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Cancérologie

Sommaire

I - Cancérologie générale

1 - Généralités cliniques

2 - Prévention, dépistage, cancers professionnels

3 - Biologie du cancer

4 - Anatomie pathologique

5 - Bases de la radiothérapie

6 - Principes de la chimiothérapie anti-tumorale

7 - Principe de la prise en charge psychologique du patient cancéreux

II - Localisations

8 - Cancer du testicule

9 - Cancers du col utérin

10 - Cancers de l’endomètre

11 - Cancer du sein

12 - Le cancer de l’ovaire

13 - Cancers bronchiques non à petites cellules

14 - Cancers bronchiques à petites cellules

15 - Cancer de l’œsophage

16 - Les cancers colorectaux

17 - Cancer de l’estomac

18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie II - Localisations
Chapitre 8 - Cancer du testicule

 

 

8.2 Epidémiologie

  • 1 à 2 % des cancers de l’homme
  • 75 % sont diagnostiqués entre 20 et 40 ans
  • Les facteurs étiologiques restent peu connus :
    • La cryptorchidie est le principal facteur de risque (risque relatif vers 5). L’influence de l’orchidopxie et de sa date optimale de réalisation restent controversées.
    • Les formes familiales sont rares
    • Les formes bilatérales restent exceptionnelles (2 %). Il existe cependant un risque relatif de cancer métachrone de 28 % par rapport à une population du même âge sans antécédent.

8.3 Diagnostic

  • Circonstances de découverte :
    • Consultation pour augmentation du volume testiculaire
    • Examen clinique systématique
    • Devant une maladie déjà métastatique :
      • Lâcher de ballons sur une radiographie de thorax
      • Douleurs abdominales liées aux adénopathies rétropéritonéales
      • Adénopathie sus-claviculaire.
    • Gynécomastie
  • Examen clinique :
    • induration localisée (pas de signe d’uréthrite), non douloureuse, ou
    • dans les formes avancées, une grosse bourse déformée ne permettant pas de retrouver les repères anatomiques habituels
    • l’échographie permet de confirmer rapidement le diagnostic clinique
      Toute lésion non douloureuse du testicule doit être considérée comme un cancer et doit nécessité une exploration chirurgicale.

  • Diagnostic différentiel :
    • hydrocèle, épididymite : intérêt de l’échographie
    • torsion du cordon : douleur +++
    • exceptionnellement, la tuberculose épididymo-testiculaire.

En pratique il existe deux groupes :

  • Les tumeurs séminomateuses : 40 %
  • Les tumeurs germinales non séminomateuses : 60 %

Le séminome pur :

  • âge habituellement plus tardif
  • l’immunohistochimie est négative avec les anticorps marquant l’α-FP et la β-HCG.

Les tumeurs non séminomateuses (= TGNS) :

  • les carcinomes embryonnaires : constitués de cellules épithéliales représentent des embauches embryonnaires, associés à de nombreuses atypies cytonucléaires ; c’est une forme histologique de mauvais pronostic
  • le choriocarcinome : il existe deux composantes (synciciotrophophoblaste et cytotrophoblaste), associées à des remaniements nécrotiques et hémorragiques
  • le tératome : tumeur souvent kystique on distingue :
    • le tératome immature
    • le tératome mature, tumeur « bénigne » n’ayant qu’un risque d’évolution loco régionale (compression des structures avoisinantes).

Plusieurs types histologiques peuvent s’associer.

L’étude immunohistochimique (anticorps anti αFP et β-HCG) doit obligatoirement être réalisée.

En cas d’association avec un séminome, c’est la lignée non séminomateuse qui fait le pronostic et guide la thérapeutique +++.

8.4 Bilan pré-thérapeutique

Avant tout geste chirurgical
Dosage des marqueurs :
  • α-FP, souvent associées au carcinome embryonnaire mais non spécifique (élévation en cas d’hépatite, cirrhose, hépatocarcinome…)
  • β-HCG, souvent associée au choriocarcinome
  • LDH+++, liée à la masse tumorale mais non spécifique, c’est un facteur pronostique très important (voir tableau de classification)

Bilan pré-opératoire usuel,
Radiographie du thorax
Auto-conservation de sperme (si réalisable rapidement). La spermatogenèse est très altérée chez ces patients (jusqu’à 10 % d’azoospermie)
Après orchidectomie
Dosage des trois marqueurs, hebdomadaire +++
Imagerie :
TDM thoracique et abdominale
TDM cérébrale en cas d’anomalie à l’examen clinique
Avant chimiothérapie
Bilan biologique, notamment pour évaluer la fonction rénale
EFR en cas d’administration de Bléomycine
Auto-conservation de sperme si non réalisée avant l’orchidectomie

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8.1 - Anatomopathologie
8.2 - Epidémiologie
8.3 - Diagnostic
8.4 - Bilan pré-thérapeutique
8.5 - Voies de dissémination métastatique
8.6 - Classification par stades
8.7 - Classification pronostique
8.8 - Traitement
8.9 - Surveillance
8.10 - Séquelles du traitement
8.11 - A retenir