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Table des matières 1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie 2 - Physiopathologie du diabète de type 1 3 - Physiopathologie du diabète de type 2 4 - Diabète et grossesse 5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES) 6 - Complications du diabète (type 1 et 2) 7 - Acidose lactique 8 - Acidocétose diabétique 9 - Coma hyper-osmolaire 10 - Rétinopathie diabétique 11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group 12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study 13 - Traitement du diabète de type I 14 - Traitement du diabète de type 2 15 - Hypoglycémie
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 2 - Physiopathologie du diabète de type 1 | | |
2.3 Déroulement de la réaction auto-immune
La destruction de la cellule B est essentiellement due à une infiltration des îlots par des lymphocytes T helper CD4 et des lymphocytes T cytotoxiques CD8. Ce processus se déroule à bas bruit pendant plusieurs années. Au cours de cette réaction sont produits des auto-anticorps dirigés contre certains antigènes pancréatiques. Ces auto-anticorps n’ont pas en eux-même de rôle pathogène mais sont des marqueurs fiables du déroulement du processus auto-immun pathologique. Ces anticorps sont essentiellement au nombre de 4 : - Les anticorps anti-îlots (islet cell antibody : ICA).
- Les anticorps anti-GAD (glutamate acide décarboxylase). Ces anticorps sont dirigés contre une enzyme ubiquitaire mais qui est exprimée au niveau pancréatique. Leur présence traduit l’existence d’un processus auto-immun dirigé contre les cellules B du pancréas.
- Les auto-anticorps anti-insuline, retrouvés surtout chez l’enfant.
- L’anticorps anti-IA2 : c’est un anticorps dirigé contre une phosphatase membranaire des cellules B.
2.4 Intérêt de la recherche des anticorps pancréatiques
La recherche de ces auto-anticorps peut être effectuée dans deux indications : - Le dépistage des sujets en train de développer une insulite auto-immune à bas bruit, soit dans la fratrie d’un enfant diabétique, soit chez les enfants d’un parent diabétique. Plus l’on retrouve d’auto-anticorps différents, plus le risque de développer un diabète de type 1 est important. Ce dépistage a un intérêt soit pour rassurer l’entourage s’il est négatif, soit pour démarrer le plus tôt possible une insulinothérapie a minima qui pourrait retarder la destruction des cellules B. Certaines équipes proposent des traitements préventifs du diabète mais ceci reste dans le cadre de la recherche.
- Dans le cas d’un diabète qui ne présente pas toutes les caractéristiques du diabète de type 1 ou de type 2, on peut parfois être amené à rechercher la présence d’un ou plusieurs auto-anticorps qui est un argument pour un diabète d’origine auto-immune.
2.5 Diabète de type 1
- susceptibilité liée au système HLA de classe II
- risque plus élevé si HLA DR3 et/ou DR4
- facteurs déclenchants environnementaux
- réaction auto-immune dépendant des lymphocytes T
- auto-anticorps = marqueurs de l’insulite
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