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Table des matières 1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie 2 - Physiopathologie
du diabète de type 1 3 - Physiopathologie du diabète de type 2 4 - Diabète et grossesse 5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES) 6 - Complications du diabète (type 1 et 2) 7 - Acidose lactique 8 - Acidocétose diabétique 9 - Coma hyper-osmolaire 10 - Rétinopathie diabétique 11 - Etude du D.C.C.T :
Diabetes Control and Complications Trial Research Group 12 - Etude de l'U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective
Diabetes Study 13 - Traitement du diabète de type I 14 - Traitement
du diabète de type 2 15 - Hypoglycémie
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traduction HTML V2.3 V. Morice
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Chapitre 14 - Traitement
du diabète de type 2
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Question d'internat n° 331 14.1 Les objectifs du traitement du diabète
non insulino-dépendant
Le diabète non insulino-dépendant est
une maladie métabolique complexe concernant non seulement le métabolisme
glucidique mais aussi le métabolisme lipidique. Traiter un diabétique
non insulino-dépendant, c'est chercher non seulement à baisser les
valeurs glycémiques mais aussi à corriger les autres facteurs de risque
vasculaire souvent associés. 14.1.1 L'objectif à long terme est la prévention
des complications de micro et de macroangiopathie.
- Prévention de la microangiopathie
Prévenir
la rétinopathie ne semble pas impliquer une stricte normalisation de la glycémie,
mais des glycémies préprandiales inférieures à 1,20 g/l
et glycémies postprandiales inférieures à 1,80 g/l avec
une HbA1C inférieure à 6.5 % (normale 4 à 5,6 %) soit
une moyenne glycémique inférieure à 1,40 g/l. Il semble
que l'on puisse retenir les mêmes objectifs glycémiques pour la prévention
de la glomérulopathie diabétique. Mais chez le diabétique non
insulino-dépendant, la glomérulopathie est souvent mixte, liée
non seulement à l'hyperglycémie, mais aussi sinon plus, à l'hypertension
artérielle, à l'hyperlipidémie, à l'obésité,
et à l'athérosclérose. En matière de neuropathie, les
études manquent. Notons seulement que si l'âge du patient est plutôt
un facteur de protection en ce qui concerne la survenue de la glomérulopathie
diabétique et de la rétinopathie proliférante, il est par contre
un facteur de susceptibilité important pour la neuropathie diabétique. Néanmoins,
chez les personnes âgées ayant une espérance de vie inférieure
à 10 ans et ne présentant aucune complication microvasculaire
(fond d'oeil normal), l'objectif glycémique doit être révisé
afin d'éviter tout risque d'hypoglycémie. Il s'agit alors souvent d'obtenir
un simple confort métabolique évitant à la fois l'hypoglycémie
et l'hyperglycémie trop importante, favorisant les infections à répétition
(cystites, mycose, tuberculose, furoncles, abcès dentaires...). Des glycémies
préprandiales autour de 2 g/l paraissent alors acceptables. Par contre,
s'il existe une rétinopathie, quel que soit l'âge, il faut rechercher
un « équilibre glycémique correct », c'est-à-dire
un équilibre glycémique limitant le risque d'aggravation. On fixera
par exemple une glycémie préprandiale inférieure à 1,60 g/l,
quitte à recourir à une insulinothérapie. - Prévention de
la macroangiopathie
Prévenir la macroangiopathie suppose de normaliser les
facteurs de risques vasculaires.- La pression artérielle doit être inférieure
à 140/90 mmHg. Si des chiffres de pression artérielle sont retrouvés
à plusieurs reprises au-dessus de ces valeurs, au besoin après enregistrement
tensionnel au repos ou ambulatoire, il convient d'entreprendre un traitement anti-hypertenseur.
- Les
triglycérides doivent être inférieurs à un taux de 1,50 g/l,
celui de HDL cholestérol supérieur à 0,35 g/l chez l'homme
- 0,40 g/l chez la femme. Le seuil d'intervention thérapeutique de l'hypertriglycéridémie
est plus bas chez le diabétique que chez les personnes ayant une hypertriglycéridémie
sans autre facteur de risque vasculaire associé pour lesquels la plupart des
conférences de consensus conseillent une intervention hypolipémiante
à partir de 2 g/l. Les objectifs de taux de LDL tiennent compte des autres
facteurs de risque cardio-vasculaires.
- L'arrêt d'une intoxication tabagique
est d'autant plus justifié que 65 % des accidents cardio-vasculaires
des diabétiques surviennent chez des patients tabagiques. Mais l'information
ne doit pas déboucher sur une culpabilisation souvent inefficace. Une aide
doit être proposée (consultation antitabac, patch de nicotine chez les
patients présentant une dépendance à la nicotine, consultation
diététique, si besoin prescription d'anxiolytiques ou d'antidépresseurs...).
- Lutte
contre la sédentarité, l'obésité, la répartition
androïde des graisses (voir section « Exercice
physique et diabète non insulino-dépendant »)
- Si une contraception oestro-progestative
classique est contre-indiquée par le diabète non insulino-dépendant,
il n'en va pas de même du traitement hormonal substitutif comportant des oestrogènes
naturels par voie percutanée, qui est même plutôt recommandé.
| Tableau 2 :
facteurs de risque et diabète ; les objectifs du traitement |
- OBJECTIFS
GLYCEMIQUES
- prévention de la microangiopathie
glycémie < 1,20 g/l
à jeun < 1,80 g/l 90 minutes à 120 minutes après
le repas HbA1C 6,5 %
(Nle 4 - 5,6 %) - prévention de la macroangiopathie en cas de syndrome
d'insulino-résistance
glycémie < 1,10 g/l avant les repas < 1,40 g/l
90 minutes à 120 minutes après les repas HbA1C < 6 % - prévention
du risque de macrosomie foetale lors de la grossesse
glycémie maternelle < 0,90 g/l
avant les repas < 1,20 g/l 90 à 120 minutes après
les repas HbA1C normale - prévention du risque infectieux (sujets âgés)
glycémie
avant les repas < 2 g/l HbA1C 9 %
- OBJECTIFS TENSIONNELS
- prévention
d'une aggravation d'une microangiopathie débutante
(rétinopathie ou
glomérulopathie « incipiens ») pression artérielle
< 130/80 mmHg - prévention de la macroangiopathie
pression artérielle
< 140/90 mmHg
- OBJECTIFS LIPIDIQUES
- prévention de la macroangiopathie
triglycérides
< 1,50 g/l HDL cholestérol > 0,35 g/l chez l'homme > 0,40 g/l
chez la femme LDL cholestérol en fonction des autres facteurs de risques - prévention
de l'aggravation d'une insuffisance coronaire
LDL cholestérol < 1 g/l
(prévention secondaire)
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