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Oxydations Cellulaires

Plan du cours

Objectifs

I - La glycolyse (PAES)

1 - L’activation

2 - La glycolyse cytoplasmique

3 - La glycolyse anaérobie

4 - La glycogénolyse

5 - Métabolisme du pyruvate

6 - Le cycle de Krebs

II - La lipolyse (PAES)

7 - La β-oxydation

III - La régulation du métabolisme énergétique (PCEM2)

8 - Introduction

9 - Régulation des oxydations cellulaires

10 - Régulation de la glycolyse

11 - Activation de la lipolyse

12 - Adaptation du muscle à l’effort prolongé

13 - Thermogénèse

14 - Inhibition du métabolisme énergétique

15 - La cétogénèse


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traduction HTML V2.8
V. Morice


Partie III - La régulation du métabolisme énergétique (PCEM2)
Chapitre 13 - Thermogénèse

 

13.1 - Régulation du métabolisme énergétique

 

  • Le métabolisme énergétique est aussi la principale source de chaleur pour le maintien de la température centrale de l’organisme. Cette thermogenèse ne résulte pas toujours de l’hydrolyse directe d’ATP en ADP, mais peut provenir directement de nombreuses oxydations.
  • Le découplage des oxydations phosphorylantes est une source importante de chaleur et provoque une activation des oxydations de la glycolyse et de la chaîne respiratoire mitochondriale. D’autres voies métaboliques dont le bilan se traduit par un découplage des oxydations ou par une hydrolyse d’ATP en ADP participent à la thermogenèse : navette du glycérophosphate, cycles futiles...
  • Toutes les réactions de découplage ou d’hydrolyse de l’ATP produisant de la chaleur (thermogenèse) sont activées par une hormone sécrétée par la glande thyroïde : la thyroxine.
  • La présence de l’Oxygène est un facteur de ralentissement de la glycolyse par suite de l’augmentation de rendement énergétique entre anaérobiose (2 liaisons riches en énergie par mol de glucose) et aérobiose (38 liaisons riches en énergie par mol de glucose).
  • Au repos, la plus grande partie des nucléotides adényliques sont sous la forme d’ATP (la charge énergétique du coenzyme est élevée). En conséquence, l’énergie de formation de la liaison riche en énergie est de plus en plus grande et le substrat (ADP) de plus en plus rare. Cela entraîne un ralentissement de la chaîne respiratoire, puis du cycle de KREBS et enfin de la glycolyse et de la lipolyse.
  • Dans le foie à jeun, le métabolisme énergétique est différent de celui des autres cellules, parce que le foie synthétise du glucose à partir des acides aminés (gluconéogenèse). Cette voie métabolique est incompatible avec le cycle de KREBS et avec la glycolyse cytoplasmique. L’ATP consommé dans le foie provient de la β-oxydation couplée avec la chaîne respiratoire mitochondriale. Le produit de la β-oxydation, l’acétyl-CoA est utilisé pour produire des corps cétoniques (cétogenèse), qui sont sécrétés par le foie et recaptés par d’autres cellules pour y être oxydés complètement par le cycle de KREBS et la chaîne respiratoire mitochondriale.

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13.1 - Régulation du métabolisme énergétique
13.2 - Découplant (définition)
13.3 - Thyroxine (T4)