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Cancérologie

Sommaire

I - Cancérologie générale

1 - Généralités cliniques

2 - Prévention, dépistage, cancers professionnels

3 - Biologie du cancer

4 - Anatomie pathologique

5 - Bases de la radiothérapie

6 - Principes de la chimiothérapie anti-tumorale

7 - Principe de la prise en charge psychologique du patient cancéreux

II - Localisations

8 - Cancer du testicule

9 - Cancers du col utérin

10 - Cancers de l’endomètre

11 - Cancer du sein

12 - Le cancer de l’ovaire

13 - Cancers bronchiques non à petites cellules

14 - Cancers bronchiques à petites cellules

15 - Cancer de l’œsophage

16 - Les cancers colorectaux

17 - Cancer de l’estomac

18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie II - Localisations
Chapitre 16 - Les cancers colorectaux

 

16.5 - Traitements des cancers coliques localisés

 

16.5.1 La chirurgie

C’est le traitement curatif. La mortalité est inférieure à 1 % en électif (intervention à froid, avec bonne préparation), avec une morbidité spécifique (abcès, fistules) inférieure à 5 %. La chirurgie repose sur l’exérèse de la tumeur (avec des marges de colon sain), des vaisseaux et du mésocolon contenant les canaux et les ganglions lymphatiques. Le curage doit aller des ganglions épicoliques aux ganglions principaux. Il faut au moins 8 ganglions prélevés afin d’avoir une bonne évaluation du stade de la maladie.

La chirurgie doit se faire si possible sur colon préparé (régime sans résidu pendant une semaine et lavement colique). L’acte chirurgical doit être encadré par une antibioprophylaxie (risque infectieux++).

2 principes de cette chirurgie carcinologique sont à respecter :

  • Les vaisseaux doivent être liés en premier avant la mobilisation de la tumeur pour prévenir le risque d’embols néoplasiques vers le foie.
  • On applique le « No touch » = exclusion endoluminale et péritonéale de la tumeur (ligature de part et d’autre de la tumeur qui est entourée d’une compresse).

Le type de résection est conditionné par la vascularisation du colon et par le drainage lymphatique. Du point de vue artériel, le cadre colique est divisé en 2  colon droit vascularisé par l’artère mésentérique supérieure et le gauche par la mésentérique inférieure. La vascularisation veineuse est superposable aux artères. Pour le colon droit, les ganglions sont situés sur le bord droit de la veine mésentérique supérieure. Pour le colon gauche, il existe un pédicule lymphatique accessoire, au contact de la veine mésentérique inférieure, drainant le 1/3 supérieur du colon ascendant. Il s’agit donc suivant la localisation :

  • Colectomie D : exérèse du colon droit, de la dernière anse iléale et de la moitié droite du grand épiploon et anastomose iléotransverse (curage = tous les ganglions mésocoliques jusqu’au bord droit de la veine mésentérique supérieure).
  • Colectomie G : avec anastomose colorectale (curage = toutes les chaînes ganglionnaires gauches).
  • Sigmoïdectomie : avec anastomose colorectale (curage = toutes les chaînes ganglionnaires du colon pelvien).
  • Colectomie angulaire gauche
  • Colectomie totale

Le rétablissement de continuité se fait habituellement en 1 temps sauf pour les cancers diagnostiqués devant une complication (perforation ou occlusion) où il se fait dans un second temps.

Dans environ 20 % des cas, l’acte chirurgical se fait dans un contexte d’urgence (occlusion, perforation, lésion surinfectée) révèle la tumeur. Les gestes chirurgicaux sont alors différents.

  • Colostomie latérale première en amont de l’obstacle (sur baguette) dans un contexte d’occlusion. Dans un second temps il pourra y avoir résection et rétablissement de la continuité.
  • Résection sans anastomose (type Hartmann) surtout faite pour les perforations sur sigmoïde.
  • Colectomies segmentaires avec anastomose dans le même temps mais cela nécessite des équipes entraînées.

16.5.2 La radiothérapie

Elle n’a pas d’indication dans les cancers du colon.

16.5.3 La chimiothérapie adjuvante

Elle n’a pour le moment montré son efficacité en terme de survie que dans les stades C ou N1-N2 (= si envahissement ganglionnaire).

Pour les stades B (sous séreuse atteinte ou dépassée) le bénéfice de la chimiothérapies est vraisemblable. Les études sont encore en cours, mais il n’y a pas, pour le moment, de bénéfice prouvé à faire un traitement adjuvant.

La chimiothérapie de référence est une association de 5 fluorouracile et d’acide folinique par voie veineuse tous les 15 jours pendant 6 mois après la chirurgie.

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16.1 - Epidémiologie des cancers colorectaux
16.2 - Rappel histologique
16.3 - Diagnostic
16.4 - Facteurs pronostiques et classification
16.5 - Traitements des cancers coliques localisés
16.6 - Traitements des cancers rectaux localisés
16.7 - Traitements des cancers colorectaux métastatiques
16.8 - Surveillance des patients traités pour un cancer colorectal
16.9 - Pronostic
16.10 - Dix points essentiels sur cancer colique
16.11 - Dix points essentiels sur cancer du rectum non métastatique
16.5.1 - La chirurgie
16.5.2 - La radiothérapie
16.5.3 - La chimiothérapie adjuvante