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14.2 - Les principes de la diététique du DNID
La diététique est un élément essentiel au traitement du DNID, au même titre que l’activité physique et la prise des médicaments, mais ses principes ont évolué. Il ne s’agit plus d’un régime hypoglucidique, mais d’un régime normoglucidique, modérément hypocalorique, grâce à une réduction des boissons alcoolisées et des graisses. Finalement la composition du régime diabétique correspond à celle que les nutritionnistes conseillent pour l’ensemble de la population.
| Apports caloriques des nutriments |
1 g de lipides = 9 calories 1 g de glucides = 4 calories 1 g de protides = 4 calories |
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14.2.1 Diminuer l’apport d’alcool
La consommation d’alcool peut le plus souvent être divisée par deux. Rappelons qu’une bouteille (75 cl) de vin à 11° apporte 460 calories, un verre de vin 70 calories, un verre de 10 cl de porto 150 calories, un double whisky 140 calories, une dose de whisky (= 3 cl = 70 calories) (1 g d’alcool = 7 calories). 14.2.2 La restriction calorique doit ensuite porter sur les graisses
1 calorie lipidique n’est pas égale à 1 calorie glucidique Le coût énergétique du stockage des graisses n’est que de 2 à 4 % de l’énergie apportée par les lipides ingérés (rendement > 95 %). Par contre, le coût de la lipogenèse à partir du glucose représente 24 % de l’énergie glucidique absorbée (rendement 75 %). 14.2.3 Eviter les compulsions ou les grignotages de fin d’après-midi
Pour éviter les compulsions ou les grignotages de fin d’après-midi, il faut proposer au moins 3 repas par jour. 14.2.4 Préférer les graisses insaturées
Si toutes les graisses ont la même valeur calorique (1 g = 9 calories), seules les graisses saturées (graisses d’origine animale en dehors des poissons, c’est-à-dire : la charcuterie, les viandes et les fromages) favorisent l’insulino-résistance et l’athérosclérose (ainsi que certaines margarines comme la végétaline). On recommande donc aux diabétiques comme à l’ensemble de la population, d’augmenter la consommation en poissons (y compris en poissons gras) et en huiles végétales poly et mono-insaturées. 14.2.5 La séparation ancienne entre sucres lents et sucres rapides a été complètement révisée
En effet, pendant longtemps on a cru que les sucres complexes (amidons) étaient les sucres lents, alors que les sucres simples (mono ou disaccharides : saccharose, lactose, fructose) étaient des sucres rapides. En fait, il n’en est rien. L’amidon du pain ou des biscottes, « débobiné » quasi-instantanément par les amylases digestives, est un sucre rapide alors que le chocolat, riche en graisses, est un sucre lent ! On distingue en effet aujourd’hui deux notions : - la rapidité de l’ascension glycémique après l’ingestion de glucides. Elle dépend essentiellement de deux propriétés : le temps de transit gastrique, et l’accessibilité aux enzymes digestifs.
- l’index glycémique, c’est-à-dire l’importance de l’hyperglycémie (surface sous courbe) provoquée par un aliment, relativement à un aliment de référence (glucose ou pain).
Ainsi, on peut distinguer trois types d’aliments : - le pain, la pomme de terre, la semoule, les carottes qui ont comme le glucose un index glycémique élevé (70-100), c’est-à-dire qui sont fortement hyperglycémiants
- les fruits, les pâtes alimentaires, le riz, le sucre (saccharose) qui ont un index glycémique moyen (40-60), c’est-à-dire qui sont modérément hyperglycémiants
- le fructose, les laitages, les légumineuses (haricots, lentilles) qui ont un index glycémique bas (20-40) qui sont donc peu hyperglycémiants.
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