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Biostatistique

Sommaire

Avant-propos

Introduction

1 - Statistique(s) et Probabilité(s)

2 - Rappels mathématiques

3 - Eléments de calcul des Probabilités

4 - Probabilité Conditionnelle ; Indépendance et Théorème de Bayes

5 - Evaluation de l’intérêt diagnostique des informations médicales

6 - Variables aléatoires

7 - Exemples de distributions

8 - Statistiques descriptives

9 - Etude de la variable aléatoire moyenne expérimentale

10 - Estimation - Intervalle de confiance

11 - Les tests d’hypothèses. Principes

12 - Quelques tests usuels

13 - Tests concernant des variables qualitatives

14 - Liaison entre deux variables continues : notion de corrélation

15 - Méthodologie des études épidémiologiques

A - Tables statistiques


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Chapitre 15 - Méthodologie des études épidémiologiques

 

Résumé du chapitre

 

  1. L’essai contrôlé randomisé permet de mesurer de l’effet causal d’une intervention de santé, un traitement par exemple.
  2. La randomisation qui consiste à tirer au sort l’attribution de l’intervention, permet d’assurer que les individus constituant l’échantillon sont comparables en tout (homogènes) sauf pour ce qui concerne le caractère contrôlé.
  3. Dans un essai randomisé, le critère de jugement est la variable qui sera comparée entre les groupes pour juger de l’efficacité de l’intervention. On distingue critères de jugements objectifs (ex : décès) et subjectifs (ex : douleurs), ces derniers pouvant être facilement influencés par d’autres effets que les effets propres de l’intervention.
  4. L’effet thérapeutique dans un essai est la somme de l’effet pharmacologique propre et de l’effet placebo.
  5. La mise en aveugle qui signifie que ni le patient, ni le médecin qui le suit, ni l’évaluateur du critère ne savent dans quel groupe est randomisé le patient, est utilisée pour limiter les biais.
  6. L’analyse en intention-de-traiter signifie que l’on compare le critère de jugement entre les groupes tels qu’ils ont été constitués par la randomisation. Elle implique que tous les patients randomisés sont conservés dans l’analyse.
  7. Dans une étude d’observation, il n’est pas possible de conclure causalement, juste de mettre en évidence des associations entre expositions (par exemple fumer) et événement de santé (par exemple un cancer).
  8. Les études d’observations visent à identifier les facteurs associés à des événements de santé ; il s’agit souvent de risques.
  9. On distingue les études de cohortes, où les sujets sont répartis en groupes en fonction de leur exposition (ex : fumeur/non fumeur) ; les études cas-témoins, où les sujets sont répartis en groupes en fonction de la réalisation ou non de l’événement de santé (ex cancer/ pas cancer) ; les études transversales, où expositions et événements sont mesurés simultanément.
  10. Une étude est dite prospective lorsque l’exposition est mesurée avant la survenue de l’événement étudié. Une étude est dite rétrospective lorsque la mesure de l’exposition survient après la survenue de l’événement.
  11. Le risque relatif et le rapport des cotes mesurent la force de l’association entre l’exposition et l’événement de santé étudié. Ils valent 1 en cas d’absence d’association.

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15.1 - La causalité
15.2 - Démarche expérimentale et démarche d’observation
15.3 - Les essais randomisés
15.4 - Les études d’observation
15.5 - Mesures d’association utilisées en épidémiologie
15.6 - Risque attribuable, proportion de cas évitables
Résumé du chapitre