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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.7
V. Morice


Chapitre 14 - Traitement du diabète de type 2

 

14.2 - Les principes de la diététique du DNID

14.2.6 - En résumé

 

Il importe au moins de ne pas commettre un certain nombre d’erreurs :

  1. Fixer un objectif irréaliste, type retour au poids idéal, alors que le plus souvent une perte de quelques kilos permet d’obtenir un bénéfice métabolique appréciable. Le plus difficile est sûrement de maintenir la réduction pondérale initialement obtenue grâce à la poursuite de l’équilibre alimentaire. Il est exceptionnel en pratique diabétologique, que l’on doive prescrire au long cours un régime comportant moins de 1 500 calories par jour.
  2. Remettre une feuille de régime au lieu de pratiquer une enquête alimentaire, qui permet d’évaluer non seulement les apports alimentaires quantitativement et qualitativement mais aussi et peut être surtout d’analyser la façon dont le (la) patient(e) s’alimente. La conduite alimentaire révèle en effet le rapport psychologique de chacun à la nourriture, dont les aménagements proposés devront tenir compte. La tenue d’un carnet alimentaire pendant quelques semaines peut être utile pour faire prendre conscience au malade à la fois de ses erreurs diététiques (régime souvent trop lipidique) mais aussi de ses comportements alimentaires qu’il pourra ainsi essayer de modifier.
  3. Interdire des aliments en général, les glucides en particulier. Les ennemis du diabétique sont plutôt les graisses et particulièrement les graisses saturées. Mais là encore, s’il faut réduire, il ne faut pas interdire.
  4. Prescrire sans enseigner, et notamment sans corriger un certain nombre de croyances diététiques :
    • l’immense majorité des diabétiques ignorent que le pain contient 50 % de glucides, c’est-à-dire que 50 grammes de pain (soit un petit pain) correspondent à 5 morceaux de sucre n°4. Il n’y a aucun avantage à consommer du pain au gluten ou du pain complet ou des biscottes : 100 grammes de pain sont l’équivalent de 8 biscottes.
    • contrairement à ce que croient les patients, toutes les huiles sont aussi caloriques, même si les huiles mono et poly-insaturées sont bénéfiques en matière d’athérome. Seule l’huile de paraffine est acalorique, constituant un bon laxatif.
    • le gruyère n’est pas un fromage de régime. Il est recommandé chez les personnes âgées et les enfants en raison de sa richesse en calcium, mais il est un des fromages les plus riches en lipides. Le pourcentage des lipides des fromages est calculé sur leur poids sec et non sur leur poids hydraté (exemple : 100 g de fromage blanc à 40 % de matière grasse = 8 g de lipides alors que 100 g de camembert à 45 % de matière grasse = 22 g de lipides).
    • les alcools en général, et le vin en particulier, ne contiennent pas de sucre, mais apportent des calories. Seuls les vins doux, les vins cuits, la bière, le cidre, contiennent des glucides en plus de l’alcool. Ceci dit, les travailleurs de force n’ont pas plus besoin d’alcool que les autres...
    • les viandes et les féculents ont un haut pouvoir satiétogène, contrairement aux aliments fortement glucido-lipidiques tels que les gâteaux, les amuse-gueules, l’association pain-charcuterie ou pain-fromage.
    • un régime équilibré n’entraîne pas de carence en vitamines ou en oligo-éléments.
  5. Enfin la dernière erreur et peut être la plus grave, consiste à céder à l’obsession calorique punitive et culpabilisante. Il faut au contraire proposer au malade une politique plus globale d’entretien et de préservation de la santé grâce à une hygiène de vie comportant notamment une activité physique régulière et peut être des séances de relaxation... On peut notamment proposer au patient un contrat d’ensemble, un excès alimentaire pouvant être compensé par une activité plus importante dans les heures suivantes.

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14.1 - Les objectifs du traitement du diabète non insulino-dépendant
14.2 - Les principes de la diététique du DNID
14.3 - Exercice physique et diabète non insulino-dépendant
14.4 - Les hypoglycémiants oraux
14.5 - Quand recourir à l’insulinothérapie chez le diabétique non insulino-dépendant ?
14.6 - Rythme des consultations
14.7 - Force des recommandations
14.2.1 - Diminuer l’apport d’alcool
14.2.2 - La restriction calorique doit ensuite porter sur les graisses
14.2.3 - Eviter les compulsions ou les grignotages de fin d’après-midi
14.2.4 - Préférer les graisses insaturées
14.2.5 - La séparation ancienne entre sucres lents et sucres rapides a été complètement révisée
14.2.6 - En résumé
14.2.7 - Quelques notions diététiques