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Sommaire Avant-propos Introduction 1 - Statistique(s) et Probabilité(s) 2 - Rappels mathématiques 3 - Eléments de calcul des Probabilités 4 - Probabilité Conditionnelle ; Indépendance et Théorème de Bayes 5 - Evaluation de l’intérêt diagnostique des informations médicales 6 - Variables aléatoires 7 - Exemples de distributions 8 - Statistiques descriptives 9 - Etude de la variable aléatoire moyenne expérimentale 10 - Estimation - Intervalle de confiance 11 - Les tests d’hypothèses. Principes 12 - Quelques tests usuels 13 - Tests concernant des variables qualitatives 14 - Liaison entre deux variables continues : notion de corrélation 15 - Méthodologie des études épidémiologiques A - Tables statistiques
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traduction HTML V2.7 V. Morice
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Chapitre 7 - Exemples de distributions | | |
7.1 - Lois discrètes
Les lois décrites ici ne concernent que des variables dont les valeurs sont des nombres entiers. 7.1.1 Loi de Bernoulli
On considère une expérience n’ayant que deux résultats possibles, par exemple succès et échec (ou présence et absence d’une certaine caractéristique). On introduit la variable aléatoire X qui associe la valeur 0 à l’échec (ou à l’absence de la caractéristique) et la valeur 1 au succès (ou à la présence de la caractéristique). Cette variable aléatoire est appelée variable de Bernoulli. - Distribution de X
- Appelons Π la probabilité de l’événement succès :
Pr({succès}) = Pr(X = 1) = Π d’où Pr({échec}) = Pr(X = 0) = 1 - Π - Espérance de X
 - Variance de X



7.1.2 Loi binomiale
- Définition
- Soient les épreuves répétées et indépendantes d’une même expérience de Bernoulli. Chaque expérience n’a que deux résultats possibles : succès ou échec. Comme précédemment, appelons Π la probabilité de l’événement élémentaire succès. A cette expérience multiple on associe une variable aléatoire X qui mesure le nombre de succès obtenus.
- Distribution de X
- On montre aisément que la probabilité d’avoir k succès lors de n épreuves répétées est
 Rappel
pour tout n entier positif 0! = 1 par définition - Remarques
- La probabilité de n’avoir aucun succès au cours de n épreuves (k = 0) est (1-Π)n ; la probabilité d’avoir au moins un succès est donc 1 - (1-Π)n (un succès ou plus)
est souvent noté ou 
Les s’appellent coefficients du binôme.
En effet ils interviennent dans le développement du binôme selon la formule

Exercice : utiliser cette formule pour vérifier que  - En appliquant la formule du binôme précédente on retrouve que la somme des probabilités pour toutes les valeurs de X est égale à 1 :

- Exemples
- On jette 6 fois une pièce bien équilibrée ; on suppose que face est un succès. On a donc
Π = 1/2 et n = 6- Probabilité que l’on ait exactement 2 faces


- Probabilité d’avoir 4 faces ou plus (au moins 4 faces)
C’est aussi la probabilité d’avoir au plus 2 piles (0, 1 ou 2 piles)




- On jette 7 fois un dé équilibré et on considère que tirer 5 ou 6 est un succès. Calculer
- la probabilité pour qu’on ait 3 succès exactement


- la probabilité de n’avoir aucun succès

- Propriétés
- La fonction de probabilité Pr(X= k) dépend des 2 paramètres (ou constantes) n et Π. C’est une distribution discrète qui prend les valeurs suivantes :
| k |
0 |
1 |
2 |
........ |
n |
| Pr(X= k) |
(1-Π)n |
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Πn |
On dit que X est distribuée selon une loi binomiale B(n, Π). On peut montrer que
| Distribution binomiale B(n, Π) |
| Espérance |
|
| Variance |
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| Ecart-type |
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7.1.3 Loi de Poisson
La loi de Poisson (due à Siméon Denis Poisson en 1837) est la loi du nombre d’événements observé pendant une période de temps donnée dans le cas où ces événements sont indépendants et faiblement probables. Elle peut s’appliquer au nombre d’accidents, à l’apparition d’anomalies diverses, à la gestion des files d’attentes, au nombre de colonies bactériennes dans une boîte de Pétri, etc. - Définition
- Soit X la variable aléatoire représentant le nombre d’apparitions indépendantes d’un événement faiblement probable dans une population infinie. La probabilité d’avoir k apparitions de l’événement est

Cette loi dépend d’un paramètre λ, nombre réel strictement positif. Les nombres k possibles sont toutes les valeurs entières 0, 1, 2, etc. Cependant, lorsque k est suffisamment grand, la probabilité correspondante devient extrèmement faible. - Propriétés
- On peut montrer que
Loi de Poisson  |
| Espérance |
|
| Variance |
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| Ecart-type |
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La démonstration utilise le fait que 
- Si deux variables aléatoires indépendantes X1 et X2 sont distribuées selon des lois de Poisson de paramètres λ1 et λ2, alors la variable X1+X2 est distribuée selon une loi de Poisson de paramètre λ1+λ2.
- Remarques
- Si on connaît la probabilité de n’observer aucun événement Pr(X=0) = p :
- D’après la formule,
 On en déduit :

,
,
, ......

On peut ainsi calculer facilement de proche en proche les probabilités des diverses valeurs de k.
- Lien avec la loi binomiale
- Si une variable aléatoire X est distribuée selon une loi binomiale B(n, Π), on montre que si Π est petit (en pratique inférieur à 0,1) et n assez grand (supérieur à 50), la loi binomiale peut être approximée par une loi de Poisson de paramètre λ=nΠ.
Les calculs sont plus simples avec la loi de Poisson qu’avec la binomiale. Notons que puisque X est distribuée selon une loi binomiale, ses valeurs possibles ne peuvent dépasser n, alors que l’approximation par la loi de Poisson autorise des valeurs supérieures. Cependant le calcul fournit des probabilités très faibles pour ces valeurs aberrantes.
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