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Table des matières 1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie 2 - Physiopathologie du diabète de type 1 3 - Physiopathologie du diabète de type 2 4 - Diabète et grossesse 5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES) 6 - Complications du diabète (type 1 et 2) 7 - Acidose lactique 8 - Acidocétose diabétique 9 - Coma hyper-osmolaire 10 - Rétinopathie diabétique 11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group 12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study 13 - Traitement du diabète de type I 14 - Traitement du diabète de type 2 15 - Hypoglycémie
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study | | |
(Lancet 1998 ; 352 : 837 - 853 Lancet 1998 ; 352 : 854 - 865) - Objectifs
- Comparer l’effet d’un traitement hypoglycémiant intensif (ayant pour objectif une glycémie à jeun inférieure à 6 mmol/l) et l’effet d’un traitement conventionnel (ayant pour objectif une glycémie à jeun inférieure à 15 mmol/l) sur le risque de complications microangiopathiques et macroangiopathiques dans le diabète de type 2.
- Plan expérimental
- Etude prospective randomisée incluant 3 867 patients, avec 10 ans de suivi moyen.
- Patients
- 3 867 patients inclus sur 23 centres en Grande Bretagne, présentant les caractéristiques du diabète de type 2, sans complications microangiopathiques ou macroangiopathiques (sévères), avec une glycémie à jeun entre 6 et 15 mmol/l après 3 mois de mesures diététiques, ne présentant pas un surpoids majeur. Les patients présentant un surpoids ont été traités dans une partie annexe de l’étude.
- Intervention
- Randomisation en deux groupes : un groupe traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants avec un objectif de glycémie à jeun inférieure à 6 mmol/l ; un groupe traité par diététique puis éventuellement sulfamides ou insuline, avec un objectif de glycémie à jeun inférieure à 15 mmol/l.
- Critères de jugement
- Les critères majeurs de jugement étaient la survenue d’une complication sévère liée au diabète (mort, infarctus du myocarde, AVC, défaillance cardiaque, insuffisance rénale sévère, rétinopathie laserisée...). Les critères mineurs de jugement étaient la survenue de complications à un degré moins sévère.
- Principaux résultats
- La durée moyenne de cette étude a été de 10 ans. Les deux groupes de patients ont présenté une différence significative d’équilibre glycémique tout au long de l’étude (0.9 % d’HbA1C moyenne de différence). Cette différence est à l’origine d’une diminution du risque de survenue ou d’aggravation de la rétinopathie de 25 % dans le groupe le mieux équilibré. La diminution du risque de survenue d’un infarctus du myocarde a été moindre, de 16 %.
- Conclusion
- Dans le diabète de type 2, quel que soit le moyen thérapeutique utilisé, améliorer l’équilibre glycémique moyen permet de diminuer le fréquence ou de freiner l’évolution des complications microangiopathiques. Mais ne contrôler que le paramètre glycémique dans le diabète de type 2 ne permet pas d’obtenir un résultat aussi important dans la prévention du risque macroangiopathique. Il est nécessaire pour cela de contrôler aussi les autres facteurs de risque cardiovasculaires.
Une deuxième partie de l’étude de l’UKPDS montre que la diminution des chiffres tensionnels dans le diabète de type 2 associée au contrôle glycémique permet de diminuer de manière significative le risque de complications macroangiopathiques et microangiopathiques. La dyslipidémie, fréquemment présente dans le diabète de type 2, n’a pas fait l’objet d’une intervention thérapeutique contrôlée dans cette étude.
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