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Diabétologie

Table des matières

1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

2 - Physiopathologie du diabète de type 1

3 - Physiopathologie du diabète de type 2

4 - Diabète et grossesse

5 - Suivi du patient diabétique de type 2 (ANAES)

6 - Complications du diabète (type 1 et 2)

7 - Acidose lactique

8 - Acidocétose diabétique

9 - Coma hyper-osmolaire

10 - Rétinopathie diabétique

11 - Etude du D.C.C.T : Diabetes Control and Complications Trial Research Group

12 - Etude de l’U.K.P.D.S : United Kingdom Prospective Diabetes Study

13 - Traitement du diabète de type I

14 - Traitement du diabète de type 2

15 - Hypoglycémie


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 1 - Diabète : épidémiologie, diagnostic, étiologie

 

1.2 - Définition du diabète

 

1.2.2 Place de l’HGPO

L’hyperglycémie provoquée orale (après absorption de 75 g de glucose) doit devenir exceptionnelle. Elle est inutile chaque fois que la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l puisqu’il s’agit d’un authentique diabète. Elle est inutile chez les personnes de plus de 70 ans car l’attitude thérapeutique ne dépendra pas des résultats. Elle ne présente pas d’intérêt devant une hyperglycémie à jeun non diabétique comprise entre 1,10 et 1,26 g/l associée à l’un des éléments du syndrome d’insulino-résistance métabolique (obésité, répartition androïde des graisses, hérédité diabétique, HTA, hyperlipidémie). Le traitement hygiénodiététique (activité physique, équilibre alimentaire) doit être prescrit d’emblée compte tenu des facteurs de risque vasculaire.

L’HGPO garde finalement une place très limitée dans les situations difficiles à interpréter :

  • élévation de la glycémie au dessus de la normale tout en restant inférieure à 1,26 g/l en l’absence de contexte d’insulino-résistance métabolique
  • glycémie à jeun normale mais glycémie post prandiale, c’est-à-dire 90 minutes à 2 heures après le début du repas, élevée comprise entre 1,40 et 2 g/l
  • l’HGPO permet alors de poser le diagnostic de diabète : glycémie à la 2ème heure supérieure ou égale à 2 g/l.

1.2.3 Intolérance aux hydrates de carbone et hyperglycémie à jeun non diabétique

On parle d’hyperglycémie à jeun non diabétique lorsque la glycémie est comprise entre 1,10 et 1,26 g/l. On parle d’intolérance aux hydrates de carbone lorsque la glycémie à jeun étant inférieure à 1,26 g/l, la glycémie à la 2ème heure de l’HGPO et comprise entre 1,40 et 2 g/l avec une valeur intermédiaire (30, 60, 90 minutes) supérieure ou égale à 2 g/l. Sous les termes d’hyperglycémie à jeun non diabétique et d’intolérance aux hydrates de carbone, on regroupe 3 types de patients :

  • ceux qui évolueront vers le diabète : 25 % à 50 % dans les 10 ans
  • ceux qui resteront hyperglycémiques non diabétiques ou intolérants aux hydrates de carbone : 25 à 50 % des patients
  • ceux qui retrouveront une tolérance glucidique normale : environ 25 %

1.2.4 Conclusion

On distingue donc désormais, dans un « dégradé » métabolique :

  • les sujets normaux
  • les sujets hyperglycémiques non diabétiques (glycémie entre 1,10 et 1,25 g/l à jeun)
  • les diabétiques (glycémie supérieure ou égale à 1,26 g/l à jeun, ou glycémie supérieure à 2 g/l à la 2ème heure de l’HGPO)
  • les intolérants au glucose (glycémie comprise entre 1,40 et 2 g/l à la 2ème heure de l’HGPO)

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1.1 - Epidémiologie
1.2 - Définition du diabète
1.3 - Classification, étiologies
1.4 - Bibliographie
1.2.1 - Définition
1.2.2 - Place de l’HGPO
1.2.3 - Intolérance aux hydrates de carbone et hyperglycémie à jeun non diabétique
1.2.4 - Conclusion