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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 15 - Hypoglycémie

 

15.1 - Hypoglycémies en dehors du diabète

15.1.1 - Hypoglycémies organiques

15.1.1.1 - Diagnostic positif

 

Il repose sur l’interrogatoire qui doit rechercher les symptômes d’hypoglycémies. Ceux-ci sont de deux types :

  • les symptômes neurovégétatifs liés à la stimulation du système nerveux autonome et survenant pour un seuil glycémique aux alentours de 0.60 g/l : mains moites, sueurs froides, pâleur des extrémités et du visage, tremblements des extrémités, tachycardie avec palpitations, plus rarement troubles du rythme, poussées hypertensives, crises d’angor chez les patients ayant une insuffisance coronarienne connue ou latente, nausées voire vomissements.
  • les symptômes liés à la souffrance du système nerveux central, dits neuroglycopéniques, survenant pour un seuil glycémique inférieur à 0.50 g/l : sensation de malaise avec asthénie importante, troubles de la concentration intellectuelle, sensation de dérobement des jambes, paresthésie des extrémités, céphalées, impressions vertigineuses, troubles psychiatriques, multiples et trompeurs (confusion aiguë, agitation, troubles de l’humeur et du comportement, état pseudo-ébrieux...), troubles neurologiques sévères (crises convulsives généralisées ou localisées), troubles moteurs déficitaires, troubles visuels à type de diplopie ou de vision trouble.

Le coma hypoglycémique peut survenir brutalement. Il s’accompagne d’une tachycardie, d’une respiration calme, de sueurs abondantes, de contractures et d’un syndrome pyramidal avec signes de Babinski bilatéral. Sa profondeur est variable.

L’hypoglycémie sévère durable (glycémie inférieure à 0.20 g/l pendant plus de 2 heures) peut induire une nécrose cellulaire responsable de séquelles.

Des symptômes de type neuroglycopénique sévère (troubles psychiatriques, troubles neurologiques déficitaire, crises convulsives) sont fortement évocateurs d’hypoglycémie organique.

La manière dont les symptômes sont rapportés par le patient peut être un argument de diagnostic différentiel. Les malaises d’hypoglycémie organique entraînant un syndrome confusionnel peuvent être responsables d’une difficulté pour le patient à décrire précisément ses troubles. Le recours à un tiers est alors nécessaire lors de l’interrogatoire.

Les circonstances de survenue des symptômes : les manifestations cliniques d’hypoglycémies survenant à jeun le matin ou à distance d’un repas (plus de 5 heures après) et/ou lors d’un effort physique, sont en faveur du caractère organique de l’hypoglycémie. Les symptômes cèdent rapidement à la prise de sucres rapides, le patient ne peut pas se permettre de sauter un repas et prévient les malaises avec des collations, ceci entraînant souvent, mais pas toujours, une prise de poids.

En résumé, des symptômes d’hypoglycémies (particulièrement des symptômes neuroglycopéniques) survenant à jeun le matin ou à distance d’un repas ou lors d’un effort physique, calmés par la prise de sucre, sont en faveur d’une hypoglycémie d’origine organique. Il convient alors d’éliminer une cause évidente à cette hypoglycémie. Si celle-ci n’est pas retrouvée, on pourra avoir recours à une épreuve de jeûne en milieu hospitalier. Le diagnostic d’hypoglycémie d’origine organique peut être étayé par la présence d’une glycémie effectuée au laboratoire au moment d’un malaise, retrouvée inférieure à 0.50 g/l.

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15.1 - Hypoglycémies en dehors du diabète
15.2 - L’hypoglycémie chez le diabétique
15.1.1 - Hypoglycémies organiques
15.1.2 - L’hypoglycémie réactive ou hypoglycémie post prandiale
15.1.1.1 - Diagnostic positif
15.1.1.2 - Les hypoglycémies organiques de cause évidente
15.1.1.3 - L’insulinome
15.1.1.4 - Traitement de l’hypoglycémie organique