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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 13 - Traitement du diabète insulino-dépendant ou diabète de type I

 

13.3 - Conseils aux patients diabétiques insulino-dépendants pour prévenir et traiter l’hypoglycémie

 

Pour éviter l’hypoglycémie :

  • adapter les doses d’insuline rapide, non seulement en fonction de la glycémie instantanée mais aussi en fonction de l’alimentation et de l’activité prévues
  • connaître les apports glucidiques des différents aliments
  • ne pas retarder un repas ou prendre une collation glucidique (biscottes) en attendant le repas
  • diminuer les doses d’insuline non seulement avant l’effort physique, mais aussi après l’effort car le muscle continue à « pomper le glucose »
  • prendre une collation au milieu de la matinée s’il existe une tendance hypoglycémique en fin de matinée
  • prendre une collation au coucher si la glycémie au coucher est inférieure à 1,60 g/l (yaourt aux fruits, chocolat, pain - fromage, pomme)
  • faire l’injection d’insuline rapide du midi après le repas et non avant, s’il existe un risque d’hypoglycémie au cours du trajet ou de la file d’attente à la cantine ou au self
  • avoir toujours sur soi 3 sucres dans la poche
  • contrôler sa glycémie au bout du doigt avant de conduire un véhicule
  • en cas de malaise hypoglycémique, prendre immédiatement sans délai 3 morceaux de sucre ou un jus de fruit ou 3 cuillerées à café de confiture. On conseillera au diabétique de ne mesurer sa glycémie au bout du doigt qu’après ce premier resucrage. Si la glycémie est inférieure à 0,40 g/l, il prendra une deuxième dose de resucrage identique à la première, puis il recontrôlera sa glycémie au bout du doigt 10 à 15 minutes après le second resucrage.
  • analyser après correction du malaise, les causes de l’hypoglycémie et éventuellement adapter les doses d’insuline correspondantes pour éviter la récidive de l’hypoglycémie le lendemain à la même heure
  • avoir chez soi, sur son lieu de travail, sur son lieu de résidence secondaire ou de loisirs, du Glucagon gardé au frais au bas du réfrigérateur, non périmé
  • former une tierce personne à l’injection de Glucagon à faire immédiatement en cas de coma ou d’impossibilité de resucrage per os
  • pour les personnes seules la nuit, s’assurer qu’un tiers s’enquerra de leur réveil (et pourra, si nécessaire, intervenir).

LES EQUIVALENCES GLUCIDIQUES

50 g de pain apportent 25 à 30 g de glucides

150 g de féculents (cuits) apportent également 25 à 30 g de glucides

3 pommes de terre (de la taille d’un œuf)

5 c. à soupe de pâtes ou de semoule (couscous et taboulé) ou de haricots secs

7 c. à soupe de riz ou de lentilles

200 g de purée (4 c. à soupe)

LE TRAITEMENT DES HYPOGLYCEMIES

En cas d’hypoglycémie, prendre immédiatement un sucre « rapide » (très hyperglycémiant) :

  • 3 carrés de sucre (n° 4)
  • 2 c. à soupe de miel ou de confiture
  • 1 verre de soda ou de jus de fruit (15 cl)
  • 3 à 4 tablettes de dextrose (glucose) : vitagermine, nergi-sport
  • 1 pâte de fruit (30 g)

Le risque des hypoglycémies répétées est moins une altération discutée des fonctions cognitives, qu’une désensibilisation hypothalamo-hypophysaire avec abaissement du seuil de contre-régulation hormonale et précession des signes neuroglycopéniques (ralentissement intellectuel, somnolence, incapacité de l’action, troubles du langage, ataxie, confusion...) sur les signes neuro-végétatifs d’alerte (tremblements, palpitations, sueurs, fringales, anxiété). Très souvent alors le malade (25 % des diabétiques insulino-dépendants) ne perçoit plus les symptômes d’alerte et/ou est incapable de se resucrer seul. Il existe alors un risque important de neuroglycopénies sévères répétées (comas, convulsions...). Néanmoins le risque de séquelles cérébrales provoquées par des hypoglycémies sévères répétées est faible chez un adulte jeune diabétique insulino-dépendant, en dehors d’un alcoolisme associé ou d’un état de mal convulsif déclenché par l’hypoglycémie. Le principal risque est en fait celui de traumatismes pouvant être très graves (chute avec fracture, accident de voiture...). Par contre, il existe un risque important de séquelles cérébrales chez le petit enfant de moins de 7 ans et chez la personne âgée de plus de 70 ans.

Il est donc essentiel que le malade diabétique insulino-dépendant ait une parfaite éducation pour la prévention et le traitement des hypoglycémies.

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13.1 - Insulines commerciales et conservation
13.2 - Les règles de l’insulinothérapie
13.3 - Conseils aux patients diabétiques insulino-dépendants pour prévenir et traiter l’hypoglycémie