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Cancérologie

Sommaire

I - Cancérologie générale

1 - Généralités cliniques

2 - Prévention, dépistage, cancers professionnels

3 - Biologie du cancer

4 - Anatomie pathologique

5 - Bases de la radiothérapie

6 - Principes de la chimiothérapie anti-tumorale

7 - Principe de la prise en charge psychologique du patient cancéreux

II - Localisations

8 - Cancer du testicule

9 - Cancers du col utérin

10 - Cancers de l’endomètre

11 - Cancer du sein

12 - Le cancer de l’ovaire

13 - Cancers bronchiques non à petites cellules

14 - Cancers bronchiques à petites cellules

15 - Cancer de l’œsophage

16 - Les cancers colorectaux

17 - Cancer de l’estomac

18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie II - Localisations
Chapitre 14 - Cancers bronchiques à petites cellules

 

 

14.5 Diagnostic positif

14.5.1 Radiographie pulmonaires

Une opacité médiastino-hilaire à la limite externe irrégulière, avec élargissement du médiastin est l’aspect le plus évocateur. On observe également volontiers des troubles ventilatoires (atélectasie), un épanchement pleural, une lyse osseuse costale.

14.5.2 TDM thoracique

Précise les lésions notamment l’atteinte médiastinale.

Comme pour le CBNPC, le diagnostic positif est toujours histologique : il est donc nécessaire d’obtenir un prélèvement tumoral pour examen anatomopathologique le plus souvent par fibroscopie bronchique

14.5.3 Fibroscopie bronchique

L’aspect évocateur est celui d’une sténose circonférencielle irrégulière proximale des axes bronchiques par une compression extrinsèque avec infiltration de la muqueuse. Tous les aspects sont cependant possibles (cf. cours CBNPC, chapitre 13).

Au terme de ce bilan, en cas d’absence de diagnostic, la démarche est la même que pour les CBNPC (cf. cours CBNPC).

14.6 Bilan pré-thérapeutique

Deux points fondamentaux pour comprendre le bilan pré-thérapeutique :

  1. Il est le même (à un examen près) que pour les autres formes de cancer bronchique.
  2. La chirurgie est inutile mais non nuisible, signifiant qu’une tumeur pulmonaire opérable, dont le type histologique n’est pas connu chez un patient fonctionnellement opérable doit être opéré : le raisonnement est donc le même que pour les CBNPC.

Le bilan comporte donc :

14.6.1 Bilan extension

  • Loco-régional (cf. cours CBNPC).
  • Métastatique avec pratique systématique de la scintigraphie osseuse. Les hyperfixations étant peu spécifiques (présence dans 50 % mais ostéolyse seulement dans 10 % des cas), les anomalies suspectes doivent être confirmées par des clichés radiologiques standards, un scanner ou une IRM

14.6.2 Bilan du terrain et d’opérabilité

Si le bilan du terrain (index de Karnofsky, tares associées) est toujours de mise, le bilan d’opérabilité ne sera réalisé que si le diagnostic de CBPC n’est pas fait.

Cependant, en cas de CBPC localisé, des EFR voire une scintigraphie pulmonaire de perfusion sera réalisée en raison de l’indication de radiothérapie médiastinale et de la toxicité pulmonaire potentielle de celle-ci.

14.7 Evolution et facteurs pronostiques

La durée médiane de survie spontanée des patients non traités à partir du diagnostic est très courte de l’ordre 4 à 6 semaines. L’apparition des traitements cytotoxiques a permis d’allonger de façon substantielle cette durée de survie. En effet ces tumeurs sont extrêmement sensibles à la chimiothérapie et la radiothérapie et la quasi-totalité répondent de façon souvent spectaculaire à la chimiothérapie. C’est même un élément diagnostic et en cas de non-réponse, il convient de faire relire les lames histologiques par l’anatomopathologiste. Malheureusement les différentes polychimiothérapies sélectionnent avec le temps des clones résistants parmi les milliards de cellules qui composent la tumeur, rendant quasi inéluctable la récidive tumorale. Les chiffres restent donc mauvais puisque les cas de rémission à long terme (5 ans) y sont très rares, moins de 15 % pour les CBPC localisés et nul en cas de CBPC métastatiques. On entend d’ailleurs par long terme le plus souvent les taux de survie à 2 ans (métastatiques) ou 3 ans (localisés). La durée actuelle médiane de survie est de 9 mois en cas de CBPC disséminé et de 16 à 18 mois en cas de CPC localisé.

Plusieurs facteurs pronostiques existent :

Indiscutables

  • Bon indice de performance statuts (état de forme du patient, état général)
  • Sexe féminin (bon)
  • Age < 70ans (bon)
  • Stade tumoral : local (bon) métastatiques surtout osseux et cérébral (mauvais)
  • Taux de LDH normal (bon)

Autres discutés

  1. Arrêt du tabac
  2. Origine caucasienne
  3. Envahissement médiastinal
  4. Pancytopénie
  5. Taux élevé de NSE (Neuron Specific Enolase) (mauvais) et leur chute après la 1ère cure de chimiothérapie (bon)

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14.1 - Epidémiologie
14.2 - Anatomopathologie
14.3 - Eléments de biologie tumorale
14.4 - Diagnostic : il est toujours histologique
14.5 - Diagnostic positif
14.6 - Bilan pré-thérapeutique
14.7 - Evolution et facteurs pronostiques
14.8 - Traitement
14.9 - Conclusion en 10 points clés
14.5.1 - Radiographie pulmonaires
14.5.2 - TDM thoracique
14.5.3 - Fibroscopie bronchique
14.6.1 - Bilan extension
14.6.2 - Bilan du terrain et d’opérabilité