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Cancérologie

Sommaire

I - Cancérologie générale

1 - Généralités cliniques

2 - Prévention, dépistage, cancers professionnels

3 - Biologie du cancer

4 - Anatomie pathologique

5 - Bases de la radiothérapie

6 - Principes de la chimiothérapie anti-tumorale

7 - Principe de la prise en charge psychologique du patient cancéreux

II - Localisations

8 - Cancer du testicule

9 - Cancers du col utérin

10 - Cancers de l’endomètre

11 - Cancer du sein

12 - Le cancer de l’ovaire

13 - Cancers bronchiques non à petites cellules

14 - Cancers bronchiques à petites cellules

15 - Cancer de l’œsophage

16 - Les cancers colorectaux

17 - Cancer de l’estomac

18 - Cancers des voies aéro-digestives supérieures


Tous droits de reproduction réservés aux auteurs


traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie II - Localisations
Chapitre 10 - Cancers de l’endomètre

 

10.5 - Adénocarcinome de l’endomètre

 

10.5.7 Facteurs pronostiques

Age

< 60 ans : survie à 5 ans 90 %

> 60 ans : survie à 5 ans 70 %

Augmentations des stades avancés, des formes peu différenciées et des formes plus pénétrantes dans le myomètre avec l’âge.

Opérabilité

Non opérables : survie à 5 ans proche de 0 % (non opérable du fait de la tumeur ou d’autres pathologies)

Stade

Survies à 5 ans : I : 75 % ; II : 50 % ; III : 30 % ; IV : 10 %

Indice de Karnofsky

Grade histologique : le grade 3 est de mauvais pronostic

Envahissement ganglionnaire : survie 2 à 3 fois moindre en cas d’envahissement

Infiltration du myomètre

Survies à 5 ans : < 1/3 myomètre : 90 % ; tout le myomètre : 60 %

La cytologie péritonéale : la survie à 5 ans passe de 84 % en cas de cytologie négative à 50 % en cas de cytologie positive.

L’atteinte du col n’est pas un facteur pronostic.

10.5.8 Traitement chirurgical

Hystérectomie totale : avec annexectomie bilatérale par voie abdominale ou vaginale, cette dernière moins traumatisante chez les malades fragiles en évitant toute effraction à la pièce opératoire source de dissémination cellulaire

Importance de la préparation par cœlioscopie pour l’annexectomie +/- curage ganglionnaire iliaque externe.

Intervention suffisante pour les petites tumeurs

Presque toujours réalisable même chez les patientes fragiles

Hystérectomie élargie : résèque le paramètre maximal + collerette vaginale, +/- lymphadénectomie iliaque si l’état général de la patiente le permet.

Autres interventions palliatives : colostomie, urétérostomie de décharge...

10.5.9 Radiothérapie

La curiethérapie vaginale permet de limiter les rechutes au niveau du dôme vaginal qu’elle soit faite en pré ou en post-opératoire.

Radiothérapie externe permet de limiter les rechutes pelviennes.

Les deux méthodes sont utilisées principalement en post opératoire pour réduire le risque de rechute locorégionale.

Radiothérapie externe
Accélérateur linéaire d’énergie de 15 MeV ou plus.
Volume cible : col, utérus, 2/3 supérieur du vagin, paramètres et ganglions iliaques irradiation lombo-aortique discutée (efficacité et complications).
Organes critiques : face antérieure du rectum, face postérieure de la vessie, sigmoïde, grêle, tête fémorale.
Champs d’irradiation : 4 champs, 2 latéraux et 2 antéropostérieurs.
Dose : 1,8 Gy × 5/semaine.
Tous les champs traités le même jour.
45 Gy sur tout le pelvis, 70 Gy si radiothérapie exclusive, le complément à partir de 45 Gy se fait par des champs réduits.
Curiethérapie
Elle peut se faire en pré ou post opératoire. L’intérêt de la curiethérapie pré-opératoire est d’obtenir une fonte tumorale, la dose utilisée est de 20 à 30 Gy. En post opératoire, il s’agit de diminuer les rechute au niveau de la cicatrice vaginale. Elle utilise un moule personnalisé ou un applicateur standard. Deux ou trois sources d’iridium 192 ou de Cesium 137 y sont placées. Le temps d’application dépend de la dosimétrie prévisionnelle.

10.5.10 Place de la chimiothérapie

Actuellement la chimiothérapie n’a pas d’intérêt en terme de survie en néo-adjuvant.

Elle permet une fonte tumorale mais ne permet pas de diminuer le taux de rechute locale ou métastatique. Elle est principalement utilisée chez les femmes métastatiques pouvant supporter ce type de traitement.

Le protocole le plus utilisé est le protocole CEP, il permet d’obtenir 1/3 de réponse objective (réponse complète ou réponse partielle cependant ces réponses sont de courte durée).

Le protocole comprend :

Cisplatine 60 mg/m2 J1
Endoxan 500 mg/m2 J1
Epirubicine 50 mg/m2 J1

10.5.11 L’hormonothérapie

Elle repose sur les progestatifs (Farlutal®, Prodasone®). Les taux de réponse sont faibles mais la tolérance est bonne.

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10.1 - Epidémiologie
10.2 - Facteurs de risque
10.3 - Anatomopathologie
10.4 - Lésion précancéreuse
10.5 - Adénocarcinome de l’endomètre
10.5.1 - Macroscopie
10.5.2 - Histologie
10.5.3 - Signes cliniques
10.5.4 - Examens complémentaires
10.5.5 - Extension de la maladie
10.5.6 - Classifications
10.5.7 - Facteurs pronostiques
10.5.8 - Traitement chirurgical
10.5.9 - Radiothérapie
10.5.10 - Place de la chimiothérapie
10.5.11 - L’hormonothérapie
10.5.12 - Indications thérapeutiques
10.5.13 - Survies
10.5.14 - Surveillance
10.5.15 - Points essentiels