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Cancérologie

Sommaire

I - Cancérologie générale

1 - Généralités cliniques

2 - Prévention, dépistage, cancers professionnels

3 - Biologie du cancer

4 - Anatomie pathologique

5 - Bases de la radiothérapie

6 - Principes de la chimiothérapie anti-tumorale

7 - Principe de la prise en charge psychologique du patient cancéreux

II - Localisations

8 - Cancer du testicule

9 - Cancers du col utérin

10 - Cancers de l’endomètre

11 - Cancer du sein

12 - Le cancer de l’ovaire

13 - Cancers bronchiques non à petites cellules

14 - Cancers bronchiques à petites cellules

15 - Cancer de l’œsophage

16 - Les cancers colorectaux

17 - Cancer de l’estomac

18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie II - Localisations
Chapitre 16 - Les cancers colorectaux

 

16.11 - Dix points essentiels sur cancer du rectum non métastatique

 

Auteurs : Racadot Séverine, Gutierrez Maya, Mansourbakht Touraj

28/04/03

  1. Epidémiologie : cf. cancer colique
  2. Signes cliniques : rectorragies, syndrome rectal, troubles du transit, douleurs abdominales, anémie, hépatomégalie, complications (occlusion)…
  3. Examen clinique avec un schéma daté avec un toucher rectal recherchant la distance de la tumeur par rapport au plan des releveurs de l’anus
  4. Examens para-cliniques morphologiques : rectoscopie avec biopsies (adénocarcinome rectal), échoendoscopie rectale (recherche d’adénopathies péri-rectales et du degré d’infiltration de la tumeur), coloscopie totale (recherche d’un cancer colique), TDM abdomino-pelvien (foie, adénopathies pelviennes), RP, bilan biologique.
  5. Classification TNM (UICC 1998), avec T1 = la tumeur envahit la sous-muqueuse sans la dépasser, T2 = la tumeur envahit la musculeuse sans la dépasser, T3 = la tumeur envahit à travers la musculeuse, la sous-séreuse et le tissu péricolique non péritonéalisé ou le tissu périrectal ; T4 = la tumeur perfore le péritoine viscéral et/ou envahit les organes de voisinage, N0 = absence de métastase ganglionnaire ; N1 = métastases ganglionnaires < ou = 3 ; N2 = métastases ganglionnaires > 3 ; M0 = absence de métastases ; M1 = présence de métastases
  6. Traitement curatif = chirurgical : l’intervention doit retirer l’organe, le pédicule mésentérique inférieur et le tissu cellulo-lymphatique périrectal (= mésorectum). La chirurgie doit être carcinologique, c’est à dire qu’il faut au moins 2 cm de tissus sains et 8 ganglions prélevés. Il faut également une exérèse de tout le mésorectum. Il s’agit si la tumeur est située à moins de 2 cm du plan des releveurs d’une amputation abdomino-périnéale avec une résection par voie abdominale du bas sigmoïde, du rectum pelvien avec le mésorectum et par voie périnéale du canal anal, de l’appareil sphinctérien, d’une partie des releveurs de l’anus et de la peau péri-rectale. Si la tumeur est située à plus de 2 cm du plan des releveurs, on réalise une résection antérieure du rectum : exérèse par voie abdominale du rectum et du mésorectum. L’anastomose est colorectale ou coloanale (conservation de l’appareil sphinctérien). S’il n’y a pas de rétablissement de la continuité, il s’agit d’une intervention de Hartmann. Quant à l’exérèse par voie transanale, elle est réservée à quelques cas très localisés. Pour les tumeurs T1 et T2, le traitement est chirurgical et le type de chirurgie dépend de la localisation initiale de la tumeur.
  7. Radiothérapie pré-opératoire : elle permet de diminuer le risque de récidive locale en particulier dans la concavité présacrée. Elle est réservée aux tumeurs classées T3 / T4 ou N+.
    Radiothérapie externe pelvienne : accélérateur linéaire d’énergie de 15 MeV ou plus, volumes cibles (rectum, mésorectum, concavité présacrée) ; organes critiques (vessie, sigmoïde, grêle, tête fémorale), 4 faisceaux d’irradiation (2 latéraux et 2 antéro-postérieurs) ou 3 faisecaux d’irradiation (2 latéraux et 1 postérieur). Dose totale : 50 Gy en 25 fractions et 5 semaines (dose par fraction de 2 Gy) avec une intervention chirurgicale 6 semaines après. Autre schéma possible : 25 Gy en 5 fractions et 5 jours (dose par fraction de 5 Gy) et une intervention chirurgicale 8 jours après. Plusieurs études sont en cours concernant l’intérêt de l’association d’une chimiothérapie à la radiothérapie avant l’intervention chirurgicale.
    Complications : aiguës (diarrhée car irritation de l’intestin grêle ; irritation vésicale, dermite), tardives (atrésie vaginale, rectite, grêle, vessie radique). La radiothérapie est réalisée en pré-opératoire car elle est mieux tolérée.
  8. Traitement adjuvant à la chirurgie (c’est à dire après la chirurgie) : chimiothérapie à base de 5 Flurouracile (5 FU) si les tumeurs sont classées N+. S’il n’y a pas eu de radiothérapie préopératoire : radio-chimiothérapie concomitante si tumeurs classées T3 ou T4
  9. Surveillance : régulière et tous les 3 mois les 2 premières années avec un examen clinique (TR ou examen de la cicatrice périnéale), RP, échographie abdomino-pelvienne et écho-endoscopie, puis tous les 6 mois pendant 3 ans puis tous les ans à vie.
  10. Survie globale à 5 ans : pTin situ = 100 % ; pT1 et pT2 N0 M0 = 85 à 100 % ; pT3 N0 M0 = 65 à 75 % ; pTx (quel qu’il soit) N1 M0 = 50 % ; pTx (quel qu’il soit) N2 M0 = 25 %.

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16.1 - Epidémiologie des cancers colorectaux
16.2 - Rappel histologique
16.3 - Diagnostic
16.4 - Facteurs pronostiques et classification
16.5 - Traitements des cancers coliques localisés
16.6 - Traitements des cancers rectaux localisés
16.7 - Traitements des cancers colorectaux métastatiques
16.8 - Surveillance des patients traités pour un cancer colorectal
16.9 - Pronostic
16.10 - Dix points essentiels sur cancer colique
16.11 - Dix points essentiels sur cancer du rectum non métastatique