance des tissus périphériques. L'anomalie
métabolique fondamentale qui précède le DNID est l'insulinorésistance. 3.1 L'insulinorésistance
3.1.1 Mécanisme
de l'insulinorésistance
Il s'agit d'une insulinorésistance essentiellement
musculaire portant principalement sur la synthèse du glycogène. - Cette
insulinorésistance survient sur un terrain génétique puisqu'on
la retrouve chez les enfants ayant une tolérance glucidique strictement normale
mais ayant deux parents diabétiques non insulino-dépendants. Toutefois,
on ne connaît pas encore les gènes impliqués.
- Sur le plan métabolique,
l'insulinorésistance est secondaire à l'excès de graisses au
niveau des muscles et du tissu adipeux viscéral. Le tissu adipeux viscéral
libère une grande quantité d'acides gras libres. Le flux portal des
acides gras libres favorise la synthèse hépatique des triglycérides
et stimule la néoglucogénèse hépatique. Au niveau musculaire,
il existe une véritable compétition entre les acides gras libres et
le glucose pour être oxydé : les acides gras libres sont oxydés
en priorité, entraînant une production accrue d'acetyl CoA qui inhibe
en retour les enzymes de la glycolyse. L'énergie musculaire est donc fournie
en priorité par l'oxydation des acides gras libres et le stock de glycogène
musculaire reste intact, ce qui réprime en retour la glycogène synthase.
En
résumé, le stockage et l'utilisation du glucose sont diminués
au niveau musculaire alors qu'au niveau hépatique, il y a une stimulation
de la néoglucogénèse. Tout ceci concours à augmenter
la glycémie.
3.1.2 Facteurs cliniques d'insulinorésistance
Les principaux facteurs
cliniques d'insulinorésistance sont : - L'obésité, appréciée
par l'index de poids corporel (poids en kilos sur carré de la taille en mètre).
L'obésité est définie par un index supérieur à 30.
- La
répartition abdominale, sous-cutanée et plus encore viscérale
des graisses. On distingue trois types de tissus adipeux de topographie différente :
le tissu adipeux gynoïde (de type féminin) qui prédomine à
la partie inférieure du corps au niveau des cuisses et des fesses, le tissu
adipeux androïde sous-cutané et viscéral. Ce tissu adipeux androïde
(de type masculin) se localise au contraire à la partie supérieure
du corps. Il est caractérisé par une hypertrophie adipocytaire et une
sensibilité lipolytique importante. Cette topographie androïde avec surcharge
adipeuse viscérale serait favorisée entre autre par une augmentation
du tonus sympathique et par l'hyperinsulinisme. La répartition abdominale
des graisses est appréciée grossièrement par le rapport du périmètre
de la ceinture mesurée au niveau de l'ombilic sur le périmètre
des hanches, mesurée au niveau des trochanters. C'est ce que l'on appelle
le rapport taille sur hanche. Une répartition androïde des graisses est
définie par un rapport taille sur hanche supérieur à 0.8
chez la femme et supérieur à 1 chez l'homme. Cette répartition
androïde des graisses comporte un risque d'apparition de diabète multiplié
par 3 à 6 en comparaison à une population de poids identique
avec une répartition des graisses différentes.
- La sédentarité,
multiplie le risque de diabète par 2.
- Un facteur génétique :
l'insulinorésistance pourrait s'expliquer par une augmentation des fibres
musculaires à contraction rapide plus insulino-résistantes que les
fibres à contraction lente. En effet, les fibres à contraction lente
dites de type 1 sont richement vascularisées à métabolisme
oxydatif, et sont très sensibles à l'insuline. Elles sont sollicitées
par les efforts d'endurance et leur nombre est accru chez les sportifs entraînés.
Au contraire, les fibres à contraction rapide dites de type 2 sont insulino-résistantes.
La
répartition topographique du tissus adipeux et la variation typologique du
tissu musculaire dépendrait de facteurs hormonaux et environnementaux :
le stress, l'alcool, le tabagisme, favorisent la topographie androïde des graisses
alors que la sédentarité et le vieillissement entraînent une
élévation des fibres musculaires de type 2 par rapport aux fibres
musculaires de type 1. - L'âge : le sujet âgé cumule plusieurs
facteurs d'insulinorésistance.
- L'hypertension artérielle essentielle,
l'augmentation des triglycérides et la baisse du HDL cholestérol, apparaissent
comme des conséquences de l'insulinorésistance, ce qui rendrait compte
de la fréquence de leur association avec le diabète de type 2.
3.1.3 L'insulino-résistance
- précède
le diabète de type 2
- survient sur un terrain génétique de
susceptibilité
- diminue l'utilisation musculaire du glucose
- augmente la production
hépatique de glucose
- se traduit par une obésité androïde
- s'accompagne
souvent d'HTA, d'hypertriglycéridémie, et d'hypo HDLémie.
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