Site FMPMC
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 

Cancérologie

Sommaire

I - Cancérologie générale

1 - Généralités cliniques

2 - Prévention, dépistage, cancers professionnels

3 - Biologie du cancer

4 - Anatomie pathologique

5 - Bases de la radiothérapie

6 - Principes de la chimiothérapie anti-tumorale

7 - Principe de la prise en charge psychologique du patient cancéreux

II - Localisations

8 - Cancer du testicule

9 - Cancers du col utérin

10 - Cancers de l’endomètre

11 - Cancer du sein

12 - Le cancer de l’ovaire

13 - Cancers bronchiques non à petites cellules

14 - Cancers bronchiques à petites cellules

15 - Cancer de l’œsophage

16 - Les cancers colorectaux

17 - Cancer de l’estomac

18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie II - Localisations
Chapitre 18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures

 

18.2 - Cancers de la cavité buccale et de l’oropharynx

18.2.2 - Diagnostic

 

18.2.2.1 Diagnostic positif

Les signes révélateurs sont une gêne plus ou moins douloureuse là où se trouve l’anomalie, des crachats sanglants, rarement une otalgie ou une adénopathie isolée.

Ces troubles fonctionnels ont ou une caractéristique importante : celle de persister. Une durée au-delà d’une quinzaine de jours les rend suspects.

L’examen, par la vue et la palpation, permet de trouver un bourgeonnement et/ou une ulcération qui saigne habituellement au contact et s’accompagne d’une infiltration sous jacente.

Comme diagnostic différentiel il y a l’ulcération traumatique ou infectieuse. Dans ces cas il n’y a pas d’infiltration véritable et les anomalies disparaissent rapidement avec des traitements locaux et des antibiotiques et la suppression de l’agent vulnérant (dent délabrée, crochet de prothèse).

Le fait de trouver une leucoplasie ou une érythroplasie doit faire rechercher à leur niveau une zone suspecte.

La biopsie, faite au moindre doute, permet seule de faire le diagnostic.

18.2.2.2 Diagnostic d’extension

Sur le plan local, on précise le siège, l’étendue de l’induration (en centimètres) et l’aspect macroscopique. Ces caractéristiques sont écrites et complétées par un schéma. Au niveau de la cavité buccale les anomalies peuvent être aussi photographiées. L’infiltration est parfois mieux définie après un traitement antibiotique de quelques jours. Pour les tumeurs s’étendant près des structures osseuses un bilan radiologique est nécessaire pour rechercher une éventuelle extension : TDM (scanner) voire IRM.

Sur le plan régional, on recherche une adénopathie cervicale. Si on en trouve une ou plusieurs on en précise la taille, le siège, la mobilité, on en fait une description écrite avec des schémas et si possible des photos (polaroïds) pour la suite du traitement. Le diagnostic différentiel habituel est celui d’une sous-maxillite qui est une tuméfaction oblongue allongée d’avant en arrière, aplatie transversalement que l’on n’arrive pas à faire rouler sur le maxillaire. L’exploration clinique des aires ganglionnaires est complétée par un TDM.

A distance, on recherche d’éventuelles métastases qui existent rarement d’emblée sauf pour les tumeurs de grande taille (au minimum radiographies pulmonaires et échographie hépatique). Elles peuvent être pulmonaires, hépatiques ou osseuses.

On recherche par ailleurs une deuxième localisation cancéreuse par un examen systématique soigneux des VADS (par endoscopie) avec en plus fibroscopie œsophagienne et bronchique.

Enfin on précise les antécédents du malade et on étudie son état général : amaigrissement (poids actuel comparativement au poids habituel), index de performance (OMS, Karnofsky). Souvent on se trouve devant un malade ayant un âge physiologique supérieur à son âge légal. Les pathologies vasculaires et hépatiques lorsqu’elles sont associées peuvent rendre difficile la thérapeutique.

Le TNM est appliqué à la fin de l’examen.

Classification TNM 2002 (cavité buccale + oropharynx)

Elle est basée sur la clinique et l’imagerie.

T1 : T ≤ 2 cm

T2 : 2 cm < T ≤ 4 cm

T3 : T > 4 cm

T4 : Envahissement de structures adjacentes (muscles extrinsèques de la langue : hyoglosse, styloglosse, génioglosse, palatoglosse ; mais également à l’os).

N0 : Pas d’adénopathie régionale

N1 : Adénopathie métastatique unique unilatérale, ≤ 3 cm

N2a :Adénopathie métastatique unique unilatérale, > 3cm ≤ 6 cm

N2b : Adénopathies métastatiques homolatérales multiples, ≤ 6 cm

N2c : Adénopathies métastatiques bilatérales ou controlatérales ≤ 6 cm

N3 : Adénopathie métastatique > 6 cm

M0 : Absence de métastase viscérale

M1 : Présence de métastase(s) viscérale(s)

Stades I : T1N0        
  II : T2N0        
  III : T1N1, T2N1, T3N0 et N1        
  IV : T4N0N1, tous T N2 et N3        
     Page précédentePage suivanteSommaireVersion imprimable
   
 
18.1 - Généralités
18.2 - Cancers de la cavité buccale et de l’oropharynx
18.3 - Cancers de l’oropharynx
18.4 - Cancers du rhinopharynx (ou cavum)
18.5 - Cancers du larynx et de l’hypopharynx
18.6 - Cancers de la cavité aérienne de la face
18.7 - Points essentiels
18.2.1 - Anatomopathologie
18.2.2 - Diagnostic
18.2.3 - Traitement
18.2.4 - Surveillance
18.2.5 - Résultats
18.2.2.1 - Diagnostic positif
18.2.2.2 - Diagnostic d’extension