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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 14 - Traitement du diabète de type 2

 

14.4 - Les hypoglycémiants oraux

14.4.3 - Les Inhibiteurs des Alpha-glucosidases

 

La troisième classe de médicaments est représentée par les Inhibiteurs des Alpha-glucosidases représentés par le GLUCOR ® (Acarbose) et le DIASTABOL ® (Miglitol). Les glucides absorbés sont dégradés par l’Amylase salivaire et pancréatique en dissacharides (saccharose, lactose, maltose) puis par les alpha-glucosidases (maltase, lactase, saccharase ou invertase) en monosaccharides. En effet, seuls les mono-saccharides peuvent franchir la barrière intestinale. Les inhibiteurs de l’alpha glucosidase inhibent le dernier stade de la digestion des sucres. Ceux ci ne pouvant être absorbés, continuent leur périple dans l’intestin et subissent la fermentation colique bactérienne en acides gras volatiles ou sont éliminés dans les selles. Ce type de produit a donc pour objectif de décapiter les hyperglycémies post prandiales. C’est pourquoi ils doivent être pris avec la première bouchée du repas.

L’inconvénient majeur est la stagnation et la fermentation des sucres non digérés dans l’intestin, responsables de flatulences, de douleurs digestives, de diarrhée, surtout en début de traitement. Il est donc recommandé de commencer par des posologies faibles : 50 mg par jour, puis d’augmenter progressivement jusqu’à un maximum de 100 mg 3 fois par jour.

Le bénéfice de ce type de médicaments, qui vise en quelque sorte à transformer les glucides à index glycémique élevé en glucides à index glycémique bas demande à être évalué sur le long terme. Ils peuvent être associés aux Sulfamides hypoglycémiants et/ou aux Biguanides. Ils ont été largement utilisés dans certains pays européens avec un succès variable. En moyenne, ces médicaments permettent d’abaisser l’HbA1C de 0,5 à 1 % alors que le gain est de 1 à 2 % pour les patients traités par les sulfamides hypoglycémiants ou Biguanides. Les inhibiteurs des alpha-glucosidases ont une indication particulière lorsque l’hyperglycémie est essentiellement postprandiale.

LES INHIBITEURS DES ALPHA-GLUCOSIDASES
Nom de spécialité Dénomination commune Quantité de principe actif Posologie Prix 1999 (francs)
GLUCOR 50 Acarbose 500 mg 3 cp 105,60 (90 cp)
GLUCOR 100 Acarbose 100 mg 3 cp 139,50 (90 cp)
DIASTABOL 5 Miglitol 50 mg 3 cp 100,90 (90 cp)
DIASTABOL 100 Miglitol 100 mg 3 cp 133,10 (90 cp)

RMO - Diabète non insulino-dépendant

  1. il n’y a pas lieu de commencer un traitement médicamenteux en l’absence de critères de diagnostic suffisants (glycémie > 1,26 g/l à 2 reprises ou glycémie 2 h après charge orale de 75 g de glucose > 2 g/l ou symptômes de diabète et glycémie ≥ 2 g/l).
  2. il n’y a pas lieu d’effectuer un dosage de l’hémoglobine glyquée dans un but de dépistage.
  3. il n’y a pas lieu de prescrire une hyperglycémie provoquée par voie orale quant la glycémie à jeun est > 1,26 g/l à 2 reprises.
  4. il n’y a pas lieu de prescrire une hyperglycémie provoquée par voie orale comme examen de surveillance d’un diabétique.
  5. il n’y a pas lieu de doser l’hémoglobine glyquée plus d’une fois tous les 3 mois dans la surveillance d’un patient atteint de DNID sauf cas particulier.
  6. Il n’y a pas lieu d’associer 2 sulfamides hypoglycémiants.
  7. il n’y a pas lieu de prescrire un Biguanide ou un sulfamide hypoglycémiant :
    • sans avoir vérifié la fonction rénale au préalable
    • sans surveillance de la créatininémie
  8. il n’y a pas lieu de prescrire un Biguanide en cas :
    • d’insuffisance rénale
    • d’insuffisance cardiaque, respiratoire ou hépatique
    • d’infarctus du myocarde récent
    • de risque d’ischémie tissulaire aiguë
  9. il n’y a pas lieu, chez les sujets de plus de 70 ans, d’utiliser des sulfamides hypoglycémiants à demi-vie longue (carbutamide, chlorpropamide).
  10. il n’y a lieu, chez les sujets de plus de 70 ans, de commencer un traitement par sulfamides hypoglycémiants sans utiliser des doses initiales réduites.

Conduite du traitement du diabète non insulino-dépendant

  1. équilibre alimentaire : suppression des sodas ; restriction alcool et graisses saturées ; limitation pain (150 g par jour) ; fragmentation des apports
  2. augmentation de l’activité physique
  3. Metformine en l’absence de contre-indication, quel que soit le poids, avec une posologie progressive jusqu’à 3 comprimés par jour à prendre au milieu du repas
  4. si nécessaire, association des sulfamides hypoglycémiants (ou d’emblée si contre-indication des Biguanides) : sulfamides de 2ème génération à posologie progressive compte tenu du risque hypoglycémique
  5. place des inhibiteurs des alpha-glucosidases, à posologie progressive ; à prendre au début du repas ; indiqué surtout lorsque la métformine est contre-indiquée ou mal tolérée, le plus souvent en association à un sulfamide hypoglycémiant
  6. traitement d’une dyslipidémie
  7. traitement de l’HTA (PA > 140/90 mmHg)
  8. arrêt de l’intoxication tabagique

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14.1 - Les objectifs du traitement du diabète non insulino-dépendant
14.2 - Les principes de la diététique du DNID
14.3 - Exercice physique et diabète non insulino-dépendant
14.4 - Les hypoglycémiants oraux
14.5 - Quand recourir à l’insulinothérapie chez le diabétique non insulino-dépendant ?
14.6 - Rythme des consultations
14.7 - Force des recommandations
14.4.1 - Les Sulfamides Hypoglycémiants
14.4.2 - Les Biguanides
14.4.3 - Les Inhibiteurs des Alpha-glucosidases